Football. Moins brillant, mais tout aussi efficace

10 septembre 2017 Ecrit par 

Jamais depuis octobre 2015 le Stade Malherbe n’était parvenu à enchaîner trois victoires de rang en Ligue 1. C’est désormais chose faite depuis le succès décroché devant Dijon hier soir au stade d’Ornano. Moins séduisant dans le jeu que face à Lille et Metz, Caen a forcé la différence avec une bonne dose d’abnégation.

 

 

C’est une victoire en plusieurs temps qu’a décroché le Stade Malherbe face à Dijon. L’entame de match volontaire a été récompensée dès la cinquième minute de jeu via un penalty provoqué et transformé par Ivan Santini. « Après avoir marqué ce but, on a un petit peu déjoué, on a reculé, déplore Patrice Garande. Nous n’avons plus gagné les duels au milieu, si bien que nous avons été mis en difficulté par une belle équipe de Dijon. » Parfois poussif, parfois timoré, Caen a peu à peu laissé son adversaire prendre le contrôle du tempo.

 

Le milieu de terrain, si performant lors de ses précédentes sorties, a pioché. Youssef Aït Bennasser et Julien Féret sont tous les deux passés à côté de leur première mi-temps. Comme Vincent Bessat et surtout Jan Repas, très en difficulté pour sa première, n’ont pas été plus performants dans les couloirs, les Caennais ont logiquement plié sous les coups de boutoir adverses. Et ils ont fini par rompre logiquement en fin de première mi-temps avec l’égalisation de Jordan Marié.

 

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Du mieux en deuxième mi-temps et un souffle nouveau après le rouge

 

« On s’est dit à la mi-temps de n’avoir pas peur de jouer plus haut, d’aller les chercher, d’être plus rigoureux sur les deuxièmes ballons au milieu. On a commencé à gagner plus de duels. J’ai senti qu’on était mieux dans cette deuxième mi-temps », avance Patrice Garande. Caen a montré plus d’allant, notamment grâce aux très bonnes rentrées de Christian Kouakou (62’) et Stef Peeters (69’), mais il a fallu attendre le carton rouge d’Adama Mbengue pour sentir un nouveau souffle dans le jeu caennais. Ce n’est pas un hasard si but contre son camp d’un Cédric Yambere bien malheureux hier soir, puisqu’il avait aussi provoqué le penalty d’Ivan Santini, est arrivé quelques secondes après la sévère sanction infligée au sénégalais.

 

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À 10 contre 11, les Malherbistes se sont rués à l’attaque dès l’action suivante, avec une nouvelle détermination dans leurs attitudes. L’excellent centre tendu de Christian Kouakou n’a pu être maîtrisé par le défenseur bourguignon. « Après, le mental et la solidarité ont fait qu’on a tenu. Ça me plaît, des matchs comme celui-là. Cette équipe dégage quelque chose, c’est ce qu’il faut garder. En deuxième mi-temps, on a cherché constamment à poser des problèmes à l’adversaire. » Les Caennais se sont montrés bien plus dangereux que leurs adversaires, avec Christian Kouakou, Ivan Santini et Stef Peeters logiquement, d’où l’issue qu’Olivier Dall’Oglio trouve lui-même normale.

 

« Quand le match commence, il se passe quelque chose »

 

« Cette défaite est logique, estime le technicien dijonnais. C’est compliqué de gagner des matchs en jouant comme ça. Je retiens deux choses : les fautes techniques, parce qu’il y a eu beaucoup trop de pertes de balle de notre côté, et notre insuffisance dans les duels défensifs. Il y a eu beaucoup de laisser-aller. L’impact, ce sont les caennais qui l’ont mis. Caen a été solide, et nous avons été notre principal adversaire. On doit faire mieux que ça. »

 

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Caen s’est à nouveau appuyé sur les valeurs qu’il véhicule en ce début de saison pour s’offrir ce succès synonyme de cinquième place, devant Lyon, Marseille ou Nice. « Quand cette équipe joue, elle dégage quelque chose. Quand le match commence, il se passe quelque chose. C’est ça qui est intéressant. C’est encore beaucoup trop tôt, mais cette place valide l’investissement des joueurs, la qualité qu’ils mettent à l’entraînement. Ce qui donne confiance aux joueurs, ce sont les victoires. Et celle-là me plaît aussi parce qu’elle a été acquise dans la difficulté. Ils ne se sont pas désunis, ils sont restés organisés, solidaires et y ont toujours cru. » Les Normands ont montré qu’ils connaissaient la recette, ou plutôt les recettes, du succès. À confirmer, encore et toujours, mais très encourageant.

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