Roller-hockey. Enzo Renou, plus vite et plus haut

19 septembre 2017 Ecrit par 
Enzo Renou avec ses coéquipiers du RSH Caen, Valentin Gonzalez et Lucas Discazaux.

Ce ne sont pas quatre mais sept caennais qui sont devenus champions du monde de roller-hockey cet été en Chine. Avant qu’Antoine Rage et ses camarades se parent d’or dans la catégorie seniors, les juniors avaient montré la voie. Dans les rangs bleuets figurait le Caennais Enzo Renou, auteur d’une brillante compétition.

 

Tout n’avait pourtant pas débuté à la perfection pour les Bleuets, venus à Nanjing avec l’espoir de décrocher une médaille sans oser rêver tout haut de titre mondial. Battus par l’Espagne en phase de poule, les Bleuets ont dû se contenter de la deuxième place du groupe dans ce premier tour sous forme de mini-championnat. Résultat, ils affrontaient une équipe sortie première en quart de finale. Un mal pour un bien ! « On a fait un gros match, avec beaucoup d’intensité, souligne Enzo Renou. On a super bien joué. » Le score final, 5-1, reflétait la qualité du jeu produit.

 

La France, pensait-on alors, était bel et bien rentrée dans sa compétition. L’Italie voulait l’entendre d’une autre oreille. Menés 2-0, les Italiens inversaient la vapeur et parvenaient à égaliser dans cette demi-finale sous tension. Le temps additionnel, synonyme de mort subite, était largement à l’avantage des Transalpins. La France tremblait mais tenait bon pour atteindre des tirs au but aux airs de petite victoire. La vraie victoire allait attendre la fin de ces penaltys. « Il a fallu être très fort mentalement », reconnaît Enzo Renou, présent en Chine avec un coéquipier, Valentin Gonzalez, et un futur coéquipier, Lucas Discazaux.

 

« Extraordinaire »

 

Passée tout près du couperet, la France était désormais en finale. Et l’autre moitié du tableau lui avait offert une belle revanche contre l’Espagne, l’équipe qui l’avait battue 3-2 au premier tour après avoir été menée 2-0. Les Bleuets ont montré qu’ils avaient retenu la leçon, et même mieux encore. Ils ont écrasé cette finale 5-0. « C’était le match parfait, un match de fou ! » Après avoir été champions d’Europe en Italie, les jeunes français devenaient champions du monde. « Un truc extraordinaire. » Une aventure, aussi, à laquelle Enzo Renou a largement contribué.

 

 

Assistant-capitaine de sa sélection, le caennais a réalisé une compétition de très haut niveau. Le duo qu’il forme avec le Grenoblois Joan Kerkhove, son compère de la ligne d’attaque française, a fait des ravages en Chine. Les deux ont inscrit la grande majorité des buts de leur équipe. « Ils ont été ultra-dominants », estime Antoine Rage en observateur avisé. L’autre champion du monde – ils sont désormais sept conquérants dans ce cas ! – n’est pas avare de louanges à l’égard de son jeune camarade. « Il a trois qualités majeures : le sens du but, de grosses capacités physiologiques qui lui permettent d’aller très vite sur les deux-trois premiers pas et l’intelligence de jeu. Cela fait un beau combo. »

 

L’équipe de France A, prochaine étape pour Enzo Renou ?

 

Enzo Renou n’a d’ailleurs pas attendu ces championnats du monde, lui qui fréquente l’équipe de France depuis maintenant quatre ans, pour se faire une place de choix en club. Malgré son jeune âge, il figure sur la première ligne du RSHC aux côtés des très expérimentés Antoine Rage et Gérôme Guérin. « On a beaucoup de plaisir à jouer avec lui, assure Antoine Rage. On espère rester la ligne moteur de l’équipe en comptant sur sa progression pour cela. » La saison passée, Enzo Renou a terminé troisième meilleur pointeur de sa formation derrière… Antoine Rage et Gérôme Guérin. Il a notamment inscrit 11 réalisations. « Pour une première saison en Ligue Élite, cela prouve son impact offensif. Et il a une énorme marge de progression. Il peut être un top player. »

 

 

À 19 ans, Enzo Renou peut nourrir bien des ambitions pour la suite de sa carrière. En club, bien sûr, mais aussi sous le maillot bleu. Celui des juniors devrait rapidement céder la place à la tunique des grands, les A. « Cela va quand même être compliqué, estime-t-il. Il y a beaucoup de niveau en senior… » La trajectoire semble pourtant toute tracée, à condition bien sûr de prolonger l’évolution actuelle. « Je ne suis pas le plus objectif pour en parler, mais la marche peut facilement être franchie, estime encore Antoine Rage. Il est forcément suivi par le staff après avoir un leader chez les juniors. Avec les quelques arrêts qu’il y a en équipe de France A, la prochaine étape arrivera très vite je pense. » L’ascension d’Enzo Renou ne fait peut-être que commencer.

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