Football. Repas pas encore prêt, des entrants convaincants

12 septembre 2017 Ecrit par 

Le Stade Malherbe a obtenu samedi soir sa troisième victoire consécutive, qui lui permet de passer la semaine au chaud à cinq points du premier relégable Strasbourg. Cette fois, les Caennais ont dominé Dijon dans la douleur. Pour ses grands débuts sous le maillot caennais, Jan Repas a été quasi transparent. À l’inverse, les entrants ont joué un rôle de premier plan.

 

Jan Repas en difficulté

 

Arrivé deux semaines plus tôt pour repartir presque aussi vite en sélection, Jan Repas abordait la réception de Dijon sans grands repères au Stade Malherbe. « Il n’a fait que deux séances avec nous, précise Patrice Garande : une séance de récup’ et la séance d’avant-match. » Pour tenter de compenser le manque de préparation collective, le staff caennais avait concocté une vidéo à l’adresse du jeune joueur, misant par ailleurs sur son intelligence de jeu pour s’adapter le plus rapidement possible. Cela n’a pas suffi.

 

Bougé dès les premiers duels par des défenseurs dijonnais bien décidés à lui rendre la vie dure, Jan Repas n’a jamais pesé dans cette rencontre. Timoré, le milieu droit n’a pris aucune initiative et a aussi peiné techniquement. Et le manque d’automatismes avec Frédéric Guilbert fut criant.

 

 

L’analyse statistique (par @StatMalherbe)

 

 

L’analyse de Patrice Garande

 

« Cela a été difficile pour Jan, mais il faut être à la fois indulgent et patient. Il ne parle pas un mot de français et je baragouine un peu anglais. Le seul travail qu’on a pu faire ensemble, c’est un montage vidéo pour bien lui expliquer nos principes de jeu. Il a joué dans la période où on était le moins bien, où on a eu le moins de maîtrise technique. C’est un bon joueur mais c’est un jeune joueur. Je ne suis pas surpris. Il va lui falloir un temps d’adaptation mais c’est un garçon à l’écoute, qui est très intelligent, qui sent le foot. Il a commencé, on a gagné, il est heureux. »

 

 

Des remplaçants qui font la différence

 

Face à Dijon, le salut est venu des entrants. Le centre au cordeau de Christian Kouakou a poussé Cédric Yambéré à la faute, devant un Ivan Santini qui aurait inévitablement converti l’offrande si elle n’avait pas été touchée une fraction de seconde plus tôt. L’attaquant ivoirien, prêté à Nîmes la saison dernière, est une des satisfactions des premiers mois de compétition. « Il fait partie des garçons qui ont beaucoup progressé, juge Patrice Garande. C’est quelqu’un sur qui je compte et qui aura son rôle à jouer. » Sans Hervé Bazile, qui ne s’estimait pas en pleine possession de ses moyens après sa blessure à l’ischio, Christian Kouakou aurait même pu espérer une place dans le onze de départ. « Il revenait de blessure et n’avait fait qu’une séance, précise son entraîneur. Avec le forfait de dernière minute d’Hervé, je n’avais plus qu’un attaquant. Christian est très intéressant quand il rentre. »  Son profil percutant a de quoi dynamiter bien des défenses quand les jambes commencent à tirer…

 

 

L’autre entrant du soir a également fait belle impression. En sortant Vincent Bessat au profit de Stef Peeters, Patrice Garande a pourtant dû revoir son plan de jeu. Le 4-4-2 en vigueur depuis quelques matchs a cédé la place à un milieu à trois. « Pour moi, c’est un joueur de 4-4-3. Cela m’offre plein de possibilités. » Fraîchement arrivé sur la pelouse, Stef Peeters s’est fendu de deux superbes passes, dont l’une d’elles n’a pas été loin de déboucher sur un but quand Christian Kouakou a légèrement trop croisé sa frappe. Très propre techniquement, doté d’une belle vision du jeu, le Belge monte en puissance dans son nouvel effectif. « C’est un très bon joueur, il a une patte gauche fantastique, rappelle Patrice Garande. Il fallait qu’il digère la préparation. Il faut être patient. [Samedi] soir, il a été vraiment très bon. »

 

 

 

Pas sûr que cela suffise à redéfinir la hiérarchie au milieu de terrain, malgré le manque de régularité de Julien Féret au meilleur niveau, mais les solutions n’en sont que plus nombreuses pour Patrice Garande. Une chose est sûre, Caen a un banc plus riche que la saison dernière. Et dans ce domaine aussi, l’état d’esprit est primordial. « Tant qu’on gardera cette volonté, il y a du talent et cet esprit de groupe qui nous permettront de prendre des points. »

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