Colombelles en pleine reconstruction

19 juillet 2017 Ecrit par 
Le départ de Marie Cénédésé est un gros coup dur pour Colombelles.

Le recrutement est (quasiment ?) bouclé pour le Club Laïque Colombelles Handball. Laura Chédru, Pauline Le Dret et Mathilde Arstand, issues de Nationale 2 et Nationale 3, confirment la jeunesse de l’effectif colombellois. Lequel n’est pas sans susciter certains doutes.

 

Des cadres parties

 

Capitaine depuis la retraite d’Alisson Breysacher, Marion Gaignon-Duval a décidé de stopper le handball pour se consacrer à sa vie familiale. Assurément un coup dur pour son club, qui perd une cadre et une buteuse de premier choix. Bien sûr, Reynaldo Mazzoli « respecte son choix », mais il sait aussi que la remplacer ne sera pas chose aisée. L’ailière ou arrière droite aura passé onze ans à Colombelles, dont dix en équipe première.

 

À son départ s’ajoute celui de Marie Cénédésé, probablement la meilleure joueuse colombelloise la saison dernière. Après une longue réflexion, la pivot a décidé de retourner à Octeville, promu en D2. Elle a annoncé sa décision finale il y a un peu moins de deux semaines. La guerrière en chef du collectif jaune et noir, vice-capitaine, laissera assurément un trou béant. La saison passée, Marie Cénédésé et Marion Gaignon-Duval "pesaient" 9,5 buts par match en moyenne. « Je déplore la perte des cadres, reconnaît Reynaldo Mazzoli. Cela va demander un peu plus de temps au groupe pour avoir plus de maturité. »

 

Ces partances ne sont pas les seules à toucher le CLCH, puisque Emma Serdarevic, autre modèle de grinta, rentre dans son pays, à Bordes en Nationale 1. En parallèle, Marlène Gaignon manquera la première partie de saison voire un peu plus suite à sa rupture des croisés.

 

La jeunesse, choix et contrainte ?

 

Parmi les "anciennes", les survivantes sont donc plutôt rares. La grosse satisfaction colombelloise est probablement la resignature de Marie Gagez, elle aussi courtisée par Octeville. L’arrière droite sort d’une saison réussie où elle a fini meilleure buteuse colombelloise avec 6,6 buts par match. Les trois autres cadres de l’effectif s’appellent Maud Gilbert, Maëlle Tracol et la gardienne Anaïs Thépaut, tout juste 23 ans, revenue en cours de saison dernière. À leur côté, on ne retrouve que des jeunes, voire des très jeunes…

 

Le projet colombellois s’articule clairement autour de cette jeunesse il est vrai talentueuse, bien qu’ayant encore tout à prouver. Le recrutement opéré s’inscrit dans cette logique… de gré ou de force, les finances du club restant fragiles. Après l’ailière Laura Chédru, 17 ans, Pauline Le Dret et Mathilde Arstand se sont engagées en faveur du club normand. Les trois viennent d’un niveau inférieur à la Nationale 1, Laura Chédru ayant fréquenté le centre de formation du Havre en N2 et N3, avec quelques piges en D2 en fin de saison dernière, tandis que Pauline Le Dret et Mathilde Arstand viennent respectivement de Troarn (N3) et Montigny-le-Bretonneux (N2).

 

« Pauline était au CREF cette année, présente Reynaldo Mazzoli. Elle a l’ambition de jouer à plus haut niveau et relève le challenge pour intégrer le groupe et faire son trou en N1. Son arrivée permet d’avoir trois gardiennes de but. On va mettre un peu de concurrence et d’émulation sur le poste. On aura des séances spécifiques pour tirer les gardiennes vers le haut et avoir une bonne plus-value. » Quant à Mathilde Arstand, 19 ans, c’est « une arrière droite d’1m80, avec des qualités athlétiques indéniables. C’est une jeune à gros potentiel, un diamant à polir. Elle vient pour progresser. Je pense qu’elle apportera une plus-value, mais il va peut-être falloir être un peu plus patient avec elle. » Les trois arrivées acquises pourraient bien être les dernières, à moins qu’une opportunité se présente au poste de pivot. « Avec le départ tardif de Marie (Cénédésé), je ne désespère pas de faire quelque chose, mais je n’ai rien de bien concret. Je souhaite une arrivée, mais cela dépendra des circonstances. »

 

Le projet « peut-être décalé dans le temps »

 

À un possible élément près, Colombelles tient donc son groupe. Rajeuni et très peu expérimenté. « On travaille sur l’avenir, rappelle le nouvel entraîneur. Avec le départ de Marie et l’arrêt de Marion, le projet est peut-être un peu plus décalé dans le temps, mais je ne suis pas plus inquiet que ça. Les jeunes vont avoir du temps de jeu pour s‘aguerrir et pour pouvoir enclencher le projet, qui est de taper sportivement à la porte de la D2 d’ici trois ans, peut-être quatre. Il faudra se servir de cette année pour prendre de l’expérience et devenir des éléments forts. Le fait qu’il n’y ait pas de descente (en raison d’une refonte des championnats, ndlr) va permettre aux filles de jouer l’esprit libéré. » Reynaldo Mazzoli ne s’en cache néanmoins pas : « j’aurais aimé qu’on ait un peu plus d’expérience. Mais chez les jeunes, il y a de la qualité. Et les projets de jeu seront tournés vers les qualités de la jeunesse. » Le vaste chantier colombellois ne fait que commencer.

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