Volley. Sauvé, Hérouville veut retrouver ses valeurs

08 août 2017 Ecrit par 

Le volley caennais prend parfois des airs de petit miraculé. Après l'ASPTT Caen, plusieurs fois maintenue à la faveur de repêchages, c'est le Volley Club d'Hérouville qui a bénéficié d'un coup de pouce extérieur pour assurer un nouveau bail en Nationale 2 masculine.

 

La défection de quelques équipes à leur niveau ou dans une division supérieure leur a permis d'être sauvés sur tapis vert. « En terminant sixième des play-downs (les cinq premiers étaient maintenus, ndlr) pour un seul set, nous savions que nous avions de bonnes chances d'être repêchés, souligne Benjamin Meuriot. Nous étions les premiers appelés si une équipe ne repartait pas, pour des raisons financières ou par manque d'effectif. Notre relégation sportive a été la conséquence d'un gros concours de circonstances, qui était toutefois le reflet d'une saison catastrophique. »

 

Candidat légitime aux playoffs en début d'exercice, Hérouville a peu à peu déchanté. Jamais les Hérouvillais, pourtant dotés d'un groupe qui avait fait ses preuves les années précédentes, ne sont parvenus à redresser la barre. Leur défaite lors de l'ultime journée combinée à la victoire au cinquième set (14-16 !) du Sporting Club de l'Ouest a fait l'effet d'une petite onde de choc. « L'investissement a baissé au fur et à mesure de la saison. On s'est mis dans une spirale négative. On savait ce qui ne fonctionnait pas mais on n'arrivait pas à sortir de ce cercle vicieux. Le groupe s'est dégradé. Pendant trois ans, notre force avait été le collectif. Les feux étaient au vert, mais la perte de confiance a eu de lourdes conséquences. »

 

Retour au point de départ

 

L'autre cause principale de l'échec hérouvillais, c'est la greffe qui n'a pas pris entre l'équipe et son entraîneur Jacques Demiselle. Ancien coach à haut niveau, celui qui est également arbitre devait décharger Benjamin Meuriot de sa responsabilité d'entraîneur-joueur. Un échec cuisant. « Cela faisait longtemps que Jacques n'avait pas entraîné. Dans l'intervalle, le niveau de la Nationale 2 a énormément évolué. » Un an après cette tentative ratée, Benjamin Meuriot redevient coach des Bleus. En toute logique. « On m'a proposé de reprendre, j'ai accepté. Pendant les trois ans où nous avions fonctionné ainsi, ça avait très bien marché. Finalement, ça ne valait pas le coup de changer. »

 

A la reprise, programmée autour du 20 août, Benjamin Meuriot pourra bénéficier d'une équipe peu modifiée. Seuls deux départs sont enregistrés, Gauthier Letallé et Maxime Boulant quittant Caen pour leurs études, tandis qu'Antoine Bachelet a décidé de prendre du recul. Côté arrivées, celle de Pierre Dumont (Hainneville, mais ex-Rouen en N2) est quasiment bouclée. Un passeur, amené à « soulager » Benjamin Meuriot à ce poste devrait suivre. « Je viens d'être papa et je vais devoir adopter un nouveau rythme, précise le passeur-entraîneur. J'ai encore deux-trois années de volley devant moi, mais je vais ralentir tranquillement. »

 

Retrouver « une équipe de copains et de guerriers »

 

Benjamin Meuriot a surtout l'intention de reprendre pleinement sa casquette de coach. Cela tombe bien, il a du pain sur la planche. « Il y a beaucoup de choses à remettre en place, des choses cassées l'année dernière. S'il n'y avait pas eu le repêchage, le groupe aurait explosé. » Hérouville entend donc reconstruire en retrouvant ses valeurs. « Je veux qu'on retrouve une équipe de copains et de guerriers, ce qui n'était plus le cas la saison dernière. »

 

Avec quelle ambition ? « Sur les quatre-cinq premiers matchs, ce sera un peu l'aventure. On verra où on en sera. Si on reprend confiance, on peut espérer ne pas se faire peur pour le maintien. On repart sur une formule de pur championnat avec douze équipes, qu'on connaît toutes. Beaucoup ont perdu des joueurs. Il y a trois gros qui se dessinent, Rennes, Conflans et Saint-Brieuc, mais ça devrait être homogène derrière. » Avec une confiance et un état d'esprit retrouvés, Hérouville pourra espérer une première moitié de tableau. Si le VCH parvient à retrouver son ancienne invincibilité à domicile, tout sera possible...

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