Volley : Le déclic pour les PTT ?

24 novembre 2016 Ecrit par 

L’ASPTT Caen insiste ! Relégué sportivement à l’issue de la saison dernière, sauvé administrativement, le club normand campe sur ses positions en Nationale 2. Les volleyeuses caennaises ont toutefois connu un début de saison compliqué, marqué par six défaites de rang avant le redressement opéré contre La Rochelle dimanche dernier.

 

Les années se suivent et se ressemblent pour l’ASPTT Caen. En dépit d’un effectif largement renouvelé à l’intersaison suite à de nombreux départs, la locomotive du volley bas-normand continue de tousser. Avant de se rendre à La Rochelle dimanche, les Caennaises avaient tout perdu et leur compteur affichait un seul point, celui de la défaite 3-2 concédée à Nantes fin-octobre. Serge Ag, leur entraîneur ancien international camerounais, en est pourtant persuadé, « entre les équipes de Rennes (aux deux premières places, ndlr) et nous, il n’y a pas un si gros écart de niveau. Quand on regarde les autres équipes jouer, on voit qu’elles ont eu du temps pour mieux se préparer et qu’elles jouent ensemble depuis plus longtemps. » Arrivé le 1er septembre pour un premier match de championnat trois grosses semaines plus tard, Serge Ag sait de quoi il parle en matière de préparation tronquée, ou du moins peu optimale. Non seulement l’ancien coach de Vernon a dû parer au plus pressé, mais il a en outre découvert une formation largement rajeunie et très peu aguerrie au niveau national. « Certaines joueuses évoluaient dans l’équipe réserve en Pré-Nationale la saison dernière. Il a fallu essayer de trouver un système de jeu adapté tout en travaillant physiquement. Il y avait pas mal de choses à faire, cela s’est construit au fil des défaites. Elles apprennent. »

 

L’apprentissage, forcément, demande un peu de temps. Néanmoins, Serge Ag a une autre explication du retard accusé en ce début de saison. « La différence s’est faite sur le plan mental. On aurait pu transformer certaines de nos défaites en victoires si on y avait davantage cru. Il y a un complexe d’infériorité, alors que la qualité de jeu produite n’est pas si mauvaise. On lâche vite, on n’accepte pas suffisamment le combat. » Le constat du quadragénaire semble cependant avoir été remis en question ces dernières semaines. La défaite concédée en Coupe de France devant Clamart, pensionnaire de la division supérieure, dimanche 13 novembre, a peut-être provoqué le basculement attendu. « Les filles ont fait un très bon match, le meilleur jusqu’à présent. Elles se sont lâchées. C’est un match à prendre en référence. » Le meilleur l’a emporté sans vraiment sourciller (0-3), mais les Caennaises se sont prouvé qu’elles valaient sûrement mieux que la place de lanterne rouge occupée en Nationale 2. La semaine suivante, dimanche dernier, elles ont enfin concrétisé à La Rochelle, autre formation en mal de points (2-3). « Il y a une nette amélioration par rapport au début de saison. On a eu deux balles de match contre nous mais les filles y ont cru jusqu’au bout. Elles sont allées au combat. Quand je vois le potentiel qu’elles ont, je suis persuadé qu’elles peuvent faire de bonnes choses. Mais elles n’y croient pas assez. Et quel que soit le travail qu’on met en place, c’est difficile si on n’y croit pas. »

 

Les PTT espèrent que ce premier succès, à deux points seulement (une victoire 3-0 ou 3-1 rapporte trois points, une victoire 3-2 en rapporte deux et en donne un à l’adversaire), constituera un déclic. « Il faut qu’elles croient à ce qu’elles sont capables de faire, insiste Serge Ag, que ce soit régulier et non épisodique. » Le technicien fait référence à la rechute observée il y a trois semaines contre Bordeaux dans la foulée d’une défaite sur le fil à Nantes (16-14 dans le tie break). « Les filles avaient tout donné contre Nantes, et ce qu’elles ont fait derrière était à la limite du ridicule. Quand on dit qu’on est sur la bonne voie, on ne peut pas se permettre de faire ce genre de contre-performance ensuite. On s’était bien remis dedans contre Clamart, j’espère qu’on est à l’abri d’une rechute. » Serge Ag en aura le cœur net dimanche à Évreux, troisième du classement, pour le premier match retour. La saison régulière s’achèvera le 12 février et laissera place à une seconde phase. Les quatre premiers iront en playoffs, les quatre derniers feront les playdowns. À douze points de Nantes, quatrième, Caen ne peut légitimement pas espérer un retournement de situation. En revanche, les points pris contre les autres équipes reversées en playdowns étant comptabilisés dans la deuxième phase, il importera de finir au mieux pour ne pas prendre de retard dans l’objectif maintien affiché. « Il y a une marge de progression compte tenu de la jeunesse des joueuses. Elles sont volontaires et ont envie. » Se sauver en Nationale 2, troisième échelon français, pour construire par la suite une équipe plus solide, telle est la mission de l’ASPTT Caen.  

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