Christophe Duboscq (US Avranches) : « Plus préoccupé que véritablement inquiet »

05 septembre 2017 Ecrit par  Bernard Guyonnet

Dernier de National 3 avec trois défaites en trois matchs, Avranches est à la peine en ce début de saison. Son entraîneur, Christophe Duboscq, se refuse toutefois à tout catastrophisme. Bernard Guyonnet l’a rencontré…

 

 

Formé à Vire, il a débuté à 22 ans à Avranches, club qu’il a quitté après trois saisons pour rejoindre le Stade Malherbe. Caen alors vit ses plus belles heures de gloire avec sa seule participation à la coupe d’Europe. Il achève ensuite sa carrière pro à Dunkerque avant d’entamer un tour de France : Pontivy (CFA), Reims (National), Istres (National) avant un retour à l’US Avranches ; il passe ensuite 9 saisons comme entraineur dans le club voisin de Granville, qui n’a pas, à l’époque, les moyens actuels. Depuis la saison 2015/2016, il  occupe à Avranches, le poste d’entraineur-adjoint auprès de Damien Ott et depuis le printemps dernier il a, en plus, la responsabilité de l’équipe B en N3.

 

B.G. : Dernier en National 1 avec la A, dernier en National 3 avec la B, Avranches va mal… Tu analyses ça comment ?

C.D. : On a connu beaucoup de bouleversements dans les effectifs  avec par exemple dans le groupe A, 14 joueurs qui sont partis. Il faut du temps pour intégrer les nouveaux et réussir l’amalgame avec les anciens. Que ce soit pour la A ou la B, on progresse et l’on fait même d’excellentes séquences. Contre le Red Star avec la A, par exemple, on doit mener avec au moins deux buts d’avance à la mi-temps. A Evreux ce week-end avec la B, on doit tuer le match après la pause.

 

B.G. : Donc inquiet mais pas catastrophé ? On ne décrète pas encore l’état d’urgence ?

C.D. : Quand on démarre un championnat, il y a toujours une part d’inquiétude… celle de ne pas réaliser les objectifs, celle de ne pas trouver les bonnes solutions, etc. Mais dans la situation actuelle, je suis plus préoccupé que véritablement inquiet.

 

B.G. : Parlons de l’équipe B que tu entraînes et que tu coaches. Là aussi, l’équipe a été renouvelée de fond en comble…

C.D. : Nous sommes repartis avec une ossature très jeune. Plusieurs éléments viennent des U19 DH et pour eux, se retrouver face à des équipes seniors de ce niveau c’est forcément  une sacrée marche à gravir.

 

B.G. : Il y a quand même des joueurs issus du groupe A et quelques anciens du groupe B. Cet attelage disparate n’est pas sans poser de problème pour la cohésion de groupe…

C.D. : C’est le problème des réserves en règle générale mais je te rassure, l’amalgame se fait très bien. L’ambiance est super et l’on travaille avec beaucoup d’enthousiasme. C’est pour cela, d’ailleurs que je reste optimiste…

 

B.G. : Donc qu’est-ce qu’il manque ou plutôt qu’est-ce qu’il a manqué lors des premiers matches ?

D.C. : En premier lieu, il nous manque de la réussite et une victoire. À Quevilly, lors de l’ouverture du championnat, on pouvait espérer le nul. Contre Rouen, rien à dire, on était nettement inférieur mais contre Evreux on doit prendre les trois points en deuxième période car on a trois possibilités nettes de faire le break : une barre, une grosse occasion et un pénalty.

 

B.G. : À courir derrière une première victoire en trainant en fond de classement, n’y a t’il pas un risque que les garçons se découragent et baissent les bras ?

C.D. : Pour l’instant, les garçons ne sont pas dans cet état d’esprit. Ils sont tournés à 100% vers notre objectif qui reste le maintien. S’ils se comportaient avec suffisance ou s’ils ne montraient pas d’envie, je me poserais peut-être ce genre de question, mais ce n’est pas le cas…

 

B.G. : Toi-même tu dois être malheureux de cette situation, mais il te faut rester positif si tu veux transmettre des ondes positives à ton groupe. N’est-ce pas trop difficile ?

C.D. : Dans ces situations, chaque coach a sa propre démarche individuelle. Certains vont hausser le ton, d’autres vont changer leur mode de communication ou leur méthode de travail. Si je détenais la solution miracle pour faire gagner mon équipe, je ne serais pas à Avranches. Je n’oublie pas que j’ai aussi un rôle d’éducateur et de formateur vis-à-vis de tous nos jeunes. Leur apprendre à bien défendre, Ok !...leur apprendre à conserver le ballon pour calmer les ardeurs adverses Ok !... mais pas question de dresser une barricade devant notre but et de balancer des grands ballons à l’emporte-pièce. Notre progression se fera en proposant du jeu…

 

B.G. : Bon courage, Christophe !

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