Football. Le SM Caen peut construire dessus

04 décembre 2017 Ecrit par 

Malgré la défaite (1-2), le Stade Malherbe n’avait plus séduit de la sorte depuis bien longtemps. Les Caennais ont tenu la dragée haute à Lyon, hier soir, au point de lutter pour le nul jusque dans les dernières secondes.

 

Jamais cette saison les joueurs du Stade Malherbe étaient apparus aussi déçus après un match. Mains sur les hanches, allongés sur la pelouse ou assis les larmes aux yeux, les Caennais ne pouvaient cacher leur désarroi au coup de sifflet final. « C’est normal qu’il y ait de la déception, réagissait Patrice Garande en zone mixte. Ils ont tellement poussé qu’ils ont le sentiment d’être passés tout près de quelque chose. Dans le vestiaire, il y avait du silence. Je les ai réconfortés et félicités. Sur ce match-là, on a eu confirmation de beaucoup de choses. Il ne faut surtout pas les perdre. On sera récompensé dans les prochains matchs. » Si les Malherbistes ont des raisons d’être frustrés, ils peuvent difficilement nourrir des regrets au vu de la prestation fournie. Les vingt tirs décochés, les neuf corners obtenus et les trente-sept centres tentés en disent long sur les intentions normandes.

 

 

 

Hormis dans les dix minutes qui ont suivi le deuxième but lyonnais, Caen n’a eu de cesse d’avancer sur son adversaire, de prendre sa chance autant que possible et d’y croire sans relâche. « Globalement, on a fait un bon match, retient Patrice Garande. Je veux d’abord féliciter les joueurs parce qu’on n’avait pas tout ce qu’il fallait comme carburant. Cette équipe ne lâche jamais. On a toujours cette volonté d’aller chercher les choses. » À l’image d’un Ivan Santini toujours aussi volontaire, les Caennais n’ont jamais calculé leurs efforts. Ils ont terminé rincés sous les applaudissements nourris de leurs supporters. « On aurait voulu mettre un peu plus de folie au début du match mais on s’est laissé un peu endormir par cette équipe lyonnaise. Après, on fait le match qu’il faut, on a des occasions de but, on touche deux fois les poteaux… Il y a plein de choses à garder. Si on les garde et qu’on ajoute des choses dans certains domaines, sur le plan offensif, je pense qu’on va vivre une belle saison. » 

 

Ah, si l’attaque était plus efficace…

 

Dans un autre contexte, où l’urgence de points aurait prévalu sur le reste, Caen aurait sûrement ruminé cette défaite. Du haut de sa septième place, le Stade Malherbe peut envisager la situation autrement. Ce revers est porteur d’espoir. Le soulagement de Bruno Genesio après la rencontre en dit même long. « Caen est une équipe très difficile à jouer à domicile, donc c'était important de montrer qu'on avait beaucoup de caractère pour réagir après la défaite chez nous contre Lille. Félicitations aux joueurs. Ils ont été très courageux. On ne peut pas toujours être flamboyant dans le jeu, même si par séquences on a eu des actions assez intéressantes. Il faut savoir aussi de temps en temps mettre le bleu de chauffe, défendre ensemble, garder un résultat ensemble et c'est ce qu'on a réussi à faire », souligne l’entraîneur lyonnais.

 

 

 

À l’entame d’un mois de décembre chargé, puisque trois journées de Ligue 1 restent à disputer et qu’un huitième de finale de Coupe de la Ligue s’incorporera le 12 décembre, les enseignements restent positifs. « J’ai dit aux joueurs qu’il fallait bien récupérer pendant deux-trois jours pour bien préparer le match de Toulouse. Il y a encore des points à prendre d’ici la trêve. On joue Toulouse, Guingamp, on va au Parc. On va de nouveau avoir une semaine à trois matchs. C’est compliqué pour nous. Mais si on garde cet état d’esprit-là, on aura encore la force de ramener quelque chose. » Seule inquiétude persistante : le secteur offensif, toujours en difficulté dans la finition. Contre Lyon, Ronny Rodelin n’a pas été aussi incisif que les semaines précédentes, même s’il a touché le poteau, et il a provoqué le deuxième but adverse. Christian Kouakou n’a jamais réussi à se mettre en position de marquer, ni un Jan Repas toujours aussi décevant. Quant à Jordan Nkololo, pas inintéressant, il lui manque quelques centimètres de précision dans le dernier geste. 

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