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La Coupe des Crosses réunit les hockeyeurs

31 mai 2014 Ecrit par 
Pour la troisième année consécutive, le Caen Floorball organise ce week-end la Coupe des Crosses. Le concept reste le même : le club caennais invite les différents clubs de sports de crosses aux alentour de Caen, dans un tournoi amical de floorball. L'occasion de retrouvailles pour Hugo Damy (à droite), joueur du Hockey Club de Caen, et Idriss Chaplain, qui évolue pour sa part au Caen Floorball. Ces amis d'enfance jouaient déjà ensemble au hockey il y a quinze ans...


Hugo Damy, 21 ans, fait partie des Drakkars qui montent au Hockey Club de Caen. Après deux saisons dans le groupe pro, l'attaquant formé au club aspire à prendre plus de responsabilités dans le collectif caennais. Il se donne les moyens d'y parvenir tout en poursuivant ses études en parallèle, puisqu'il a passé un BTS. Idriss Chaplain, 22 ans, est ailier au Caen Floorball. Ce futur traducteur est un amoureux du floorball, un acharné de sport... et un collectionneur de maillots averti. Nous avons rencontré ces deux amis de longue date qui s'affronteront ce week-end autour d'une petite balle blanche...


Les débuts dans le hockey.


Hugo Damy : « J'ai commencé à patiner à deux ans et à jouer au hockey à quatre ans. C'était tout tracé. J'ai été mis dans le bain dès très jeune. Mon père m'a transmis sa passion. Il était joueur de hockey professionnel. Il a notamment joué à Caen et à Rouen. Malheureusement, il s'est sérieusement blessé le jour où je suis allé le voir pour la première fois. Il a dû arrêter sa carrière. Il a entraîné des jeunes ensuite, dont moi. Dès que je sortais de l'école, je jouais. Le week-end, plutôt que de jouer au foot comme les autres garçons, je sortais avec ma crosse. En me voyant avec la crosse, j'ai donné le goût à Idriss. C'était une bonne chose pour moi parce que j'en avais marre d'être tout seul ! Il y en a qui se sont plus ou moins greffés. On avait un petit carré en bas de la résidence qui nous servait à tout. »


Idriss Chaplan : « Moi je jouais tout le temps au foot. Hugo m'avait proposé de jouer au hockey. Régulièrement il y avait des potes à lui, comme Udo Marie ou Hugo Deschamps. On a appris à jouer au hockey comme ça et c'est le père d'Hugo m'a appris à patiner. J'aimais bien patiner mais j'avais un peu de mal à le faire avec la crosse. Je préférais jouer à pied. Quand j'étais à l'école, je faisais toujours des exposés sur le hockey. Je connaissais plus le hockey que le foot parce que je traînais avec Hugo. Je n'ai jamais fait de hockey sur glace, j'avais acheté des rollers et une crosse de street pour jouer dehors. »


Le cheminement vers le floorball.


Idriss : « Mon père a été boxeur de haut niveau mais je ne l'ai jamais vu boxer non plus. Enfant, je ne faisais pas de sport en club, je jouais dehors. C'est venu sur le tard. J'ai joué un an au foot à l'Avant Garde en quatrième. Je n'étais pas fan de la mentalité du sport en club. J'ai pris goût au sport en club en jouant au Stade Caennais deux ans entre 2007 et 2009. Je n'étais vraiment pas bon, mais c'est un sport qui te permet d'assimiler des valeurs naturellement. J'ai commencé le floorball quand je suis arrivé à la fac en 2009 après avoir rencontré un mec qui pratiquait ce sport. Je m'y suis intéressé et j'ai trouvé le concept sympa. Ce n'était pas cher, c'était du hockey à pied, c'était accessible, c'était à côté de chez moi... Je suis allé essayer et je n'ai pas arrêté. J'ai mis du temps à prendre le coup du floorball mais je savais déjà tenir une crosse et j'avais déjà fait du sport collectif. J'avais deux-trois acquis. Même les gens qui débutent sans acquis prennent vite du plaisir parce que c'est une balle légère, une crosse en carbone, au bout de dix minutes d'entraînement on peut faire un tir, mettre un but... »


Hugo : « C'est la force de leur sport, il n'y a pas besoin de grand-chose. Naturellement, on a les qualités avec la crosse dans le maniement. Il faut un temps d'adaptation mais les sensations viennent vite. C'est du fractionné, donc sur le plan physique les deux sports se rapprochent également. »


Idriss : « C'est un dérivé du hockey/glace stratégiquement et techniquement. C'est un bon complément. Les hockeyeurs sur gazon ont beaucoup plus de mal. La Finlande et Suède sont les deux meilleures équipes de floorball au monde. Pour l'anecdote, l'ancien footballeur Henrik Larsson fait du floorball maintenant. »


Hugo : « En Finlande et en Suède, les gars pratiquent le floorball l'été quand la glace n'est pas disponible. Pour nous, c'est ludique et ça se rapproche du hockey sur glace. Il y a quand même un esprit de compétition mais on s'éclate. »


La Coupe des Crosses.


Idriss : « En 2011, Alexis Gomane est venu s'entraîner avec nous, sans qu'on ait à lui proposer, pendant la trêve. C'est naturellement par lui qu'on est passé pour commencer à instaurer le tournoi. C'était vraiment sympa lors de la première édition de jouer contre Jonathan Janil, par exemple. On invite moins d'équipes de floorball mais on spame les équipes d'autres sports de crosse de la région. Ça nous permet de leur faire découvrir. Il y a des joueurs de floorball potentiels. C'est aussi pour ça qu'on a mis en place un tournoi pour les enfants cette année. Le tournoi est un super moyen pour qu'on parle de nous. Mon seul petit regret, c'est que j'ai l'impression qu'il y a un peu de snobisme de la part des hockeyeurs à notre égard. Je ne pense pas qu'on retrouve ça dans les autres villes. Jonathan Bellemare (capitaine emblématique des Ducs d'Angers en Ligue Magnus, ndlr) a notamment donné le coup d'envoi d'un match à Angers cette saison, alors qu'ils jouent en D2. »


Hugo : « C'est pourtant un sport hyper-exigeant au niveau cardio. »


Idriss : « C'est un sport qui a tout pour grandir et on essaie d'apporter notre pierre à l'édifice. C'est quand même un sport structuré, avec une fédération internationale. Quand on se développe, il y a besoin d'un rink, c'est vraiment la seule dépense onéreuse. »


La saison en club.


Hugo : « Ça a été compliqué pour la deuxième année de suite mais on arrive toujours à se relever. Il y a une vraie force de caractère dans ce club. On a vraiment douté, ça a été encore plus difficile que la saison précédente. Mais la délivrance a été d'autant plus belle. »


Idriss : « Ça a été une saison compliqué pour nous aussi. Une saison de fou ! On en revenait pas de s'être maintenu comme ça. Il y a pas mal de similitudes avec leur équipe. On a une ambiance folle. On est plus que des potes, on est un peu une famille. Dans le jeu, on n'avait rien à envier à certaines équipes. On n'a perdu que 5-3 contre le champion de France, Annecy. On a fait match nul 3-3 contre PUC, qui a été deux fois champion de France... Il nous a manqué de l'expérience. Ce qui nous a sauvé, c'est une part de chance. On perd le premier match de barrage contre Nantes 4-3 (le week-end dernier, ndlr). On prend deux buts dans les deux dernières minutes. Ils avaient un gardien en état de grâce alors qu'on dominait. Pour avoir le droit à une toute dernière chance, il fallait que l'IFK 2, qui ne pouvait pas monter, soit champion de France de D2 contre Besançon. Si Besançon était champion de France, il montaient à notre place et c'était terminé. Besançon sort le match de l'année en finale, ils méritent de gagner cent fois et ils prennent le but de l'égalisation à 18 secondes de la fin. Derrière, ils reprennent un but en or. A 18 secondes près, on était en D2. On a fait le métier lors du dernier match en gagnant 4-0. On avait un petit goût d'inachevé de ne pas avoir gagné le samedi et de souffrir d'aucune contestation. On se sentait presque coupables de s'être maintenus ! »


Hugo : « J'ai eu pas mal de glace cette année, surtout sur la première partie de saison. Ça va dans le bon sens pour l'instant. Je compte en prendre encore plus la saison prochaine. Physiquement, je me suis amélioré, sur la glace aussi. Je vais attaquer ma troisième saison pleine. On commence à se faire un peu plus respecter par les autres, à être pris plus en considération. Je ne suis plus si jeune que ça. Je me suis arrêté quinze jours en fin de saison et j'ai repris direct. On a un programme course à pied, musculation... J'ai deux séances par jour. Ça passe par là pour gagner ma place. »


Idriss : « En 2011, on allait disputer nos premiers play-offs et on avait une grosse échéance à Amiens. Le coach avait fait le choix de ne pas prendre un joueur et c'était moi. Ça m'a mis une tarte phénoménale. Sur le coup, je l'ai super mal pris mais je me suis remis en question. Je me suis mis à faire beaucoup plus de sport, tous les jours. Mon mode de vie a changé, mon alimentation a changé... Quand je suis allé en Irlande en Erasmus, je passais ma vie en salle de sport. Je suis vu un peu comme le gars à part au floorball. On se fout de moi parce que je vais à la muscu. Mais c'est quelque chose qui nous manque pour progresser au floorball. »


Les matchs de poule commencent ce matin et s'étendront de 11h00 à 18h30. Matchs de classement et finales demain de 9h30 à 15h30.

L'adresse du gymnase Marcel Pagnol :
1 avenue 19 Mars 1962
14123 Fleury-sur-Orne

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