Football - N3. St-Lô et Dives, même combat

03 novembre 2017 Ecrit par  Bernard Guyonnet
Nicolas Fautrat, le coach de Saint-Lô.

Cette 8ème journée va-t-elle confirmer la suprématie actuelle de St-Lô ou accoucher d’un nouveau leader ? Ils sont trois, Mondeville, Évreux et Quevilly R.M. à guetter un éventuel faux-pas des Saint-Lois chez leurs voisins avranchinais, et prêts à s’emparer de la première place. En bas de tableau, après Alençon le week-end dernier, les Divais vont-ils à leur tour, remporter leur premier succès ? Voilà les principaux enjeux de cette journée, mais pas que… Présentation.

 

Avranches / St-Lô

Quelques heures avant d’embarquer pour Morne-à-l’Eau et de goûter à l’hospitalité guadeloupéenne, les Saint-Lois aimeraient bien conserver leur invincibilité. Face à l’US Avranches qui allait mieux mais qui est retombée dans ses travers à Alençon, la partie ne sera peut-être pas aussi disproportionnée que le classement des deux protagonistes peut le laisser croire. Joël Lembo et Thomas Vauvy, deux anciens de l’USA qui ne seront pas les moins motivés au moment de pénétrer sur Fenouillère, auront pris soin de mettre leurs équipiers en garde. S’ils parviennent à propager leur détermination à  l’ensemble du groupe, l’équipe pourrait passer ce nouvel écueil sans dommage. Il sera alors temps, ensuite, de préparer tongs et bermudas. Mais attention toutefois à ce match qui pourrait ressembler à une chausse-trape surtout si Christophe Duboscq réussit à refonder l’unité de son groupe. Ce ne sont pas les talents individuels qui manquent. Il faut juste qu’ils se mettent au diapason…  

 

Oissel / Mondeville

Remporter trois victoires consécutives, seuls Evreux et Oissel ont réussi cette performance. Sauf que pour les Osseliens, la série est en cours et elle peut atteindre les quatre unités en cas de succès ce samedi contre Mondeville. A l’opposé, Il est bon de noter qu’une victoire mondevillaise serait également la troisième de suite et permettrait aux joueurs de Tony Rouillon d’envisager une série plus longue dès la venue d’Alençon lors de la prochaine journée. On le voit, ce sont deux équipes en forme qui vont s’opposer, en avant-première (samedi 15h00) à Marcel Billard. Au cours de leurs trois derniers matches, les joueurs de Romain Djoubri l’ont emporté deux fois (1-0) grâce à un pénalty à chaque fois et leur dernier succès à Malherbe, pas le moins glorieux, s’est construit en 60 secondes. C’est la preuve d’un hyper réalisme. Comme de leur côté, les équipiers de Benjamin Morel ont appris à mieux gérer leur maitrise du jeu, en évitant notamment de se lancer inconsidérément à l’abordage, on peut s’attendre à une partie équilibrée dans la possession et fermée tactiquement. Dans ces conditions, un partage des points n’est pas à exclure…

 

Evreux / Bayeux

Après sa défaite à Mondeville qui lui a fait perdre la tête du classement, Evreux FC va-il rebondir lors de la réception de Bayeux ? Ses joueurs ne vont-ils pas plutôt avoir l’esprit au match de gala qui les attend une semaine plus tard contre les pros du Havre AC ?  D’abord, on peut dire que l’échec à Mondeville est relatif car si le résultat du match est négatif, la prestation est plutôt à ranger dans les points positifs. Et puis, faut-il préciser que le titre n’a jamais constitué pour eux une obsession ni même un objectif ? Concernant le choc contre le HAC, difficile de passer outre car, consciemment ou inconsciemment, les joueurs l’auront dans un coin du cerveau. Les Bayeusains, qui sont loin de cette agitation médiatique, profiteront-ils de cette forme de retenue qui ne manquera pas d’habiter les rangs adverses ? Pour eux aussi, la froide réalité des chiffres (2 points lors des 4 derniers matches) n’engendre pas forcément un optimisme délirant mais elle ne montre pas forcément la réalité du terrain. Le BFC souffre surtout d’un manque d’efficacité en attaque qui plombe des prestations souvent abouties. Une équipe capable d’aller tenir Dieppe en échec sur sa pelouse ne peut être prise à la légère. Ce sera sans doute le sens du briefing de Dramane Dillain. Sera-t-il écouté ? Oui sans doute. Sera-t-il entendu ? That is the question…

 

Quevilly RM / Rouen

Voilà sans doute, dans ce groupe J, le face à face qui se rapproche le plus de la notion que l’on peut se faire d’un  derby. Encore plus depuis l’avènement de Quevilly R.M. (* voir chapitre ci-dessous). Après un départ tonitruant, les Quevillais avaient traversé un petit passage à vide qui leur a coûté le fauteuil de leader. La dernière journée leur a permis de retrouver le chemin du succès et de se replacer dans le sillage du leader saint-lois. De bon augure avant d’accueillir le voisin rouennais et ses troupes de supporters aussi bruyants que motivants ? Sans doute, mais il faudra faire plus qu’à Bayeux où la victoire n’aurait jamais dû échapper aux locaux. Le FCR traverse, quant à lui, une période faste avec deux victoires (3-1 à Dives, 3-1 contre Dieppe) et un parcours en Coupe de France qui se prolonge. C’est donc avec une grande confiance que les hommes de Manuel Abreu vont franchir les quelques hectomètres les menant au stade Michel Mutel de Petit Quevilly. Eux aussi ont recollé aux premières places du classement, voilà pourquoi cette rencontre mérite le label « match au sommet »… Messieurs, ne nous décevez pas !

 

Dieppe / Pacy Menilles

Pacy vient de réaliser deux 0-0 consécutifs. Le premier qui ressemble à une grosse perf’ puisque obtenue sur le terrain du leader saint-lois avait apporté beaucoup d’espoirs mais le second 0-0 à domicile contre Dives a renvoyé l’équipe dans ses tourments. Avec 5 buts à leur compteur dont 4  contre des Bayeusains qui avaient été plutôt complaisants en cette chaude soirée du mois d’août, les Pacéens présentent un bilan catastrophique. Et même si leur défense est à classer parmi les plus hermétiques du groupe, cette lacune offensive pose problème. Si elle devait persister, cela constituerait un énorme handicap dans la course au maintien. Certes à Dieppe, ce samedi, il sera surtout question de bien défendre avant de songer à un autre objectif car les locaux, dans une mauvaise passe, vont sans doute attaquer la partie tambour battant. Eliminés en coupe puis malmenés contre Bayeux, les hommes de Jean-Guy Wallemme ont complètement craqué à Rouen lors d’une deuxième période qu’ils avaient abordée avec un but d’avance mais un joueur en moins. Désormais, ils ont un impératif besoin de renouer avec le succès. S’ils veulent garder intacte leurs ambitions de jouer la montée, les « Harengs » n’ont pas le droit à une nouvelle contre-performance. Et ne pas faire le plein de points face à Pacy-Menilles serait considéré comme une contre-performance.

 

Alençon / SM Caen

Après quelques prestations convaincantes mais hélas sans les points qu’ils méritaient parfois, les Alençonnais en ont enfin empoché trois d’un coup contre la B d’Avranches. Cette première a eu lieu samedi dernier à Jacques Fould. Hasard du calendrier, le destin a voulu que les verts évoluent à nouveau ce samedi sur leur pelouse, à nouveau contre une équipe bas-normande et à nouveau contre une réserve, celle du stade Malherbe. De là à affirmer qu’ils vont rééditer et assurer une nouvelle victoire, il y a un pas que nous n’oserons pas franchir. Non pas que nous mettons en doute les capacités ornaises et que nous ne les croyons pas aptes à battre les Caennais, mais plutôt parce que nous n’imaginons pas que ces derniers subissent un nouvel échec sans réagir. Dans leur situation, les joueurs de Greg Proment n’ont pas le droit de décevoir et d’encaisser un troisième revers qui serait rédhibitoire dans l’optique d’une montée en N2. C’est donc probablement dans la peau de challengers que les frères El Hamdaoui et Cie vont se présenter au coup d’envoi. Pour les deux équipes, l’enjeu est le même : remonter  au classement à un niveau plus conforme à leur valeur. Il y aura donc forcément au moins un déçu samedi soir.

 

Dives-Cabourg / Gonfreville

Pour ces deux clubs, ce n’est pas vraiment la joie ces derniers temps. Si Gonfreville reste sur deux défaites de suite, l’équipe occupe néanmoins une place plus confortable que ses adversaires avec une marge conséquente de cinq points. Pour Dives-Cabourg, le fait de retrouver sa pelouse et ses chauds partisans pourrait permettre de réduire l’écart avec les banlieusards havrais. Mais le hic, c’est que le stade Heurtematte n’est plus ce bastion imprenable qui terrorisait les équipes adverses. Les  hommes de Philippe Clément viennent en effet d’y concéder trois défaites de suite avec un piètre bilan de onze buts encaissés pour deux marqués. Ces chiffres interpellent les fans les plus fidèles du SUDC et appellent à une remobilisation générale. On ne déclenche pas encore le plan Orsec mais Il faut réagir… et maintenant. Les Gonfrevillais, qui ne présentent pas un profil d’équipe habile en déplacement, apparaissent comme la proie idéale susceptible de lancer enfin la saison des Divais. Inutile d’insister sur l’enjeu de ce match. Dans le camp des visiteurs, il s’agira de retrouver point(s) et confiance. Pour le représentant de la Côte Fleurie, ce n’est pas encore « marche ou crève » mais tout autre résultat qu’une victoire serait considéré comme un nouveau pas en arrière.    

 

 

La 8ème journée

 

Samedi 4 Novembre 18h00  

15h00   Oissel / Mondeville

18h00   Avranches / St Lô

18h00   Evreux / Bayeux

18h00   Quevilly R.M. / Rouen

18h00   Dieppe / Pacy Menilles

18h00   Alençon / SM Caen

18h00   Dives Cabourg / Gonfreville

 

 

Le classement

 

 

 

 

Le prochain week-end

 

Le championnat de National 3 fera relâche le week-end du 11/12 Novembre. Ce ne sera pas un week-end de repos ou de semi-repos pour tous les clubs. Certains vont choisir de souffler, d’autres vont tenter d’améliorer leur niveau en disputant des matches amicaux, mais pour trois d’entre eux, c’est l’aventure avec un grand « A » qui continue. Il s’agit bien sûr de nos trois rescapés en Coupe de France, Evreux, Rouen et St-Lô. Pendant que Saint-Lois goûteront au charme exotique de la Guadeloupe, les Rouennais seront confrontés à la dure réalité d’un match chez  une R1 parisienne, ce qui n’est jamais une sinécure. Quant aux Ebroïciens, ils ont choisi de s’exiler à quelques kilomètres vers l’Est, pour recevoir les pros havrais. Le match se déroulera en effet à Pacy Ménilles. On peut regretter qu’une grande ville comme Evreux ne possède pas les infrastructures adéquates pour accueillir un tel évènement, mais cela ne retire rien aux chances des joueurs de Dramane Dillain de réussir un exploit.

 

 

Le programme de la coupe de France

 

Samedi 11 Novembre

 20 h00  Morne à l’eau (R1 Guadeloupe) / FC St Lô

Dimanche 12 Novembre

14h00  Evreux FC 27 / le Havre AC (L2)

15h00  Ste Brice (R1) / FC Rouen

 

 

*US Quevilly, FC Rouen, Quevilly Rouen Métropole : mode d’emploi…

 

A la veille de ce derby Quevilly R.M. / FC Rouen, beaucoup d’observateurs qui n’ont pas forcément suivi les méandres du football rouennais ces dernières années s’interrogent aujourd’hui sur cet enchevêtrement des clubs et la confusion de leur identité. Pas simple en effet d’admettre que Quevilly Rouen Métropole, l’entité née de l’entente entre l’US Quevilly et le FC Rouen puisse disputer un match de championnat contre le… FC Rouen.

 

Essayons d’expliquer simplement cette histoire compliquée. À la fin de la saison 2012/2013 qui l’a vu échouer de justesse pour la montée en Ligue 2, le FC Rouen dépose son bilan pour la 3ème fois et se trouve rétrogradé administrativement en DH. Par la force du règlement, le club phare de l’agglomération se nomme alors, US Quevilly, ancien bastion du foot amateur français des années 50 et 60 qui connait également en cette fin mai 2013, les affres de la relégation (sportive) en CFA. Passent alors deux saisons avec le statu quo au niveau hiérarchique (FCR en DH et USQ en CFA). En avril 2015, sous l’impulsion de la métropole Rouen Normandie qui vient d’acquérir le stade Robert Diochon auprès de la municipalité rouennaise, les deux clubs décident un rapprochement. Le nouveau-né s’appellera US Quevilly Rouen Métropole (QRM), portera les couleurs rouge (Rouen) et jaune (Quevilly) et s’installera à Robert Diochon pour y disputer ses matches. Dans le même temps, le FC Rouen, qui n’est pas dissout ni absorbé totalement par QRM, garde son identité et son existence propre. À la grande joie de ses supporters qui n’ont jamais accepté la mainmise du rival honni sur le foot de l’agglo et son invasion à Robert Diochon. On connait la suite… tout ira très vite pour QRM qui retrouve le National en juin 2016, fait monter sa B en CFA2 (aujourd’hui N3) et accède en fin de saison dernière en Ligue 2. Pour le FCR, l’ascension sera plus longue mais son accession en N3 constitue un premier pas vers son lustre d’autrefois.

 

 

Samedi, c’est autant un derby dans la pure tradition des derbys d’antan qu’une bataille pour marquer son territoire  qui attend les supporters des deux clubs. Précisons que l’on aurait pu vivre un imbroglio plus insensé encore, si Grand Quevilly, le 3ème larron de l’agglo, avait gagné son barrage  d’accession en N3 contre Bayeux. Un ménage à deux c’est parfois compliqué, alors imaginons la situation à trois… 

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