Football. Le pragmatisme à la caennaise

25 septembre 2017 Ecrit par 
Ivan Santini n'a jamais marqué un but pour du beurre cette saison. Et Caen n'en a jamais encaissé un seul qui ne comptait pas davantage dans le résultat final.

Deuxième meilleure défense du championnat, le Stade Malherbe a réalisé son troisième clean sheet de la saison samedi soir contre Amiens (1-0). C’est aussi la troisième fois que les Caennais ont gagné d’un but. Ils marquent relativement peu, mais toujours à bon escient

 

« Je ne suis pas italien, mais quand Ranieri gagne 1-0, il est content. Et quand je gagne 1-0, je suis content aussi ! » Patrice Garande avait de quoi arborer un franc sourire samedi soir. En décrochant sa quatrième victoire de la saison, son équipe remontait à la huitième place du classement à sept points de la zone rouge. Alors l’entraîneur caennais ne faisait pas la fine bouche devant le score étriqué. Qu’importe si Caen a dû faire la différence sur un penalty sévère, mais bien réel. « On aurait pu être plus efficace, mais on a gagné. Dans les intentions, c’était comme je pouvais l’espérer. Quand une équipe se crée des occasions de but, c’est qu’elle est en bonne santé. Si on avait fait un match sans frappe, sans occasion, on aurait pu se poser des questions. »

 

Des situations, Caen s’est est procurées bien plus qu’à Nantes la semaine d’avant. Il s’en est parfois fallu de peu pour qu’elles se concrétisent. Au-delà de cet aspect purement offensif, les Caennais ont affiché une maîtrise rassurante. Face à une équipe d’Amiens trop faible techniquement, ils ont dicté le tempo de la rencontre et ont rarement été en danger. Les Picards n’ont d’ailleurs pas cadré une seule de leurs rares tentatives. Alors certes, il y a eu des frayeurs, mais la supériorité locale était manifeste. Caen a confirmé avec force sa solidité défensive, même sans Alexander Djiku et Youssef Aït Bennasser un cran plus haut.

 

« L’œuvre de toute l’équipe »

 

Quatre buts encaissés en sept matchs, c’est une réelle prouesse qui mérite d’être appréciée à sa juste valeur. Le Caen fébrile de la saison dernière semble déjà très loin. « C’est un tout, répète inlassablement Patrice Garande. Quand on ne prend pas de but, c’est l’œuvre de toute l’équipe. Il y a beaucoup d’investissement, beaucoup de communication. Même à l’entraînement, les joueurs se parlent d’eux-mêmes, analysent… Il faut garder ça parce que c’est la base pour gagner des matchs. Quels que soient les joueurs alignés au coup d’envoi, il y a ce collectif cet état d’esprit qui veut que tout le monde participe à la récupération du ballon. »

 

Et dans ce collectif, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Finalement, le seul qui n’a pas vraiment eu besoin de le faire samedi dernier était Rémy Vercoutre, même si présenter la chose ainsi est forcément réducteur. Les autres ont eu droit aux louanges de Patrice Garande. « Défensivement, Jan (Repas) commence à bien comprendre les choses. Au milieu, on connaît les qualités de récupérateur de Jonathan Delaplace et son volume de jeu. Ivan (Santini) travaille beaucoup, c’est monstrueux ce qu’il fait. » Et sa défense le lui rend bien. « Si on veut continuer d’attaquer, se procurer des occasions, il faut que les joueurs offensifs sentent que c’est solide derrière. » À l’image d’un Romain Genevois très performant dans son rôle d’intérimaire, aux côtés d’un Damien Da Silva épatant de régularité au plus haut niveau, la solidité est effectivement de mise derrière.

 

Seulement deux buts inscrits dans le jeu

 

 

En revanche, Caen reste peu prolifique. Parmi les six buts marqués cette saison, un total qui fait de Caen la treizième attaque de Ligue 1, seuls deux l’ont été dans le jeu. Ivan Santini a marqué deux fois sur penalty et Damien Da Silva une fois sur corner. Un csc est venu agrémenter le tout. Il n’y a guère que Ronny Rodelin face à Metz et Ivan Santini à Lille qui ont réussi à marquer sans l’aide d’un coup de pied arrêté ou sans que l’adversaire ne le fasse lui-même. Caen marque peu, mais toujours à bon escient. Ses trois défaites ont été concédées sur le même score de 1-0. Une seule de ses quatre victoires a été obtenue avec un but de marge (0-2 à Lille). Finalement, il y a peut-être du sang italien qui coule dans les veines de Patrice Garande. Après Nantes et Montpellier, Caen est l’équipe dont les matchs sont les moins riches en buts. Et ce sans avoir fait le moindre 0-0.

Qui sommes-nous ?

Lancé en novembre 2009 par Aline Chatel, Sport à Caen est animé par une équipe de passionnés.

Rejoindre l'équipe

Vous êtes passionné(e) de sport et souhaitez rejoindre l'équipe rédactionnelle de Sport à Caen ?

Contactez-nous : recrutement@sportacaen.fr

Nous contacter

Une demande de renseignement, une question, un commentaire, des idées à partager ? N'hésitez pas à prendre contact avec nous !

contact@sportacaen.fr