Football. Du retard à l’allumage pour la MOS

04 octobre 2017 Ecrit par 

Un point c’est tout ! La Maladrerie OS a dû se contenter d’un seul match nul, pour deux défaites, en ce début de saison. Ambitieuse de retrouver le championnat de France sous deux ans, la MOS patine depuis le 3-0 reçu d’entrée de jeu sur le terrain des PTT.

 

Il ne pouvait y avoir meilleure allégorie du début de saison vécu par la MOS. Dimanche, les Maladiens sont rentrés bredouilles de leur court déplacement à Bretteville-sur-Odon après avoir encaissé un but des plus improbables tout au bout des arrêts de jeu. « Des fois il faut savoir se contenter du nul, même si on méritait la victoire », observe Franck Dechaume avec dépit. La MOS avait livré toutes ses forces dans la bataille sur l’ultime corner obtenu. Mais à trop vouloir marquer le but vainqueur, les Caennais ont laissé un boulevard à leurs adversaires. Romain Yvert ne s’est pas fait prier pour l’emprunter et aller crucifier JD Hartel. « On a fait une erreur monumentale en voulant continuer à jouer, et on s’est fait contrer… »

 

Les symptômes d’une équipe qui doute

 

Avant ce but inattendu, contraignant la MOS à revenir bredouille pour la deuxième fois en deux déplacements, les visiteurs avaient eu maintes occasions de prendre l’avantage sur le promu. Ils avaient commencé par égaliser via Demba Dia à l’heure de jeu, puis avaient multiplié les occasions franches. Sans succès. « On manque d’intelligence collective dans la finition, peste Franck Dechaume. On a des occasions immanquables. Je ne sais pas comment on peut les louper. C’est incroyable… Les garçons cogitent, manquent de confiance, font les mauvais choix... » La défaite 3-0 sur le terrain de l’ASPTT Caen, en match d’ouverture, revêt une autre apparence un mois plus tard. Elle était annonciatrice des semaines compliquées qui allaient suivre. « Le score était assez incroyable. Contre Coutances ensuite, je ne sais pas comment on peut ne pas gagner (1-1 score final, ndlr). Et là, à Bretteville, c’est encore pire. »

 

Pour ne rien arranger, la MOS s’est fait sortir au quatrième tour de la Coupe de France par Flers, alors qu’elle menait en prolongation. À domicile, les Rouges et Gris ont fini par craquer aux tirs au but. « Ça fait beaucoup, reconnaît Franck Dechaume. C’est frustrant pour les joueurs et inexplicable pour le coach. C’est un début de saison loupé. » La MOS, forte d’un projet ambitieux à l’image de son recrutement estival (l’entraîneur Franck Dechaume, Medhi Hocianat, Demba Dia, Thibaud Neveu, Teddy Gervais…), était attendue à d’autres hauteurs. « Ça part dans le mauvais sens, mais on a tous connu des mauvaises séries… Le plus dur est d’aller chercher la première victoire. L’équipe est malade, il faut se soigner rapidement. » La Maladrerie accuse le coup, mais seules trois journées se sont déroulées. Et chaque saison est longue, très longue…

 

« Je ne pensais pas que ça allait être aussi dur »

 

D’autant que si Franck Dechaume évoque une situation « très dure à accepter », il sait aussi que tout n’est pas noir en-dehors des résultats concédés. « Je n’ai pas d’inquiétude sur le jeu. Nous ne sommes pas malmenés, nous nous procurons des occasions. Les joueurs sont réceptifs, ils travaillent bien en séance. Je ne les accable pas. Mais ils jouent avec le frein à main, la peur de mal faire. Il faut la petite chance, ou le petit déclic. Il manque peu de choses, mais il manque l’essentiel. » En compétition, seule la victoire fait foi. Et la MOS continue de courir après. « Tout ne peut pas se faire d’un coup, j’en étais conscient, mais je ne pensais pas que ça allait être aussi dur », témoigne Franck Dechaume.

 

 

L’ancien coach des U19 du Stade Malherbe admet vivre « difficilement » la situation. « À moi de garder la tête froide et ma lucidité », ajoute-t-il. La roue tournera et le mal ne semble pas si profond au regard des séquences que sont capables de proposer les joueurs caennais. Mais pour le moment, le projet National 3 est rangé dans un coin des têtes. « Je ne vois pas plus loin que le prochain match. Il faut aller chercher une victoire avant de penser à autre chose. On a pris du retard mais je n’ai pas de pression autour de la montée pour la première année. Je garde le cap. On verra dans trois-quatre mois où on en sera. » En attendant, la MOS sera au repos ce week-end et enchaînera le 14 octobre face à Cherbourg.

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