Football. Une claque à digérer et comprendre

06 novembre 2017 Ecrit par 

Le Stade Malherbe a sombré devant Marseille, hier soir, et concédé une défaite aussi lourde (5-0) que méritée. Auteurs d’une prestation catastrophique dans le sillage d’un schéma de jeu qui n’a pas fonctionné, les Caennais vont avoir le temps de ruminer leur défaite. La trêve internationale tombe au mauvais moment.

 

Il a suffi d’une défaite pour que la foudre s’abatte de nouveau sur Patrice Garande. Si elles n’étaient pas habituées, les oreilles de l’entraîneur caennais auraient sérieusement sifflé hier soir quasiment dès les premières minutes du match contre Marseille. Sur les réseaux sociaux, nombre de supporters caennais se sont déchaînés face aux choix adoptés par le staff caennais au stade Vélodrome. Le 5-3-2 privilégié au coup d’envoi, et conservé jusqu’au bout, s’est révélé être un cuisant échec sur toutes les lignes. Il a aussi fait rejaillir en un rien de temps les vieux démons de la saison passée, dont la défense à cinq avait presque valeur de symbole. Parti sur de mauvaises bases, le Stade Malherbe s’est enfoncé aussitôt dans une médiocrité abyssale. Rémy Vercoutre, exceptionnel pendant 42 minutes, n’a pu que retarder une échéance extrêmement méritée.

 

Après 25 minutes de jeu, Caen n’avait réussi qu’une passe sur deux en moyenne (55 % de passes réussies). Cette seule statistique en disait long sur sa totale défaillance du jour. À l’arrivée, les cinq buts encaissé n’ont rien de cher payé au regard de la totale domination marseillaise et des 29 tirs tentés par les attaquants olympiens. Pire, Marseille affichait 79 % de possession de balle à la mi-temps devant des Caennais totalement dépassés par les événements dans leur bloc beaucoup trop bas. Les intentions affichées par Patrice Garande deux jours plus tôt en conférence de presse (« Il ne faut pas aller là-bas pour subir. Si on ne se lâche pas là-bas, si on n’y a pas avec ambition, ça ne sert à rien. Il faudra jouer le plus haut possible, défendre en avançant et avoir une bonne utilisation du ballon. L’idée n’est pas d’aller là-bas pour défendre. ») avaient été oubliées en Normandie.

 

« On est tous passé au travers », P. Garande

 

Le Stade Malherbe aurait-il d’abord échoué dans son approche du match ? Patrice Garande a livré quelques éléments de réponse au micro de France Bleu Normandie. « On a joué beaucoup trop bas, alors qu'on avait prévu de jouer le plus haut possible, on a joué en reculant alors qu'on voulait avancer sur l'adversaire et puis on a perdu les duel, alors face à une équipe avec de telles qualités... » L’entraîneur caennais, évoquant une « soirée cauchemar » ne s’est pas exempté de responsabilités. « C’est un jour où on est tous passé au travers, pas que les joueurs, moi aussi, le staff, notre système. On a loupé notre soirée. » Caen, qui n’avait encaissé que huit buts en onze journées, en a pris cinq d’un coup. Le retour d’Alexander Djiku n’en est que plus attendu, et l’absence pour un mois encore de Youssef Aït Bennasser plus inquiétante… Sans lui, Caen n’est définitivement pas la même équipe.

 

Reste que la responsabilité première de cette correction reste à mettre au discrédit de ses premiers acteurs, les joueurs. « On devait avoir un bloc assez compact et se projeter à la récupération du ballon, mais on n’a pas réussi à faire ça puisqu’on perdait le ballon à chaque fois qu’on le récupérait, constate froidement Baïssama Sankoh. On n’a pas été bon et on a manqué de rigueur. » Le score final a au moins le mérite de révéler pleinement les profondes lacunes caennaises de la soirée. Peut-être remettra-t-il aussi les idées en place. « Des fois, une bonne baffe fait du bien pour repartir de l’avant, positive Damien Da Silva sur le site de France Bleu. C’est un match, ce n’est qu’une défaite, l’important est de l’analyser afin de repartir de l’avant le plus vite possible. » La trêve internationale tombe toutefois au plus mauvais moment. Caen va avoir beaucoup de temps pour ruminer son échec, qui ne l’empêche pas toutefois de conserver une septième place satisfaisante. La zone rouge est toujours à huit points. Et, après tout, Saint-Etienne, Angers et Guingamp en ont eux aussi pris cinq voire plus ce week-end...

Qui sommes-nous ?

Lancé en novembre 2009 par Aline Chatel, Sport à Caen est animé par une équipe de passionnés.

Rejoindre l'équipe

Vous êtes passionné(e) de sport et souhaitez rejoindre l'équipe rédactionnelle de Sport à Caen ?

Contactez-nous : recrutement@sportacaen.fr

Nous contacter

Une demande de renseignement, une question, un commentaire, des idées à partager ? N'hésitez pas à prendre contact avec nous !

contact@sportacaen.fr