Rugby. Le Stade Caennais y a mis tout son cœur

23 octobre 2017 Ecrit par 

Rugby. Caen 17 – 15 Compiègne, 5ème journée de Fédérale 3. Le Stade Caennais a réalisé une très grosse performance en décrochant sa troisième victoire de la saison devant l’ex-leader Compiègne. Invaincus au moment de se rendre en Normandie, les Picards sont tombés sur un os.

 

L’enthousiasme d’Alexandre Bouteille et de Tony Bonnafous quelques heures après la rencontre en disait long sur la performance réalisée par leurs troupes. « C’est extraordinaire, saluaient les deux entraîneurs avant d’aller trinquer à la santé de leurs joueurs. Ils ont laissé leurs tripes sur le terrain. Ils ont défendu comme des dingues. Chapeau. »

 

Avant de défendre corps et âme leur avantage, les Caennais s’étaient employés à mener les débats. Benjamin Thorel et Zuka Samkharadze avaient inscrit deux essais transformés par Quentin Jaumet en première mi-temps (17-10 à la pause). Le buteur caennais avait également passé une pénalité. Compiègne, auteur de deux essais non-transformés en première mi-temps, est revenu à deux points de Caen dès le début du deuxième acte. C’est à partir de ce moment-là que les Caennais ont démontré toute leur bravoure.

 

« J’ai pensé qu’on allait prendre cher »

 

« On a terminé la première mi-temps à 13, après avoir été beaucoup pénalisés, raconte Alexandre Bouteille. On avait très peur. J’ai pensé qu’on allait prendre cher. On ne pouvait pas ressortir au pied à cause du vent, et l’arbitre n’était vraiment pas avec nous… » Les Caennais ont comblé toutes les brèches, plaqué à n’en plus finir et préservé leur en-but inviolé pendant plus de trente minutes. Contre vents et marées. « On a tellement subi qu’on devait le perdre, ce match. Mais on a bataillé. »

 

À l’image de leur troisième ligne Lionel Garispe, peut-être pas le plus grand mais assurément pas le moins vaillant, les Normands ont mis tout leur cœur dans la bataille. « Ils se sont transcendés », résume Tony Bonnafous, entraîneur des avants. Et les coachs de montrer en exemples Thibault Lamarre et Danny Desforges, 18 ans chacun et intraitables au poste de pilier. « Ce sont des guerriers, humbles et travailleurs. »

 

Un potentiel à confirmer

 

La performance défensive ne fait pas oublier le reste, pas forcément spectaculaire. « Ce n’était pas le plus beau match de rugby… » « On a eu du mal à tenir le ballon. » Qu’importe, dans des conditions de jeu rendues difficiles par la météo, Caen a réussi le plus important. « Humainement, le groupe est en train de se construire. C’est encore fragile et il ne faut pas qu’on s’enflamme, mais les garçons ont un potentiel. On n’avait jamais "tapé" d’équipe annonçant vouloir monter en Fédérale 2. On a passé un cap mentalement. »

 

 

Le staff caennais, légitimement satisfait des trois victoires déjà enregistrées dont deux à l’extérieur, attend désormais de voir les progrès dans le jeu. « On veut proposer un jeu attractif. On en a les capacités. » Tout cela avec des joueurs soit locaux, soit étudiants à Caen. Même en Fédérale 3, le cinquième échelon français, c’est loin d’être une évidence. Hier après-midi, on parlait parfois anglais dans les rangs compiégnois. Des Sud-Africains et un Zimbabwéen sont venus renforcer le club de l’Oise dans sa quête de Fédérale 2. Caen, avec sa formation locale, n’était que plus fier de sa performance. 

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