Roller derby. Caen fait sa rentrée dimanche

22 septembre 2017 Ecrit par 
Photo Lightfield

Le Roller Derby Caen fait sa rentrée dimanche à la Halle des Granges ! Les Leopards Avengers affronteront Namur tandis que les Pétroleuses, leur équipe réserve, seront opposées à une sélection d’invitées. Arrivé à Caen en 2011, le roller derby a grandit mais reste fidèle à son esprit d’origine.

 

 

> Lire ici l’article sur le roller derby écrit en 2013

> « Ma première fois au roller derby », par Solveig de La Hougue en 2014

 

 

Dans l’imaginaire collectif, il reste un sport à part. Créé par des femmes pour des femmes, le roller derby véhicule toujours son lot de fantasmes, parfois amplifiés, d’autres fois vérifiés. « Ce qui nous fédérait au début, c’était le côté girly et paillettes », reconnaît Booty Fool, plus connue dans le civil sous le nom de Julie Verroux. Une fois les rollers quads chaussés, les derby girls sont pourtant des sportives (presque) comme les autres, dans un sport aux règles à la fois simples et complexes, puisqu’elles sont contenues dans un pavé de 80 pages. Un match oppose deux équipes, qui se rencontrent sous forme de jams sur une piste ovale. Pour marquer des points, l’attaquante de l’équipe – appelée jameuse – doit dépasser les bloqueuses adverses, dont le but est bien sûr de faire obstacle. Les rounds peuvent durer jusqu’à deux minutes, sauf si la première des deux jameuses décide d’arrêter plus tôt, et d’autres joueuses prennent alors le relais. « C’est un sport de contact. Il faut être capable de s’extirper d’une emprise adverse. » Un sport exigeant, dont on ne sort pas sans quelques bleus, mais un sport indissociable de sa jeune histoire créée outre-Atlantique.

 

De « sportives à paillettes » à sportives tout court

 

Si les tatouages sont encore légion courante dans les rangs des pratiquantes, le folklore du décor se fait moins tapageur et les bas résilles ont été peu à peu remplacés par des leggins plus adaptés aux efforts consentis. « Ce qui m'a attirée, c'est le côté fun, témoigne Julie Verroux. Mais c'est le sport qui m'a fait rester. » Une vision que bien d'autres derby girls semblent partager. Au fil des années, le roller derby a opéré sa mue. Phénomène culturel bien réel, il s'est affirmé dans l'aspect compétitif. « Les pionnières en ont eu marre d'être prises pour des sportives à paillettes. » Rompues aux entraînements intenses, proposant un niveau de jeu toujours plus relevé, elles ont bifurqué vers un fonctionnement légèrement remanié. Les tournois organisés entre les ligues – concrètement, les clubs – ont fini par s'accompagner d'un championnat qui semblait difficile à mettre en place quelques années plus tôt. Le roller derby s'est affilié à la Fédération française de roller sports en 2015, perdant de facto une part de son caractère farouchement indépendant. « Il y a eu beaucoup de débats à ce sujet, reconnaît Julie Verroux. Ce n'était pas l'esprit de départ, mais on s'est adapté. »

 

 

Il est vrai que la jeunesse et le dynamisme du roller derby font de lui un sport assez mouvant, malgré son attachement féroce aux racines d'origine. Le rattachement à la FFRS a débouché sur la création de trois niveaux nationaux, Elite, Nationale 1 et Nationale 2. Sur le plan international, le roller derby était représenté aux Roller Games de Nanjing cet été... même si certaines sélections avaient boycotté l'événement. « On ne vient toujours pas au roller derby par hasard, assure la chargée de com’ de la ligue caennaise. C’est un des rares sports où on parle d’équipe féminine avant de parler des garçons. On apprécie d’appartenir à ce monde-là. » La nécessaire structuration engagée n’a pas laissé de côté les principes fondateurs. Le « do it by yourself » reste une valeur forte au sein de la discipline. Autofinancement et bénévolat constituent une base essentielle du fonctionnement, à l’image il est vrai de nombreux mouvements associatifs.

 

Une revanche à prendre sur Namur

 

Ne soyez donc pas surpris si, dimanche, une ribambelle de muffins, cookies, crêpes et même, peut-être, cheese-cakes, vous accueillent à la Halle des Granges. Les Leopards Avengers cherchent à boucler leur budget pour se rendre à Hambourg, où elles disputeront un tournoi international le mois prochain. « On veut être reconnues par la fédération américaine, et cela nous oblige à bouger. On commence à être limitées en France. » Dimanche, l’équipe première de Caen affrontera une ligue venue de Namur. Il y aura un peu de revanche dans l’air face à des Belges vainqueurs deux fois dans le passé. Les Caennaises auront surtout envie de faire bonne figure devant leur public, pas habitué à les voir si tôt dans la saison… et pas non plus habitué à les voir souvent. La saison dernière, concentrées sur le championnat Élite qu’elles avaient fini à la cinquième place (mais à un cheveu de la quatrième), elles n’avaient accueilli que deux événements dans leur Halle des Granges.

 

 

Le roller derby caennais continue toutefois sa croissance progressive. Une cinquantaine de joueuses, dont certaines se contentent des entraînements, composent le collectif élargi. « Une école de patinage a été mise en place, avec un coaching spécifique pour les débutantes. » Trois entraînements ont lieu chaque semaine, les lundi, mercredi et jeudi. Les matchs, qui restent peu nombreux, constituent les temps forts de la saison. Pour revoir les Caennaises, après le rendez-vous de dimanche, il faudra sûrement attendre le fameux Slip It en avril 2018. Alors n’hésitez plus !

 

Renseignements sur la page Roller Derby Caen

 

Infos Pratiques

Dimanche 24 septembre à la Halle des Granges

13h40 : Leopards Avengers vs Namur

16h10 : Pétroleuses vs Guests

Entrée : 4 €

 

Gâteaux divers et variés garantis délicieux

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