Football. Caen apprend vite

24 septembre 2017 Ecrit par 

Une semaine après sa défaite à Nantes, qui mettait un terme à une série de trois victoires consécutives, le Stade Malherbe est reparti de l’avant contre Amiens (1-0). Un penalty transformé par Ivan Santini a suffi à faire la différence et alimenter le compteur points. Sixième, Caen a déjà 12 points à son actif, soit 7 de plus que le premier relégable.

 

C’était une des questions d’avant-match : comment le Stade Malherbe allait-il réagir après la défaite concédée un peu plus tôt à Nantes ? La réponse ne s’est pas fait attendre, et elle a été dans l’ensemble convaincante. « Après Nantes, on m’a demandé si je ne craignais pas que ça casse une dynamique. Les joueurs ont montré que non », relève Patrice Garande. Nettement dominateur contre un Amiens SC palot, très vite dans le dur, Caen a démontré une maîtrise intéressante sur les débats. Les Caennais ont rarement été mis en danger, même si une ou deux sautes de concentration auraient certainement coûté plus cher contre une autre équipe, et ils ont su se procurer des occasions franches.

 

Une « continuité » qui paye

 

En somme, sans mauvais jeu de mot, Caen a retenu contre Amiens les leçons tirées de son précédent match en Loire-Atlantique. « Ce qui m’intéresse, c’est qu’ils continuent de se projeter vers l’avant, de créer du jeu et surtout de manière efficace. C’était le thème du match : garder tout ce qu’on faisait depuis le début mais être à la recherche de l’efficacité. On aurait pu être plus efficace, mais on a gagné. » Pour l’entraîneur caennais, la satisfaction est double. Le résultat se mêle à la manière. « Le match de Nantes nous a servi. Encore une fois, on a eu une bonne maîtrise en première mi-temps, hormis peut-être dans les dix dernières minutes où on s’est un peu trop précipité. Il fallait surtout ne pas tomber dans le piège tendu par Amiens, une équipe qui jouait avec un bloc équipe très compact et qui allait très vite en contre. L’idée était de continuer à attaquer, à forcer le verrou, en faisant un minimum de fautes sur le plan technique. Sur des passes ratées ou sur des contres, ils pouvaient nous faire mal. Je suis assez content de la façon dont ça a été géré. »

 

 

Patrice Garande voit encore dans la victoire des siens la « récompense d’une certaine continuité », en particulier sur le plan comportemental. « Je l’ai déjà dit, je suis content de ce que les joueurs dégagent, de l’attitude et de leur comportement dès le coup d’envoi. Ils ont cette volonté de s’imposer et de jouer d’une certaine façon. On est en progression par rapport à l’année dernière dans notre jeu. » Il n’en demeure pas moins qu’il a fallu un penalty plutôt généreux pour faire finalement la différence, malgré les 17 tirs à 2 d’après les statistiques d’Opta. Ce n’est pas faute d’avoir vu un Ivan Santini bien plus actif qu’à Nantes – même si ce n’était pas très compliqué – et une projection vers l’avant intéressante. Extrêmement solide défensivement, Caen doit encore progresser dans le registre offensif.

 

Après avoir songé au 4-3-3, Patrice Garande a privilégié le 4-4-2

 

Contre Amiens, Patrice Garande avait décidé de conserver son système en 4-4-2 malgré l’absence de Youssef Aït Bennasser. Jonathan Delaplace était titulaire aux côtés de Julien Féret. Pas avec la même qualité technique que l’international marocain, mais bien avec le volume de jeu qu’on lui connaît. « Je l’ai trouvée très bonne, cette paire, estime l’entraîneur caennais. Il ne faut pas comparer Youssef et Jonathan Delaplace. J’ai trouvé qu’il y avait une bonne relation entre Julien (Féret) et Jonathan. Globalement, je suis content de ce que j’ai vu. C’est sûr que le jeu est un petit peu différent. J’ai trouvé que Jo (Delaplace) avait fait un bon match. Julien (Féret) est dans la continuité de ce qu’il fait depuis le début. C’est intéressant. » Le résultat final n’a donc donné aucun regret au technicien quant à son choix de ne pas revenir au 4-3-3 utilisé lors des deux premiers matchs de championnat. « J’y ai pensé mais j’avais un autre problème. J’étais obligé de faire jouer un joueur qui avait joué 45 minutes depuis le dernier match de préparation (Baissama Sankoh, ndlr). Il n’aurait pas pu finir le match. Et il y avait tellement de choses qui fonctionnaient dans ce système-là… »

 

 

 

Patrice Garande s’est en revanche risqué à aligner Hervé Bazile à droite, compte tenu notamment du forfait de Christian Kouakou. Le gaucher évolue habituellement sur l’autre aile. Moins performant à droite, il s’en est toutefois bien tiré. « L’idée était d’avoir des pieds inversés (avec le droitier Jan Repas à gauche, ndlr) pour permettre à nos latéraux de prendre les couloirs, explique l’entraîneur malherbiste. C’était aussi une façon, par rapport à l’équipe d’Amiens qui mettait beaucoup de densité dans l’axe, de libérer les couloirs. On avait travaillé différents systèmes dans la semaine. » Même freiné par les blessures, Caen continue de surfer sur sa bonne dynamique. Et gagner sans Alexander Djiku, Youssef Aït Bennasser, Christian Kouakou ni Stef Peeters, c’est toujours bon à prendre…

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