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Claire Pruvot : « L'objectif a été atteint »

04 décembre 2013 Ecrit par 
La saison 2013 s'est refermée pour Claire Pruvot et l'heure est aux bilans. L'ancienne championne de match racing, qui lui a valu une participation aux Jeux Olympiques de Londres dans la discipline, porte un regard positif sur sa première année en Figaro Bénéteau. La Calvadosienne a terminé troisième bizuth du championnat de France de course au large à bord du bateau Port de Caen – Ouistreham. Elle prépare la suite avec la Transat AG2R dans un coin de la tête...


Claire, vous sortez de votre première saison sur le circuit Figaro : comment cette découverte s'est-elle passée ?

Ça fait près d'un an que j'ai lancé le projet. À la fin des Jeux Olympiques, mon idée était de poursuivre en solitaire. J'ai eu la chance de rencontrer le port de Caen – Ouistreham, propriétaire du bateau sur lequel je navigue actuellement, et qui était déjà partenaire de Fabien Delahaye avant moi. La période entre octobre 2012 et mai 2013 a été consacrée à la préparation de la Solitaire du Figaro. Cette année a été une super expérience. J'ai disputé deux belles courses sur le bassin atlantique avant de participer à cette solitaire. J'ai terminé sur la Generali Solo en octobre. Ça a été une saison riche et intense.


Vous avez terminé 31ème de la Solitaire du Figaro après une casse matérielle lors de la troisième étape. L'expérience reste-t-elle positive pour vous ?

J'avais vraiment bien commencé puisque j'étais 21ème au classement après les deux premières étapes et deuxième bizuth à cinq minutes du premier. Je m'étais fixé comme objectif de finir sur le podium bizuth. J'étais bien dans la course à ce moment-là. Malheureusement, j'ai effectivement eu cette casse matérielle où j'ai failli perdre le mât. J'ai réagi à temps pour sécuriser le matériel mais j'ai dû m'arrêter. J'ai été énormément pénalisée en terme de temps puisque j'ai perdu plus de dix heures. On a fait notre possible pour réparer au plus vite, ce qui m'a permis de prendre le départ de la quatrième étape. La fin a été plus difficile que le début, mais ça a été très riche en terme d'expérience. C'était une nouveauté de courir en solitaire sur d'aussi longues étapes. Finalement, c'est un rythme qui me convient bien.


Que vous inspire la troisième place obtenue au classement bizuth du championnat de France, suite aux cinq épreuves disputées cette saison ?

Mon objectif était de terminer sur le podium bizuth du championnat de France de course au large en solitaire. L'objectif a été atteint. J'ai la chance d'avoir un partenariat avec Port de Caen – Ouistreham et le Conseil Général du Calvados pour encore deux saisons. C'est très important pour moi. Le circuit Figaro est très exigeant en terme de niveau et de résultats. C'était une première saison pour me jauger un peu par rapport à la concurrence. Cela me laisse le temps de bien m’imprégner de toute l'expérience acquise cette année pour progresser sur les deux années qui viennent.


Vous êtes-vous d'ores et déjà fixé des objectifs quant à cette évolution pour la deuxième et la troisième années ?

J'espère me classer dans le Top 5 du championnat de France fin 2015. Je me fixe de nouveaux objectifs sur la prochaine Solitaire du Figaro. En plus, on a la chance qu'elle parte de Deauville. C'est super pour mes partenaires et pour les gens qui me suivent. J'aimerais bien me classer dans les 15-20 premiers. Surtout, la Transat AG2R La Mondiale, une transatlantique en double, va se courir l'année prochaine. J'aimerais vraiment y participer pour la première fois. C'est une course inscrite au circuit mais qui coûte relativement cher. Pour l'instant, je n'ai pas encore le budget pour pouvoir m'aligner. Je suis en recherche de financements pour pouvoir inscrire une transatlantique à mon CV l'année prochaine !


Cette année a aussi celle de la découverte quant au sommeil, à l'alimentation, toutes ces choses-là. Ces paramètres ont-ils été compliqués à intégrer ?

C'était complètement nouveau pour moi. Jusque là, mes compétitions en voile était du match racing. Ce sont des petites courses qu'on enchaîne sur la journée mais entre lesquelles on rentre au port. J'avais commencé à travailler les navigations un peu plus longues dès les mois d'octobre-novembre quand j'avais récupéré le bateau. J'ai surtout travaillé ça au centre Finistère Course au large, le centre de référence en matière de course au large. La gestion du sommeil est venue au fur et à mesure car ce n'est pas quelque chose sur lequel on peut travailler à terre. J'avais commencé sur les convoyages du bateau pour aller de Normandie en Bretagne. Ce sont des micro-sommeils de dix à quinze minutes pour rester toujours vigilant au maximum sur les réglages du bateau et sur la navigation côtière.


Quelles belles images vous resteront en mémoire ?

La première fois que j'ai pu partir loin seule, pour rejoindre la Bretagne, c'était un moment fort en émotion. Ensuite, il y a le départ de la Solitaire à Bordeaux. Il y avait énormément de monde. C'était très marquant. Je garderai cette sortie de l'estuaire de la Gironde pour rejoindre le large. C'était assez long puisque ça a pris l'après-midi. J'ai pu enfin me dire, « ça y est, j'y suis ». Ça restera en moi.


Quel est votre programme hivernal ?

Le bateau est actuellement au chantier V1V2 sur Caen. On lui a refait quelques travaux, notamment la carène et le moteur – parce que ça a beau être de la course à la voile, le moteur est essentiel notamment pour recharger les batteries du bord et faire fonctionner l'électronique et le pilote. L'idée, c'est que le bateau quitte le chantier début janvier pour rejoindre la Bretagne et que je reprenne les entraînements la troisième semaine de janvier. Le bateau est en train d'être optimisé. De mon côté, je suis sur la recherche de partenaires. Je profite d'être sur place un peu plus longtemps que d'habitude pour rencontrer tous les gens qui s'investissent sur ce projet.


Fabien Delahaye, votre prédécesseur sur Port de Caen – Ouistreham, a gagné récemment la Transat Jacques-Vabre. C'est l'exemple à suivre ?

Bien sûr ! Je suis super contente pour lui. Fabien est aussi un ami dans la vie. Ils ont fait une très belle course sur GDF Suez en Class 40. Une Transat Jacques-Vabre, ça donne envie. Ce sont des plus gros bateaux, c'est encore un autre style de navigation, pourquoi pas par la suite naviguer sur ce type de bateau. Pour l'instant, je me concentre sur le circuit Figaro. C'est un super bateau pour commencer la course au large. Pourquoi pas poursuivre sur de plus gros bateaux un peu plus tard...

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