Football. Caen, point de départ d’une nouvelle aventure

15 septembre 2017 Ecrit par 

L’équipe de France féminine lancera ce soir (21h00) au stade d’Ornano un nouveau cycle qui la mènera dans vingt mois à la Coupe du Monde 2019. Les Bleues new look, largement remaniées après l’arrivée de Corinne Diacre à leur tête, seront très observées lors de leur première sortie face au Chili.

 

L’équipe de France féminine retrouve d’Ornano. Cinq ans après le feu d’artifice de France – Pays de Galles, disputé devant 17 000 spectateurs et conclu sur le score fleuve de 4-0 en faveur des Tricolores, l’antre caennais sera le théâtre d’une sorte de nouveau départ. L’équipe de France n’a plus grand-chose à voir avec celle de 2012. Marquée par son échec au championnat d’Europe estival, quand elle s’était fait éliminer en quart de finale face à l’Angleterre sans jamais avoir démontré un niveau de jeu convaincant, elle aspire à tourner la page au plus vite.

 

Le remplacement d’Olivier Echouafni, qui avait pourtant été prolongé dans l’incompréhension générale une fois la compétition continentale prématurément achevée, par Corinne Diacre a été le premier signe fort du renouveau souhaité par la fédération. C’est ensuite la nouvelle sélectionneure qui s’est chargée du reste, sortant Élodie Thomis, Marie-Laure Délie et Gaëtane Thiney, notamment, au profit des jeunes Solène Durand, Hawa Cissoko, Théa Greboval, Marion Torrent et Ouleymata Sarr. Léa Le Garrec, l’une des quatre joueuses du groupe formées en Haute-Normandie, a été intégrée un peu plus tard.

 

« Rigueur et travail » comme valeurs fortes

 

Éloignée du football féminin depuis trois ans suite à son recrutement par le Clermont Foot, avec lequel elle a été élue meilleure entraîneure de Ligue 2 en 2015, Corinne Diacre a fait appel à ses confrères de D1 pour l’aider à établir sa première liste. « On a fonctionné en équipe, précise-t-elle. Je me suis appuyée sur les entraîneurs. » Un « contact permanent » qu’elle entend bien faire perdurer.

 

Au-delà des choix sportifs, « des messages forts » sont d’ores et déjà passés, affirme Corinne Diacre. L’entraîneure des Bleues, qui a dû constituer son staff dans la précipitation et dévoiler sa première liste quelques jours seulement après sa nomination, a insisté sur ses maîtres-mots : « rigueur, travail, ne rien lâcher et ne rien laisser au hasard ». Le ton est donné, est l’ancienne coach de Clermont insiste même sur l’humilité nécessaire au sortir de la déception néerlandaise. Sans craindre d’en bousculer certain(e)s : « aujourd’hui, je pense que notre place n’est pas quatrième », estime-t-elle en référence à l’élogieux classement FIFA qu’occupe la France.

 

« Pas de matchs amicaux, des matchs internationaux »

 

Les constats établis, d’abord en simple téléspectatrice devant l’Euro, avec la « forme d’impuissance » qui l’accompagnait, puis comme nouvelle responsable de la destinée des Bleues, Corinne Diacre « attend qu’un collectif se forme » désormais. Et les matchs amicaux seront forcément décisifs en ce sens, la France étant automatiquement qualifiée pour le Mondial 2019 en sa qualité de pays hôte. « Il n’y a pas de matchs amicaux mais des matchs internationaux, balaye Corinne Diacre. Il ne faut pas se tromper d’objectif, mais cette culture de la gagne est essentielle. » Souvent performantes en préparation, les Bleues ont rarement réussi à franchir le cap manquant pour l’être plus encore en compétition.

 

La réception du Chili, 40ème nation mondiale plutôt méconnue, en-dehors de la gardienne parisienne Christiane Endler, constitue donc la première pierre du nouvel édifice français. La finalité ne fait pas de mystère. « On m’a missionnée pour remporter la Coupe du Monde », rappelle Corinne Diacre. Internationale française pendant douze ans, avant de prendre sa retraite en 2005, adjointe de Bruno Bini pendant six ans, elle connaît bien la maison et a toutes les cartes en main pour écrire les plus beaux chapitres de l’équipe de France féminine.

 

 

« Que le public s’échauffe »

Corinne Diacre est de retour au stade d’Ornano trois ans après une courte défaite en Coupe de la Ligue avec Clermont, contre Caen (3-2 après prolongation). Même si elle réfute toute émotion particulière après sa nomination – « je n’ai pas le temps d’être dans l’émotion, je suis déjà dans le travail » – l’instant sera forcément particulier à d’Ornano. Caen restera le lieu de son premier match comme sélectionneure des Bleues. Elle aspire à ce que les spectateurs caennais, qui devraient environ 12 000, « s’échaufferont en vue de la Coupe du Monde ». « J’espère qu’il y aura une douzième femme », dit-elle.

 

Infos billetterie

Les guichets du stade d’Ornano ouvriront à 18h30. Les tarifs des places sont 5, 10 et 15 euros (carte bancaire, chèques et espèces acceptés).

 

 

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