Football - SM Caen. Les attitudes, ça change tout !

08 septembre 2017 Ecrit par 

Huitième de Ligue 1, le Stade Malherbe sort d’un mois d’août plutôt convaincant sur le plan des résultats comme sur celui du jeu produit. Mais ce qui a surtout frappé, hormis lors de l’entame ratée contre Montpellier, c’est l’état d’esprit démontré par les Malherbistes.

 

 

Le petit supplément d’âme est une notion qui a la vie dure dans le sport, en particulier collectif. Il ne fait pas tout, mais il peut rendre de fiers services. Ce supplément d’âme, il fallait bien gratter pour le trouver la saison dernière au Stade Malherbe. Et même une recherche approfondie pouvait ne pas suffire. Cette saison, pas besoin de creuser trop loin pour la voir apparaître. Contre Lille, elle a sauté aux yeux. Il y avait du Malherbe 2015-2016 dans la volonté d’avancer ensemble sur le porteur et de faire front solidairement. Beau joueur, Marcelo Bielsa reconnaissait alors que les Caennais avaient « imposé leur style ». Patrice Garande saluait dans le même temps la « détermination » affichée par ses joueurs, la même que celle qu’ils avaient proposée une semaine plus tôt devant Saint-Étienne sans en être récompensés, disait-il.

 

Cette dynamique, Caen l’a encore alimentée contre Metz, dans un style différent, mais avec la même envie en filigrane. « L’expression collective de l’équipe me plaît beaucoup parce que tout le monde est sur la même longueur d’onde », résume Patrice Garande. La raison puise sûrement son origine dans deux paramètres : le recrutement opéré durant l’intersaison et le réajustement tactique orchestré par l’entraîneur caennais dans la foulée. Deux paramètres intimement liés, dans la mesure où le passage en 4-4-2 n’a été rendu possible que par l’arrivée de Youssef Aït Bennasser. « Il a apporté une maîtrise technique et une sérénité que nous n’avions pas autant l’année dernière. » En parallèle, la signature d’Alexander Djiku en défense centrale a donné de nouvelles garanties dans ce secteur de jeu. « Alex nous permet de jouer plus haut. Damien (Da Silva) et lui ont plus la capacité d’anticiper la profondeur ou de rattraper les coups. Cela permet de mieux attaquer ensuite. »

 

Un projet défensif qui parle à tous

 

Manifestement convaincus par l’animation du système proposée par leur staff, les joueurs témoignent sur le terrain d’un enthousiasme nouveau. « Ma grande satisfaction, c’est l’attitude globale de l’équipe, ce qu’elle dégage, et le comportement des joueurs, assène Patrice Garande. Ils donnent tous quelque chose les uns pour les autres. » Des velléités frappantes contre Metz sur le plan offensif, mais surtout visibles dans le registre défensif depuis le coup d’envoi de la saison. Non seulement Caen n’a encaissé que deux buts en quatre matchs, une performance que seul le Paris Saint-Germain est parvenu à égaler, mais c’est aussi l’équipe qui a réalisé le plus d’actions de pressing derrière Saint-Étienne.

 

stats attitude sept17

 

L’autre élément clé que livre cette infographie de l’excellent blog Stat Malherbe, c’est le ratio entre le nombre de buts encaissés et le nombre de tirs subis. La saison dernière, Rémy Vercoutre allait chercher le ballon au fond de ses filets tous les 6,5 tirs. Depuis le début de la saison, celui qui enregistre le deuxième taux d’arrêts par match dans ce championnat, n’est battu que tous les 20 tirs. Son début de saison quasi-parfait n’y est pas étranger, mais le dernier rempart caennais doit aussi beaucoup aux sacrifices réalisés devant lui pour gêner les tireurs, contrer les tirs ou obliger à tenter sa chance de trop loin pour être véritablement dangereux. « On est beaucoup plus costauds, on le sent au niveau du groupe, pas seulement des défenseurs, estime Damien Da Silva. Tout le monde fait les efforts défensifs, notamment les milieux. On les voit revenir à fond quand on prend des contres. On s’est amélioré sur ça. Cela nous fait énormément de bien. Ça motive tout le monde de voir les attaquants revenir et tacler. Mentalement, ça apporte beaucoup de voir des joueurs qui se battent sur tous les ballons. »

 

"Pas le droit de faire en-dessous dans la combativité"

 

Alors qu’il semblait impossible de s’extraire de la spirale négative la saison dernière, Caen a repris confiance et tend à le démontrer sur le terrain. « C’est important que les joueurs croient en ce qu’ils font et que cela soit valorisé par des victoires », fait remarquer Patrice Garande. La saison 2016-2017 est en passe de n’être plus qu’un mauvais souvenir. « Il y a une nouvelle dynamique, constate Damien Da Silva. On n’a pas oublié la saison dernière, on ne veut pas la revivre. On voulait tourner la page, ce qu’on a bien fait. Les nouveaux, qui n’ont pas connu ça la saison dernière, apportent cette fraîcheur. Ils ont envie de prouver. Ils nous apportent beaucoup de fraîcheur. » Reste que la vérité de trois bons matchs est encore très précaire. Le défenseur central, symbole du renouveau caennais de ce début de saison, sait qu’il est trop tôt pour les certitudes. « Dans le foot, ça va très vite. Mais maintenant, on sait sur quoi s’appuyer. On a vu de quoi on était capables. On n’a pas le droit de faire en-dessous, dans la mentalité, dans la combativité. Il y aura forcément des matchs où on sera moins bon, mais tant qu’on se battra, ce sera bien. »

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