Tennis de table. Julien Piétropaoli impatient d'y replonger

10 octobre 2017 Ecrit par 
L'Hebdo de Sèvre & Maine / Publihebdos

Le Caen TTC s’attaque ce soir à la deuxième journée de Pro B à Boulogne-Billancourt. Frustrés par leur défaite initiale face à Tours, les Caennais vont tenter de lancer leur saison pour de bon en région parisienne. Ils compteront, pour cela, sur l’apport de leur dernier venu. Julien Piétropaoli, 35 ans, est de retour au haut niveau.

 

Il n’y a pas que dans le football où, selon la formule consacrée, « tout va très vite ». Le tennis de table est lui aussi, par plusieurs aspects, une illustration de cette affirmation. Et pas seulement pour passer en deux ans et demi de Nationale 3 à Pro B comme ce fut le cas du TTC Nantes suite à sa rétrogradation financière il y a quelques années. Julien Piétropaoli, qui avait connu la descente aux enfers et la remontée express, peut témoigner d’une autre manière des retournements de situation propres au sport en général. Il y a quelques semaines, il s’attaquait au championnat de Régionale 1 avec son équipe de Vertou. Ce soir, il sera derrière la table en Pro B sous le maillot du Caen TTC. « Je ne pensais pas du tout rejouer en Pro B, précise-t-il. Je n’avais pas cherché à le faire, d’ailleurs. J’avais arrêté par choix personnel. Je restais tranquillement chez moi avec mes enfants. »

 

À Caen en Pôle France il y a plus de 20 ans

 

Le père de famille a revu ses plans il y a moins d’un mois quand le nom de Xavier Renouvin s’est affiché sur son téléphone. L’entraîneur du Caen TTC cherchait un remplaçant à Dorian Zheng, opéré et indisponible quatre mois, quand il s’est souvenu de ce trentenaire bien connu à Caen. « Je connais Xavier depuis longtemps, indique Julien Piétropaoli. J’ai fait le Pôle France junior à Caen lors que j’étais au collège. Je connais aussi Jimmy (Devaux) et Marcos (Madrid), que j’avais affronté avec Nantes il y a quelques années. » L’histoire de Julien Piétropaoli avec la Normandie ne le rajeunit pas, mais elle a assurément participé à sa mutation vers Caen. « C’était pénard à Vertou. Je jouais avec les copains et mon but était d’aider le club à monter. Mais en région, c’est vrai que tu ne t’amuses pas trop à la table. Quand Xavier m’a contacté, tout s’est fait assez rapidement. J’aurais peut-être refusé si c’est une autre équipe qui m’avait appelé. C’est plus facile pour moi de retourner à Caen. J’ai des amis ici. »

 

 Julien Piétropaoli a quitté Vertou, non sans recevoir l’assentiment de son ancien club, et s’est remis au travail. « C’est vrai qu’en régional il n’y a pas vraiment besoin de s’entraîner. J’ai donc repris directement après avoir Xavier au téléphone. Je me sens plutôt bien. » S’il avait renoncé au haut niveau sur le plan collectif, le numéro 91 français n’avait pas sacrifié sa carrière personnelle. Il continuait de participer à des tournois individuels, comme celui de La Romagne qu’il a remporté il y a deux semaines contre Damien Provost, leader du TTC Nantes en Pro B, et aux championnats de France. « Je m’étais dit "ok je rejoue en région, mais je ne lâche pas tout d’un coup". Je voulais continuer de faire des compétitions individuelles pour garder le niveau au cas où. J’ai bien fait, puisque aujourd’hui je suis à Caen. »

 

Il recevra Nantes à Caen dans une semaine

 

Bien que fin connaisseur de la Pro B, Julien Piétropaoli découvre son deuxième club seulement à ce niveau de compétition. Sa fidélité à Nantes en est une explication, son parcours « atypique » faisant le reste. « Je suis parti à Budapest à l’âge de 16 ans. J’y suis resté jusqu’à 21 ans. Je jouais en Superdivision avec l’équipe de Linz en Autriche. Le championnat était très relevé puisqu’il comprenait les trois meilleures équipes de Hongrie, de Tchéquie, de Slovaquie et d’Autriche. Ça a constitué une très bonne expérience. Quand je suis revenu en France, je suis retourné à Nantes. J’y suis resté presque 13 ans. Le club était alors en Pro B. Il est descendu en Nationale 3 pour des raisons financières, et je suis alors parti. Mais je suis revenu l’année d’après et on est remonté en Pro B. » Pendant ces longues années, Julien Piétropaoli a pu faire apprécier un style bien à lui, résolument offensif et spectaculaire à souhait. « En général, ça plaît au public. Je m’arrache beaucoup, je cours un peu partout. J’aime bien me servir des spectateurs. Mon adversaire, s’il veut me battre, doit se bagarrer. C’est un combat psychologique. »

 

 

Les supporters caennais le découvriront mardi prochain contre… Nantes à la salle Ruffa. En attendant, Julien Piétropaoli se languit d’en découdre ce soir à Boulogne-Billancourt. « J’ai hâte d’y être ! C’est un match qu’on doit gagner pour mettre la machine en route. » Le gaucher, qui devrait être précieux en double, veut conjuguer plaisir et performance. 

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