Hockey/gazon. Caen jouera gros dimanche

19 octobre 2017 Ecrit par 
Photo Daniel Noël

Le HCV Caen EC, actuellement sixième de Nationale 2 masculine (troisième niveau national), a les playoffs comme objectif, et la montée en toile de fond. Après six journées, les Caennais ne pointent pourtant qu'au sixième rang du classement. La faute à un début de saison mal maîtrisé, qu'il faudra laisser derrière dimanche contre le leader rouennais.

 

Le derby normand ne pouvait pas mieux tomber. Ou pire, c'est selon. « Dos au mur », le HCVCEC aborde sous pression la réception du leader aux cinq victoires et un seul revers. « Il ne faut plus perdre un match, reconnaît Antoine Chéron. On est dos au mur. Ce week-end, il faut une victoire impérativement. Sinon, ce sera déjà très compliqué. » Les Caennais savent que la mission s'annonce ardue. Ancienne formation de Nationale 1, l'ASRUC « est le plus gros morceau de la poule »

 

Sept points de retard sur les playoffs

 

Caen n'a plus le droit à l'erreur après son entame très moyenne. Résolument ambitieux au coup d'envoi de la saison, les Calvadosiens se sont pris les pieds dans le tapis avec déjà deux défaites et un nul. Le Cercle Féminin de Paris et Barentin, pourtant sur le terrain bleu de Caen, ont tour à tour pris le meilleur sur eux (3-1 et 2-3). En ouverture, la réserve de Montrouge avait obtenu le nul (1-1). « On s'est mis un peu dans la panade, observe Jean-François Bellery, co-entraîneur. Le CFP pourrait bien être la deuxième grosse équipe de cette poule. Quant à Barentin, c'est un adversaire qu'on ne sait pas jouer. En revanche, le nul à Montrouge était plutôt un bon résultat. Montrouge a fait monter beaucoup de jeunes joueurs champions de France -19 la saison dernière. »

 

Antoine Chéron en action contre Saint-Maur (photo Daniel Noël).

 

Jean-François Bellery en convient, l'objectif des deux premières places commence même à « devenir compliqué », Caen accusant huit points de retard sur Rouen et sept sur Barentin avec un match de moins. Paradoxalement, les hockeyeurs caennais semblent avoir souffert de ce qui devait être des forces supplémentaires cette saison. « On a un groupe plus compétitif cette saison, avec l'apport de trois recrues et le retour au club de Nicolas Chambet (entraîneur champion de France féminin la saison dernière avec Saint-Germain-en-Laye, ndlr). On met un peu de temps à se trouver. Les affinités sont à retravailler. Pour la première fois aussi, on essaye de mettre un schéma tactique en avant. Les consignes sont plus précises. » Le HCVCEC avait peut-être besoin de temps pour intégrer les différents changements.

 

 « On a tout pour réussir »

 

Pourtant, tous les feux étaient au vert sur la ligne de départ, le 10 septembre. Non seulement Caen disposait d'un groupe plus étoffé, renforcé en particulier par deux étudiants angevins (Arthur Cahen et Tom Macé) à des postes déficitaires, mais en plus il pouvait s'appuyer sur un duo de coachs aussi investi que précieux. « On a deux personnes à notre disposition, c'est merveilleux. On a tout pour réussir, reconnaît Antoine Chéron. Sur le papier, on a une des meilleures équipes du championnat. On s'est peut-être vus un peu trop beaux en début de saison. On a pris quelques retours de bâton, ça nous a fait du bien. » Quatrième à un point des playoffs la saison dernière, Caen pouvait aussi s'appuyer sur ce qui avait été construit la saison dernière par un groupe arrivé à maturité. 

 

Une victoire sur Rouen dimanche, à domicile (15h00) pourrait donner une nouvelle dynamique au collectif caennais. Caen a engagé une course-poursuite, lancée dimanche dernier par une large victoire contre la lanterne rouge Saint-Maur (5-0). Il s'agissait du deuxième succès de la saison après celui décroché dans la difficulté le 17 septembre face au Racing Club de France (4-3). La route est encore longue puisqu'il reste 12 journées à disputer en Nationale 2, et 13 matchs pour Caen. Tout reste possible, mais la suite sera en grande partie conditionnée au match de dimanche. La première partie de saisons s'achèvera le 4 novembre pour laisser place à la saison en salle. Caen, en Nationale 1 chez les filles comme chez les garçons, tentera de s'y maintenir. 

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