Handball. Le Caen Handball part se racheter en Alsace

15 novembre 2017 Ecrit par 

Handball. Sélestat – Caen, 9ème journée de Proligue (ce soir, 20h00). Quelques jours seulement après s’être fait balayer par Pontault-Combault au Palais des Sports (21-28), le Caen Handball est déjà de retour à la compétition. Les Vikings seront ce soir en Alsace pour y affronter leur poursuivant direct, relégué de Starligue, Sélestat.

 

La Proligue est-elle « impitoyable », comme le prétend Thomas Lamora ? Elle ne laisse en tout cas qu’une infime marge de manœuvre aux équipes de tête. Istres, deuxième, n’a que trois longueurs d’avance sur Vernon, huitième. Quant aux Caennais, qui auraient pris la tête des opérations s’ils avaient battu Pontault-Combault vendredi dernier, ils sont à portée de fusil de Sélestat, Dijon, Billère, Créteil et, donc, le SMV. Il n’y a pas de place à la sensiblerie dans ce championnat « dur et fort » qu’est l’antichambre de l’élite française. « Le championnat est très dense. Les promus montrent les crocs et les relégués ne sont pas tout en haut. Il y a une incertitude permanente », analyse Thomas Lamora. Du haut de sa quatrième place et déjà pourvu de cinq victoires, Caen en est une illustration majeure.

 

Seulement, les Caennais ont perdu deux de leurs trois derniers matchs et ont reçu une petite correction dans l’affiche au sommet qui les opposait vendredi à Pontault-Combault. Les sept buts d’écart (21-28) ont rappelé la fragilité de leur positionnement dans le haut du panier. « À force de jouer avec le feu, on a fini par se brûler, estime le vice-président. Il y a sûrement eu un relâchement inconscient. Mais désormais, on est prévenu. » Caen a eu tout le loisir d’analyser les défaillances observées face au néo-leader de Proligue. Elles partent d’un constat fort : « on a basculé dans des tentatives de jeu individuel, mais on n’a pas les joueurs pour cela ». Le mot d’ordre qui en découle est simple. Caen aspire à « se faire plus confiance, jouer ensemble » pour retrouver ce qui doit faire sa force : le collectif. « On a des joueurs de très bonne qualité, mais qui ont besoin des autres », résume Thomas Lamora.

 

Caen a gagné trois fois sur quatre à l’extérieur

 

Face à Sélestat, le collectif caennais ne devra pas faiblir sous peine d’être aussitôt puni. Ancienne équipe de Starligue, Sélestat est dans une bonne phase puisque aucun de ses quatre derniers matchs ne s’est soldé par une défaite. Les Alsaciens ont la particularité d’avoir déjà réalisé trois matchs nuls cette saison. « C’est une équipe jeune, qui défend fort au centre et qui court. Ils ont un ailier, Arthur Anquetil, qui marque beaucoup de buts. » Le jeune homme de 22 ans, neveu du double champion du monde Greg Anquetil et prêté par Montpellier, en est à 5,25 réalisations par match. Caen sait à quoi s’attendre mais n’a pas fait le voyage dans l’est en « victime expiatoire ». Ses résultats à l’extérieur ont nourri une certaine confiance. « Il y a forcément un peu de pression avant ce match, mais on n’a perdu qu’une fois en déplacement, rappelle Thomas Lamora. Ce sera un match âpre et ouvert. On n’oublie pas non plus que Sélestat est la première équipe qu’on a battue en LNH après notre montée… »

 

 

La saison dernière, le premier tour de la Coupe de la Ligue avait occasionné une première petite sensation pour Caen, qui s’était alors défait des Alsaciens. De quoi donner des idées un an et quelques mois plus tard, dans un contexte désormais tout autre… Les victoires à Créteil, Istres et Nice ont prouvé aux Vikings qu’ils étaient capables de performer loin de leurs bases. 

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