Guillaume Bastien (RSH Caen) : « Aller chercher un titre »

12 octobre 2017 Ecrit par 

Le Roller Skating Hockey Caen lance sa saison samedi à Garges en Ligue Élite. Quarts de finaliste du championnat en 2016-2017, les Conquérants abordent avec ambition le nouvel exercice. « Il ne faut plus se cacher », demande le défenseur Guillaume Bastien. Avec sept champions du monde dans ses rangs, dont quatre seniors, Caen a des armes à faire valoir.

 

L’été a été bien chargé pour pas mal de joueurs, puisque sept d’entre eux ont été champions du monde seniors ou juniors avec l’équipe de France, sans compter que certains ont même doublé les compétitions. Cela a-t-il perturbé votre préparation d’avant-saison ?

C’est un peu perturbant d’un point de vue sportif parce que la reprise est légèrement tronquée du fait qu’ils sont rentrés tard et qu’il a fallu leur laisser le temps de souffler. Les seniors ont eu un été très chargé et sont encore fatigués. Les World Games étaient en outre programmés très tard dans la saison, et très loin puisqu’ils avaient lieu en Chine. On a repris au compte-gouttes. C’est la première semaine que nous sommes tous ensemble, alors qu’on a deux-trois semaines complètes habituellement.

C’est aussi un plus dans le sens où les mecs ont pris beaucoup de confiance. Ils ont réalisé quelque chose de grand. C’est la première fois que les seniors sont champions du monde. Avec le titre des juniors, ça fait un doublé historique. Il y a un peu d’effervescence autour de ça. C’est aussi un privilège pour nous de pouvoir nous entraîner avec des champions du monde. En plus, ils gardent la tête froide, il n’y a pas de souci. Ils sont prêts à en découdre. Les choses sont en place. On est maintenant tous au diapason.

 

Vous reprenez la compétition contre Garges. Avez-vous un petit sentiment de revanche vis-à-vis d’eux, qui vous avaient éliminés des playoffs en quart de finale la saison dernière ?

Non, ce n’est pas un sentiment de revanche, plutôt un goût d’inachevé qui nous reste par rapport à la saison dernière. La saison passée, on avait les capacités pour faire des meilleures choses. On a attendu les derniers matchs pour se mettre dans la peau de compétiteurs qui cherchent vraiment quelque chose. Malheureusement, c’était un peu tard. Cela a suscité pas mal de frustration, parce que les deux défaites contre Garges ont été concédées après le temps réglementaire. La page de l’année dernière est tournée, on veut passer un cap cette année. Avec l’équipe qu’on a, qui s’est renforcée encore cet été mais qui conserve les automatismes de l’année dernière, on doit mieux gérer ce genre de matchs. Nouvelle saison, nouveaux objectifs, nouvelles ambitions !

 

On sent qu’il y a quelque chose à faire, et c’est ce qui transparaît dans vos discours. Annoncez-vous des ambitions élevées ou restez-vous prudents sur la question ?

Ce serait se mentir de dire qu’on joue seulement des places de prestige. L’année dernière, on s’est caché pendant longtemps sur le fait qu’on était promus en Élite, en disant qu’accrocher les playoffs serait bien. Au final, on a accroché les playoffs, mais c’est tout ce qu’on a fait. Il n’y a rien eu d’extraordinaire, on a fait une saison lambda. C’était une saison tout ce qu’il y a de plus banal. Quand on joue à ce niveau-là, on n’a pas envie de faire des saisons banales.

On a des mecs qui sont partis chercher des titres, ils ont un statut différent cette année. Sept joueurs ont un statut de champions du monde à faire valoir le week-end sur le terrain. L’ossature de l’équipe est de très haut niveau. Il faut assumer. On est là pour jouer le titre, tout simplement. Il faut arrêter de se cacher. Il faut qu’on se mette dans la tête que l’objectif, chaque saison, est d’aller chercher un titre. On jouera la coupe et le championnat à fond. L’ambition est claire.

On ne peut plus se dire « ah, mais telle équipe a tels joueurs, etc. ». Notre plus gros adversaire, c’est nous. Si on est capables de faire des matchs pleins tous les week-ends, on est capables de battre n’importe quelle équipe. En partant de ce principe-là, pourquoi ne pas aller chercher le titre ?

 

Quels seront les principaux adversaires ?

Rethel comme tous les ans, Garges s’est bien renforcé cette année, Grenoble a fait un gros recrutement aussi… Angers est une équipe qui garde de bonnes bases mais qui a perdu des joueurs très importants à l’intersaison. On a perdu deux fois en préparation contre eux mais c’était le premier week-end où nous étions au complet. Il va y avoir une belle bataille cette année. Les équipes parisiennes se sont elles aussi renforcées. Cette année, ce ne sont plus les six premiers qui sont en playoffs, mais les huit premiers. Ne pas y être serait un échec total parce que synonyme de play-downs. Ce n’est même pas envisageable. Plus ça va, et plus le niveau devient homogène. Chaque match va être un combat. Il faut qu’on parte du principe qu’il n’y a pas de petits et de grands adversaires. Ça va être très intense et très intéressant. On a hâte d’y être.

 

 

Les mouvements de l’intersaison

 

Départs :

Antoine Rapayin (il était parti avant la fin de saison dernière)

Lucas Mousset (parti en Australie pour ses études)

Kevin Chazalon (rentré du côté d’Anglet pour son travail)

 

Arrivées :

Baptiste Bouchut (Angers), international A

Lucas Discazaux (Anglet), international junior

 

+ intégration au groupe senior de Valentin Gonzalez, international junior

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