Tennis de table. La paire caennaise veut voir double

05 décembre 2017 Ecrit par 
Julien Piétropaoli fait la paire avec Jakub Kosowski.

La descente en Pro B a engendré une nouveauté de taille pour le Caen TTC : l’apparition des matchs en double. Cet exercice non pratiqué à l’échelle supérieure apporte une touche de spectacle en plus. Ce soir contre  Levallois, Caen espère qu’il fournira également un point de plus après celui décroché à Metz il y a deux semaines.

 

On a cru d’abord à un manque d’habitude et d’automatismes. Le temps passant, on a craint une vraie faiblesse en la matière. Après cinq défaites de suite, on s’est même demandé si une malédiction ne planait pas au-dessus du double caennais. Il y a deux semaines, la victoire de Jakub Kosowski et Julien Piétropaoli face à la paire d’Issy-les-Moulineaux a pris l’aspect d’une petite libération et d’un grand soulagement. Enfin la paire caennaise sortait vainqueur de sa confrontation ! Caen avait mis du temps, mais la machine était lancée. « J’espère que cette victoire sera un déclic, avance Xavier Renouvin. Il faut reconnaître que ce n’était pas la plus forte adversité à laquelle on a été confronté. Mais c’est une bonne chose d’avoir gagné, surtout que tout le monde nous parlait de ce double… Il fallait arrêter la série. »

 

Le double, un moment important dans la rencontre

 

 Avec ce double, Caen a redécouvert un exercice aussi stratégique que périlleux. En Pro B, le match est programmé en troisième position. Dans le meilleur des cas, il peut faire gagner une rencontre. Dans le pire des cas, il la fait perdre. Le reste du temps, il donne une vraie tendance. « Le double est positionné à un moment important, précise encore l’entraîneur caennais. Quand on est à l’extérieur, le numéro 1 adverse joue contre notre numéro 3. » C’est donc l’inverse qui se produit à domicile, si bien que Marcos Madrid peut espérer finir le travail mené par les copains quand, avant ce deux contre deux, les simples ont ramené au moins un point. Le Mexicain est d’ailleurs le seul joueur aligné sur deux simples. Ceux qui composent la paire ne font qu’une rencontre individuelle chacun, voire aucune pour Julien Piétropaoli si le match est gagné – ou perdu – 3-0 ou 3-1.

 

Dès son recrutement suite à l’opération subie par Dorian Zheng, Julien Piétropaoli était préposé pour le double. Son association avec Jakub Kosowski s’est faite assez naturellement. « Son arrivée a changé la donne du fait qu’il soit gaucher, témoigne  Xavier Renouvin. Et comme Marcos est performant en simple, on ne va pas l’y enlever pour faire le double. » Julien Piétropali et Jakub Kosowski, s’ils manquent encore de repères, ont en tout cas l’avantage d’être complémentaires en terme de latéralité. Le premier est donc gaucher, le deuxième droitier. « C’est mieux, parce que cela permet de jouer les deux ou trois premiers points en coup droit, qui est généralement le meilleur coup des joueurs », poursuit Xavier Renouvin. « Cela évite aussi qu’on se rentre dedans, même si ça peut arriver », ajoute Julien Piétropaoli.

 

Un jeu stratégique

 

Sitôt arrivé à Caen, le Nantais a dû se réapproprier les particularités de la manœuvre en duo. « Le double n’a rien à voir avec un match en simple, assure-t-il. La raison principale à cela est qu’on ne joue jamais sur sa propre balle. C’est ça qui est très difficile, surtout au début quand on ne connaît pas son partenaire. L’autre difficulté pour moi, qui ne joue jamais avant le double (les deux premiers simples sont disputés par Marcos Madrid et Jakub Kosowski, ndlr), c’est d’avoir le bon rythme en ne jouant qu’une balle sur deux. » Or le double ne laisse pas vraiment de temps pour la reprise en douceur. Les premiers échanges sont souvent décisifs. « Il faut un bon serveur et un bon remiseur. » C’est là, aussi, qu’intervient l’importance de connaître un minimum son binôme. « Maintenant, je sais comment Jakub sert. Je peux aussi lui demander un service spécifique pour avoir telle ou telle balle derrière. »  

 

 

La stratégie ne s’arrête pas là. Dans le jeu, les deux partenaires ont souvent un rôle attitré. « Il peut y avoir un des deux garçons qui prend moins de risques, et l’autre qui est amené à conclure le point, selon les armes de chacun, explique Xavier Renouvin. Le premier construit pour permettre au second d’attaquer. Mais en double, il faut de toute façon avoir l’initiative du jeu et être près de la table. » Ce soir, les Caennais savent qu’ils devront faire face à Salvador Uribe, un ancien du Caen TTC, et Titouan Raymond. Le double francilien reste sur trois défaites consécutives. Julien Piétropaoli et Jakub Kosowski auront un beau coup à jouer... 

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