Nicolas Fresnard : « Assurer notre maintien »

27 octobre 2016 Ecrit par  Karen Turpe

Après une excellente saison en Fédérale 3, l'année de la montée (quatrième du classement final et donc qualifié pour les play-offs), il est bon de se demander « Mais que devient le Stade Caennais ? ». Pour y répondre, j’ai décidé d’interviewer un joueur au grand cœur, Nicolas Fresnard.

 

Nicolas, on commence par te laisser te présenter...

J’ai 23 ans et je suis en master 1 de l’éducation en EPS (3 années de STAPS et première année en école supérieure). J’ai débuté le rugby en minime, j’avais 13 ans donc cela fait 10 ans que je joue au rugby. Je suis pilier droit ou troisième ligne centre.

 

Par rapport à la saison passée, y a-t-il eu des changements dans le groupe du Stade Caennais ?

Il y a eu de gros changements ! Sur le groupe on dénombre pas moins de 30 départs dont 14 joueurs de l’équipe A ! Difficile à gérer sachant que par exemple, on n’a plus aucun titulaire indiscutable dans la ligne des trois-quarts. On compte une petite dizaine de nouveaux joueurs mais seulement cinq prétendent à jouer en équipe première.

Au niveau du staff, Pierre-Louis Carrillo, qu’on pourrait presque appeler notre père spirituel, n’entraîne plus les avants. Lionel Brunet, de Bernières-sur-Mer, nous entraîne de temps en temps mais il est surtout présent pour la B. Sinon Alexandre Bouteillé est toujours notre « head caoch ».

 

Vous êtes montés l’an dernier en Fédérale 3. C’est votre deuxième année à ce niveau, quels sont les objectifs de début de saison ?

Lors de la préparation physique en août, on était très positifs et optimistes sur le début de saison grâce à l’arrivée de joueurs comme deux premières lignes de Rennes et de Limoges. Malheureusement, l’un est reparti à Rennes et l’autre s’est blessé et on ne l’a toujours pas revu. On a aussi un désistement de deux deuxièmes lignes pour raisons personnelles et pour une mutation à Versailles. Notre objectif premier, avant la compétition, était donc de jouer le milieu de tableau puis d’essayer de batailler avec le haut de tableau, faire douter les équipes prétendantes à la montée en Fed 2. Maintenant, l’objectif est plus de prendre match après match et de gagner le plus de points possible pour assurer notre maintien.

 

Cette année vous ne jouez plus au Chemin Vert mais à Hélitas. Vous avez d’ailleurs demandé à faire les phases allers à l’extérieur pour faire les retours à domicile. Pourquoi ce choix ?

Je ne suis pas trop sûr des raisons officielles. On nous a parlé de travaux au Stade Hélitas, donc on aurait dû jouer des matchs au Chemin Vert, ce qui ne nous arrange pas trop. Maintenant, inconsciemment, faire les retours à domicile est plus que positif pour la deuxième partie de saison.

 

En cinq matchs vous avez concédé cinq défaites dont trois plutôt serrées. Quelle est ton analyse personnelle de ce début de saison ?

Le premier match face au Havre, on n’était pas préparés. On n'a joué aucun match de préparation, il y avait un énorme décalage entre les joueurs (ceux qui ont fait la prépa physique et ceux qui sont arrivés avec deux ou quatre entraînements dans les pattes). On s’est fait dévorer par manque de rythme et on ne se trouvait pas du tout dans le jeu. Le match était pourtant à notre portée mais avec quatorze en-avants dans la partie c’est compliqué !

Face à Evreux, on peut dire que c’est un bis répétita, mais on a mis un gros engagement contre une équipe bien plus forte que nous. On était même meilleurs qu’eux sur le match mais une pénalité à la dernière minute pour maul écroulé nous a achevés !

Boulogne a deux gros ailiers puissants et rapides qui marquent deux essais très vite dans la partie. La deuxième mi-temps se passe mieux mais c’est encore insuffisant pour revenir.

Pays de Maux est une grosse équipe qui prétend à la montée. Malgré un bon match de notre part, on ne peut pas rivaliser. Mais on peut dire que le score ne reflète pas le match.

Pour finir on est allé à Houilles. On pensait que c’était une équipe jouable au vu des résultats. Cependant, avec un niveau un peu en-dessous de Maux, on ne joue pas dans la même cour. On a des problèmes de défense, on se fait trop souvent déborder à l’aile.

 

Ce dimanche, vous jouez contre le SCUF, sixième au classement avec deux victoires pour trois défaites. Quels sont les ingrédients à mettre face à cette équipe pour attraper une première victoire ?

Il faut jouer sur nos points forts, c’est-à-dire le jeu d’avant. Nous devons multiplier les temps de jeu, se resserrer en défense, faire absolument tomber plus vite etc…

 

Pour finir cette petite interview, voici un questionnaire pour que le grand public en sache plus sur toi :

Ton surnom : On a plusieurs teams et je suis le tracteur de la team tracteur !

 

Qu'est-ce qui te réveille le matin ?Le soleil puis le téléphone.

 

Ta définition du bonheur : Des copains !

 

Tes qualités :Super beau (rire) / gentil / généreux / impliqué.

 

Tes défauts : Bordélique / tête en l’air / sang chaud.

 

Ton plat préféré : Titzim (porc au caramel salé).

 

Ton plat détesté : Les légumes en général (rire) mais sinon la julienne de légume chaude.

 

Ton bar préféré : Le Trappist !

 

Ta boisson favorite : La bière évidemment mais en particulier la Trapp quadruple.

 

Tu es quel animal ? Je pense un ours !

 

Ton lieu idéal pour les vacances : La mer sans hésitation ! Le sud-ouest ou les paysages nordiques de bord de mer.

 

Ton expression du rugby favorite : No pads, no helmets, just balls !

 

Ton sport préféré (hormis rugby) : Le roller hockey.

 

Ton sportif normand préféré : Il joue au rugby et au skim board à haut niveau, Antoine Dubosq !

 

Ta sportive normande préférée : Clémentine Gelin, une gymnaste.

 

Ton souvenir le plus marquant sur un terrain : Notre victoire l’an dernier à Dunkerque ! C’était notre première saison en fed 3 avec un groupe de potes qui en a chié pour y arriver. On signe une victoire à l’aller contre une équipe manquant totalement de savoir-vivre ! Chez eux, un jeune de l’équipe B s’est fait frapper par 4 joueurs de l’équipe de Dunkerque ! La fanfare mettait grosse ambiance mais le stade était très austère, les supporters violents verbalement et physiquement (crachats, jets de canettes…) ! Arracher une victoire difficile qui assure complètement le maintien et marque un tournant dans notre saison reste un gros souvenir.

 

Une chose à balancer sur un partenaire ?! Alors, qui va manger (rire) ? Il faudrait dire à Louis Szczepski d’arrêter la muscu car tout le pack a des complexes par rapport à la taille de ses biceps (précision : il joue 9 et pèse 65 kilos tout mouillé) !

 

Une anecdote personnelle à nous partager ?! Une fois en STAPS, je faisais natation et il fallait faire des plongeons. En sortant de l’eau j’entends tout le monde rire. En me voyant plonger, le professeur m’avait surnommé la Baleine gracieuse ! (Rappelons que Nico fait 1m90 pour 120 kilos).

 

Je remercie Nico pour le temps qu’il m’a accordé pour ma première interview. Nous souhaitons une bonne saison au Stade Caennais en espérant que les beaux jours arrivent et que le maintien soit assuré !

 

Résultats du Stade Caennais

Havre AC – Stade Caennais : 11-6

Stade Caennais – Evreux : 20-21

ACB Boulogne Billancourt – Stade Caennais : 15-6

Rugby Club Pays de Maux – Stade Caennais : 46-3

ROC Houilles Carrières Seine – Stade Caennais : 50-7

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