Baptiste Bouchut (RSH Caen) : « Génial d'arriver dans ces conditions »

23 août 2017 Ecrit par 

L'équipe de France de roller-hockey était à Caen le week-end dernier et en début de semaine pour préparer sa deuxième grande compétition de l'été : les roller games. Dans les rangs français figuraient trois caennais (Antoine Rage, Théo Fontanille et Clément Belot) et deux nouvelles recrues des Conquérants (Baptiste Bouchut et Lucas Discazaux). Rencontre avec l'ancien attaquant angevin Baptiste Bouchut, international A depuis 2017.

 

 

Interview réalisée lundi.

 

Baptiste, tu commences à prendre tes marques à Caen, mais avec l'équipe de France.

À une semaine de la compétition, on est à Caen pour cinq jours de stage intensif. On travaille dur pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que celles qu'on a faites en finale des World Games face aux Tchèques. On avait perdu 5-1, sachant qu'on n'avait pas joué... On se remet dedans après deux semaines de repos. Puis on partira le 28 août en Chine.

 

Ça doit être assez spécial d'enchaîner deux compétitions aussi importantes à quelques semaines d'intervalle...

C'est la première fois que je le fais. Les anciens ont déjà dû connaître cette expérience. C'est intensif, en effet. On sort d'une compétition en Pologne et on va en Chine presque dans la foulée. On n'aura pas pris de vacances, puisqu'en revenant de Chine la saison en club reprendra très rapidement. C'est un été un peu particulier. On garde la tête dans le guidon. Il y a des petits bobos qui peuvent se faire sentir, compte tenu de cet enchaînement, mais avoir deux rendez-vous de cette ampleur donne aussi envie de faire des compétitions internationales. Deux dans la même année, c'est une chance.

 

Comment se présente cette nouvelle compétition ?

L'enjeu est toujours le même : décrocher la médaille d'or. La grande différence avec les World Games, c'est qu'il y a plus d'équipes, donc plus de poules. Néanmoins, notre poule ne change pas. On affrontera à nouveau l'Argentine, la Suisse et l'Italie. On court après l'or depuis deux ans, il va peut-être falloir le choper au bout d'un moment (sourire).

 

Êtes-vous plus prêts que jamais pour cela ?

Oui, on a envie, on se donne les moyens de le faire, on bosse physiquement en-dehors du terrain, on s'arrache sur le terrain. Il y a toujours ces tchèques qui nous mettent des bâtons dans les roues. Pourquoi eux ? On ne sait pas. Aux World Games, on était totalement figés. Il va falloir remédier à cela et tout mettre en œuvre pour enfin décrocher ce titre.

 

Personnellement, pourquoi avoir choisi de rejoindre Caen ?

Caen m'a contacté en me demandant ce que je voulais faire et en me proposant un bon challenge sportif. J'ai joué dans plusieurs clubs. Je suis de Vierzon, j'ai ensuite rejoint Angers, puis je suis allé à Garges avant de retourner à Angers. Là, je signe à Caen parce qu'il y a un beau projet sportif et un bon projet professionnel pour moi (un BPJEPS APT, ndlr). J'ai été très bien accueilli, les membres du bureau m'ont très bien accompagné. Pour l'appartement, je serai en colocation avec des joueurs déjà ici, je n'ai rien eu à préparer. C'est trop bien de pouvoir arriver dans ces conditions !

 

C'est tous ces paramètres que tu as évoqués qui font le pouvoir d'attraction du club de Caen ?

Oui, le club met tout en œuvre pour nous. Ils nous suivent beaucoup, nous appellent... C'est un confort. Et quand on en parle aux joueurs qui sont venus avant, ils sont tous très contents, ont soit du boulot, soit une école. Il n'y en a pas un pour qui j'ai entendu que ça s'était mal passé. Avec moi, ça s'est fait très vite. J'étais surpris qu'ils fassent tout cela aussi vite. Je n'avais pas forcément connu ça auparavant. Quand on arrive ici, on rencontre des gens très accueillants, très cool, mais avec de la rigueur également. Ça donne envie de venir jouer ici.

 

Que penses-tu pouvoir apporter à cette équipe ?

Je pense pouvoir apporter dans l'impact offensif, notamment ma vitesse. Je reste sur une bonne saison, j'ai mis des buts (17 en Ligue Elite, ndlr). Apparemment, le club recherchait ce profil. On a une équipe complète, avec un bon gardien de but. Il n'y a plus qu'à !

 

Quelles sont les ambitions de Caen cette saison ?

Personnellement, j'aimerais que nous atteignons au moins les demi-finales. Ça fait trois-quatre ans que je vais à Carpentier (où se joue le carré final des playoffs, ndlr), je n'ai pas envie de m'arrêter là. Les dirigeants sont sur la même longueur d'onde que moi. Les joueurs ont tous à cœur d'aller plus loin que la saison dernière, où ils s'étaient arrêtés en quart de finale des playoffs et de la Coupe de France. On va tout mettre en œuvre pour essayer de ramener quelque chose, ou du moins d'aller le plus loin possible.

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