Alex Lapisse (Dives-Cabourg) : « Je ne m’en fais pas »

22 août 2017 Ecrit par  Bernard Guyonnet

À Dives c’est un monument (historique), une main à la place du pied gauche et un cœur énorme… rencontre avec Alex Lapisse, qui, à 41 ans, attaque une nouvelle saison en National 3.

 

B.G. : Salut Alex, tout d’abord, as-tu une explication au sujet de ce départ laborieux à Oissel ?

A.L. : Il y a beaucoup de nouveaux joueurs, et entre les départs en vacances et les retours, on n’avait jamais le même groupe lors des matches amicaux et cela a perturbé la préparation. On a eu quelques bobos également…

 

B.G. : Ressens-tu la même implication que l’an passé où vous étiez confrontés à un défi de taille. Inconsciemment, les gars ne se disent-ils  pas que ce championnat sera plus facile cette saison ?

A.L. : Non, je ne pense pas. L’an passé, on était prêt à aller au combat avec toutes les péripéties qu’on avait subies. Maintenant, il va falloir arriver à se motiver autrement. Il y a aussi quelques joueurs qui découvrent ce niveau mais je te rassure, tout le monde est à l’écoute et le groupe vit bien. Je ne m’en fais pas du tout. Une année, on avait fini 4ème de CFA2 en ayant pourtant perdu tous nos matches amicaux. À Oissel, en n’étant pas bon, on arrive quand même à revenir au score en toute fin de match. L’esprit divais est donc toujours là.

 

B.G. : Philippe Clément a tenu un discours alarmiste…toi qui le connais mieux que quiconque, dirais-tu que c’est malin de sa part ou crois-tu qu’il est réellement inquiet ?

A.L. : Inquiet ? Oui et non car je pense qu’il a confiance en ses joueurs et il sait que la réussite va venir. Mais Il essaie aussi de nous toucher pour que l’on soit prêts le plus vite possible afin de ne pas prendre trop de retard au classement. Il sait que ça va être un championnat exigeant et excitant à la fois.

 

B.G. : Bon, parlons de toi à présent. Tu viens de prendre 41 ans. Tu n’as pas honte de piquer la place aux petits jeunes ?

A.L. : Non ! C’est juste un réel plaisir de pouvoir jouer à ce niveau. Je suis un compétiteur et j’aime trop ça. Le jour où tout va s’arrêter, il y aura un manque énorme donc je profite au maximum. J’ai plus de 20 ans d’écart avec certains joueurs mais c’est vrai bonheur d’être avec eux. Et puis dans ma tête, je suis encore un gamin.

 

B.G. : Justement, en plus de ton enthousiasme juvénile, as-tu un secret, une espèce d’élixir de jouvence par exemple qui expliquerait ta forme physique ?

A.L. : J’essaie de faire attention à ma nutrition et surtout il y a l’envie avec un grand E… et puis quand même, comment ne pas souligner le rôle prépondérant de Philippe (Clément) qui me donne chaque jour cette envie de continuer.

 

B.G. : Je suppose que tu ne mets pas de limites à ta carrière…

A.L. : J’arrêterai le jour où La Rave (Guillaume Ravenel) marquera au moins 5 buts dans une saison donc je ne suis pas prêt d’arrêter ! Plus sérieusement, c’est mon corps et mes jambes qui me diront «  stop ».

 

B.G. : Alex, merci pour cet échange sympa et rendez-vous dans 10 ans pour un nouveau point sur ta carrière…

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