Les Vikings respirent mieux

25 mars 2017 Ecrit par 

Le Caen Handball peut désormais respirer sereinement. En battant Valence vendredi soir, il a quasiment assuré son maintien en Proligue. Les Vikings ont su s’appuyer sur une défense agressive pour faire basculer un match plus accroché que spectaculaire. Cette fois, le suspense a tourné en leur faveur (20-19).

 

« Les matchs à enjeu sont rarement très beaux à voir. » Les matchs de bas de tableau n’atteignant pas non plus des sommets techniques en règle générale, les 2 000 spectateurs du Palais des Sports n’ont pas vibré pour le spectacle proposé, vendredi soir. Quelques chiffres en donnent un aperçu, comme les seize ballons perdus dans le camp valentinois ou les vingt-six échecs au tir côté caennais. Malgré six arrêts seulement de ses gardiens, Caen a réussi à encaisser moins de vingt buts. Des chiffres étonnants pour un match pas tout à fait comme les autres. Disputé dans un Palais des Sports pas loin d’être plein dans sa configuration handball, il revêtait une importance capitale pour les deux adversaires. Cela explique sûrement sa physionomie fermée, tendue et longtemps indécise. « C’était le match le plus important de la saison, estime Adrian Rosales Pousada. On n’a pas fait notre meilleur match mais on s’est bagarré jusqu’à la fin. L’important est d’avoir gagné. »

 

Dans sa situation, Caen retiendra l’essentiel. Après quatre défaites de rang, l’issue du match était loin d’être acquise à son coup d’envoi. « Il y avait un peu de stress des deux côtés, reconnaît Florian Dessertenne. On a senti de la pression. On a su l’éliminer petit à petit, mais 5-2 après quinze minutes, c’est rare. C’était un match au couteau. » Les Vikings ont d’abord pris la meilleure option, avec ce départ plutôt positif malgré les sept minutes de mutisme initiales, puis ce sont les visiteurs qui ont viré en tête. Au cœur de la deuxième mi-temps, ils avaient trois buts d’avance. Le temps fort de Xavier Réchal a alors été des plus précieux, comme les arrêts de Stanko Abadzic. Le basculement s’est opéré à ce moment-là et Valence avait trop peu d’armes (Roby ne pouvant pas tout faire) pour revenir. « On a vraiment bien défendu, alors que les gardiens n’ont pas fait un si gros match que cela, poursuit le demi-centre caennais. La défense a fait un gros boulot. Stanko a bien fermé en deuxième mi-temps. »

 

« On aurait pu éviter de se faire peur »

 

En première période, Valence a alterné entre pertes de balle et buts, ne ratant que deux de ses tirs. Les Caennais, eux, ont affiché leurs lacunes dans la construction du jeu. Et à la finition, le manque d’efficacité s’est révélé criant. « Je ne sais pas pourquoi on a raté autant de tirs, s’interroge Adrian Rosales Pousada, lui-même auteur d’un 4/10. Peut-être qu’on était nerveux, peut-être que c’était la pression, je ne sais pas. On n’était pas dans les meilleures conditions après quatre défaites. Parfois, quand tu veux tout faire bien, tu en fais trop et tu ne joues pas comme tu sais le faire. » L’autre paramètre des échecs répétés au tir se nomme Marko Rajkovic, 17 arrêts à lui seul. « C’est un bon gardien mais on l’a plus fait briller qu’il n’a fait d’arrêts, avance Florian Dessertenne. Il avait dû bien étudier nos tirs à la vidéo, il anticipait beaucoup. » Le dernier rempart de Valence n’a pas tenu jusqu’au bout. Caen, avec Hamdi Mizouni à la baguette en deuxième mi-temps suite à la blessure de son capitaine, a trouvé les solutions en bout de course. « On aurait pu mieux gérer et éviter de se faire peur, mais on a quand même mieux maîtrisé la fin de match que d’habitude. »

 

Avec six points d’avance et le goal average sur Valence, premier relégable, à sept journées de la fin, Caen n’a raisonnablement plus rien à craindre. Pour dépasser les Caennais, les Valentinois devraient gagner quatre matchs de plus qu’eux sur les sept journées restantes. Quatre matchs, c’est le total des victoires drômoises cette saison. Le scénario semble impossible, mais Caen attend encore avant de se réjouir. « On n’est pas maintenus mais on a fait un grand pas. Ce serait bien d’aller taper Cherbourg, un match qu’on méritait de gagner à l’aller. Si on gagne, on sera maintenus. » Parole de capitaine. Les Vikings ont encore le week-end pour savourer. Dès lundi, ils prépareront un derby bas-normand qui promet.

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