Rugby. Sauvé des eaux, le Stade Caennais a retrouvé le sourire

20 septembre 2017 Ecrit par 
Photo club de Soissons

Au sortir d’une saison 2016-2017 plutôt cauchemardesque, qui aurait dû s’achever par une descente en Honneur si le championnat fédéral n’avait pas été réformé, le Stade Caennais est reparti de l’avant cet été.

 

Il y avait de la déception dimanche après-midi dans les rangs du Stade Caennais. Une vraie frustration, aussi. Battus 26-16 à Soissons, les Normands ont vu leur échapper le point de bonus auquel ils pouvaient légitimement prétendre, après avoir raté la victoire qui semblait à leur portée. Pourtant, en toile de fond de cette première sortie, un autre sentiment pouvait émerger. Beaucoup plus agréable, celui-là. Après une année de galère sans nom, où les défaites ont succédé aux défaites sans que le niveau de l’équipe laisse réellement espérer autre chose, le Stade Caennais croque à nouveau à pleines dents dans cette Fédérale 3 qui semblait trop grande pour lui il y a encore quelques mois.

 

« Un miracle d’être encore en Fédérale »

 

« On aborde cette saison avec enthousiasme », souligne l’entraîneur caennais, satisfait que la page soit bien tournée. « On n’avait pas d’effectif la saison dernière. J’ai dû me mettre plusieurs fois sur la feuille pour sauver les meubles. Certains joueurs n’avaient pas non plus le niveau. On était dans une grosse spirale négative. » Le SCRC a perdu les matchs qu’il pouvait espérer accrocher, et s’est fait atomiser par les grosses pointures de sa poule, comme Plaisir ou Ris-Orangis. Par chance, la refonte des poules décidée sur le tard par la fédération lui a sauvé la mise. C’était la saison idéale pour se rater, et Caen ne l’a pas fait à moitié.  « C’est un miracle d’être encore en Fédérale… » Presque un cadeau tombé du ciel que les Caennais entendent bien désormais bonifier. Le Stade veut regarder devant lui.

 

Quelques jours après le coup d’envoi du nouvel exercice, « les feux sont au vert », assure Alexandre Bouteiller. Pour la première fois depuis bien des années, le coach en chef dispose d’un groupe senior étoffé capable d’aligner deux équipes complètes. Ça n’a l’air de rien, et c’est pourtant loin d’être insignifiant. D’autant que le nombre s’accompagne d’une qualité croissante. « La grande difficulté que nous avons au club, c’est de garder un effectif sur du moyen terme. Et je ne parle même pas de long terme, où c’est impossible. Il y a un turnover important chez les joueurs, dont la plupart sont étudiants. » Un constat qui se vérifie autant dans le sens des départs que dans celui des arrivées. Et d’une année sur l’autre, la balance n’est jamais la même.

 

Un bon cru dans le recrutement

 

La saison dernière, Caen avait fortement perdu au change. Cet été, la chance a plutôt souri à son staff, lequel a pu recruter une quinzaine de joueurs aux profils intéressants. « Nous avons récupéré cinq joueurs de Flers, deux de Bernay, un de Chambéry, un de Saint-Nazaire et cinq ou six juniors montés en seniors. Ils remettent de l’enthousiasme et de la concurrence. C’est une nouvelle aventure humaine, parce qu’on fait du rugby d’abord pour ça. » Le Stade Caennais rêve aussi d’une aventure sportive, lui qui se refuse presque à parler de maintien et préfère évoquer « le ventre mou ». La sixième place est dans un coin des têtes.

 

 

Caen a sûrement lâché ses premiers points dans cette quête, dimanche dernier. Pas seulement parce que la moitié de ses joueurs étaient alignés pour la première fois, rendant le vécu commun bien maigre. Malgré une capacité à tenir le ballon prometteuse, et des occasions tout aussi encourageantes, le SCRC s’est incliné par manque de discipline. Regrettable, mais loin d’être insurmontable. « Ça va venir », rassure un coach qui ne manque pas de bouteille, puisqu’il en est à sa cinquième saison à la tête de l’équipe première. Les Caennais aspirent toutefois à débloquer leur compteur au plus vite, eux qui vont encore devoir enchaîner trois déplacements de suite dans l’attente de voir la rénovation de leurs vestiaires au Chemin Vert achevée. Dimanche, ils iront en banlieue rouennaise, chez le promu du XV Couronnais, pour tenter d’obtenir leur première victoire. 

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