Hockey. Luc Chauvel « touché mais pas abattu »

11 novembre 2017 Ecrit par 

Hockey/glace. Caen – Dunkerque, 9ème journée de D1 (ce soir, 20h30). Le Hockey Club de Caen accueille Dunkerque, quatrième de D1, pour tenter de se relancer. Son début de saison totalement raté, marqué par six défaites pour seulement deux victoires, le place sous pression. La semaine a d'ailleurs été agitée. 

 

 

« La semaine a été particulière »

 

En réponse à la crise sportive suscitée par le médiocre début de saison de son équipe première, le bureau directeur du Hockey Club de Caen s'est réuni mercredi pour prendre un certain nombre de décisions (lire ici). Des évolutions plus qu'une révolution ont été annoncées, puisque Luc Chauvel a été confirmé à son poste et qu'une future recrue a été annoncée. 

 

Ce qu’il en dit…

 

« En effet, la semaine a été particulière. Il faut faire face aux mauvais résultats et trouver des solutions. Dans une période comme celle-ci, tu te recentres sur ton équipe, il n'y a plus que ça qui compte. Les dirigeants m'ont convoqué, ce qui était normal, et j'ai exposé ma vision des choses sur la situation actuelle en faisant le constat le plus juste et le plus honnête possible. Je leur ai dit que s'il n'y avait pas de résultats, c'est qu'il y avait quelque chose que je n'arrivais pas à mettre en place dans mon groupe. Ce n'est pas la première année que ça arrive à cette période de la saison. J'ai aussi présenté le plan d'action que j'avais réfléchi et j'ai écouté ce que les dirigeants avaient à me dire. »

 

« En parallèle, j'ai rencontré un maximum de joueurs individuellement cette semaine, pour sortir certains d'une zone d'inconfort liée au manque de confiance, et pour rassurer les autres qui sont au rendez-vous. Il est important de ne pas les oublier. L'idée est de responsabiliser tout le monde. »

 

« À l'entraînement, j'ai essayé de remettre de la confiance sur la glace et un peu de joie dans le vestiaire. Même s'il n'y a pas beaucoup d'argent dans le hockey, les trois-quarts des garçons sont payés pour jouer. Ils doivent se lever le matin avec la banane. Mais le message clé de la semaine, c'est "contrôler ce qu'on peut contrôler", c'est-à-dire l'engagement, l'intensité, l'attitude, le professionnalisme. On a bien sûr besoin d'une victoire samedi, mais je n'ai pas rajouté de pression là-dessus. On sait ce qu'on a à faire. » 

 

 

« Je ne cherche aucune excuse »

 

Trois fois dernier de Ligue Magnus en saison régulière entre 2013 et 2015, deux fois sauvé aux barrages avant de descendre en Division 1, Luc Chauvel a surtout connu la défaite comme coach des Drakkars. Seule l'année ayant suivi la relégation, en 2015-2016, avait apporté satisfaction en raison des demi-finales atteintes en playoffs. La saison dernière, Caen a fini onzième sur treize. C'est pire encore cette saison avec une avant-dernière place provisoire. Une situation très dure à vivre pour l'entraîneur caennais.

 

Ce qu’il en dit…

 

« J'aurais pu rester indéfiniment dans le hockey mineur (Luc Chauvel était entraîneur du hockey mineur à Caen avant d'être nommé entraîneur de l'équipe première en remplacement de Bertrand Pousse, ndlr). Il y a six ans, j'ai pris la responsabilité de prendre en main l'équipe première parce que je pensais que ça allait aider le club à avancer. Dans les cinq années suivantes, la masse salariale de l'équipe a été divisée par deux. Mais quand j'ai pris mes fonctions, je savais très bien que j'étais sur un siège éjectable. C'est très clair pour moi, et cela ne me fait pas peur. »

 

« Les dirigeants savent que je ne vais pas lâcher. Je suis reconnaissant du soutien que j'ai reçu en interne et de l'extérieur. Cela donne des forces supplémentaires quand tu es touché au plus profond de toi. C'est mon cas, et c'est une situation d'autant plus dure à vivre pour moi que Caen est mon club. J'ai un lien affectif fort (pour rappel, Luc Chauvel est né à Caen, y a été formé comme joueur et y a terminé sa carrière professionnelle, ndlr). Quand ça ne va pas, je suis le premier à m'auto-détruire. Je suis entraîneur de l'équipe première depuis six ans, et toutes les saisons ont été compliquées. Je ne cherche aucune excuse. »

 

« Bien sûr, je suis passé par la phase où j'ai pensé que je n'étais pas l'homme de la situation, sauf qu'il n'y a pas de solution évidente pour arriver à atteindre l'objectif. J’ai été touché mais je ne suis pas abattu. Les dirigeants ont confiance en moi pour terminer la saison. Je sais qu'il y a du potentiel dans cette équipe. »

 

 

« Les fautes sont évidemment partagées »

 

Si Luc Chauvel ne s’exonère pas d’autocritique, loin s’en faut, sa responsabilité n’en reste pas moins limitée à ses domaines d’action. Sur la glace, dans les comportements individuels et le rendement collectif, ses joueurs sont loin de satisfaire aux attentes. Luc Chauvel appelle à une remise en question d’ensemble.

 

Ce qu’il en dit…

 

« Dans cette situation, il faut faire une vraie remise en question. Je n'ai pas de problème avec ça. Les fautes sont évidemment partagées, et chacun doit prendre ses responsabilités. Moi le premier, je dois changer des choses, notamment dans ma manière d'être avec les joueurs. Il y a toujours une solution. Il faut actionner les bons leviers. »

 

« Je dois donner des clés aux joueurs mais je n'ai pas de manette sur le bord de la glace. À eux de mettre les ingrédients nécessaires. J'ai confiance en ce groupe, dans les joueurs présents. Il y a un gros défi à relever ensemble. J'attends un investissement sans faille du groupe avant tout. Notre niveau d’exigence doit être plus élevé. On n’est pas un petit du championnat et on a un statut à assumer. »

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