Handball. Colombelles, des incertitudes mais aussi des promesses

14 septembre 2017 Ecrit par 

Comme pour beaucoup d'autres équipes, le Club Laïque Colombelles Handball sera de retour aux affaires ce week-end. Les choses sérieuses reprendront à Angoulême,  gros morceau attendu de Nationale 1, samedi soir (20h00). 

 

Que vaut le cru 2017-2018 du CLCH ? Le déplacement à Angoulême samedi soir livrera les premiers éléments de réponse d'une question encore pleine d'incertitudes. Rajeuni à l'intersaison, désormais privé de Marion Gaignon-Duval, Marie Cénédésé et Emma Serdarevic, en plus de la blessure longue durée de Marlène Gaignon, Colombelles aborde aussi le nouvel exercice avec un nouveau coach à sa tête en la personne de Reynaldo Mazzoli. La première pierre d'un cycle visant la montée sous trois à quatre ans est posée. En attendant qu'elle soit renforcée, les Colombelloises ne savent pas exactement où elles mettent les pieds. « Je n'ai pas d'incertitudes sur la jeunesse, précise Maud Gilbert, la plus âgée du groupe du haut de ses 30 ans. On a joué avec ces filles la saison dernière et je sais qu'elles sont largement capables de tenir la route en Nationale 1. Il y a des choses à faire avec elles. Ce qui nous fait le plus peur, c'est l'effectif. »

 

Ce que la polyvalente demi-centre, ailière ou pivot, poste qui ne compte plus de spécialiste à Colombelles depuis le départ de Marie Cénédésé, craint, c'est le peu de joueuses qui composent le groupe jaune et noir. Avec la blessure d'Emma Scherer dès le début de la préparation, Colombelles n'a pas tardé à voir le danger résidant autour de ce sous-effectif. « Ce n'est pas dramatique mais c'est le gros point d'interrogation, enchérit Anaïs Thépaut. Il va falloir assurer le coup avec une équipe réduite, faire attention aux blessures et à la fatigue. » Les jeunes, qui disposent d'une année d'expérience de plus pour celles qui faisaient leurs débuts (ou presque) la saison dernière, devront quant à elles éviter de calculer. Le talent ne fait pas de doute, reste à voir les jeunes filles s'affirmer. « Elles prennent de plus en plus confiance en elles et elles prennent les choses en main, apprécie Maud Gilbert. On essaie de les aider. » Ce pourrait être, dans les semaines et les mois à venir, avec la participation de Lorette Morel. L'ancienne capitaine de Colombelles a repris le chemin du gymnase, même si son retour ne sera que très progressif.

 

Une saison de transition sans risque

 

Les Maëlle Tracol, Marie Gagez, Maud Gilbert et même Anaïs Thépaut, pas bien vieille et pourtant ancienne du groupe, ne sont pas de trop pour encadrer les Marie François, Pascale Schopp, Jeanne Godey ou les recrues Laura Chédru et Mathilde Arstand. La transition se fera sous fond d'enjeu sportif plutôt limité. Faute de descente cette saison, en raison de la refonte des championnats, Colombelles n'aura pas de véritable défi en termes de résultats bruts. « Bizarre » pour Maud Gilbert, insignifiant aux yeux de Anaïs Thépaut. « Ça ne change strictement rien pour moi, assure la gardienne. Ce n'est pas une angoisse ou un stress en moins. Je ne compte pas passer une saison à me prendre des volées toutes les semaines ! » Pour d'autres, cette assurance de départ peut amener un surplus de sérénité. « C'est mieux d'avoir un but, tempère Maud Gilbert. On aimerait au moins être en milieu de tableau, sachant que le haut de tableau s'est bien renforcé. »

 

Angoulême fait partie de ces formations attendues dans le haut de tableau, comme les saisons précédentes. « C'est une grosse équipe, mais on a des points forts nous aussi, martèle Anaïs Thépaut. On a des filles qui connaissent bien la N1 et d'autres qui ont des choses à y prouver. Elles ont envie de se déchirer. » Le dernier rempart colombellois en a pourtant conscience, « c'est délicat de juger » après une préparation effectuée exclusivement contre des formations d'un niveau inférieur. « On n'a pas eu de test match. On en saura vraiment plus quand on aura débuté le championnat. » En attendant, le CLCH a toutefois fait le travail, y compris au premier tour de la Coupe de France le week-end dernier. Les Calvadosiennes se sont imposées 41-22 devant Saint-Lô, pensionnaire de Nationale 3. « C'était important qu'on fasse parler la différence de niveaux. » Possible qu'Angoulême aspire à faire de même, à une autre échelle, samedi soir...

Qui sommes-nous ?

Lancé en novembre 2009 par Aline Chatel, Sport à Caen est animé par une équipe de passionnés.

Rejoindre l'équipe

Vous êtes passionné(e) de sport et souhaitez rejoindre l'équipe rédactionnelle de Sport à Caen ?

Contactez-nous : recrutement@sportacaen.fr

Nous contacter

Une demande de renseignement, une question, un commentaire, des idées à partager ? N'hésitez pas à prendre contact avec nous !

contact@sportacaen.fr