Maëva Danois : « Il faudra être une guerrière »

09 février 2017 Ecrit par 
Contrairement à la saison dernière, où elle avait couru à Mondeville avec Aurore Guérin, Maëva Danois n'était pas sur l'anneau à la halle d'Ornano.

Attendue parmi les têtes d’affiche du meeting de Mondeville, Maëva Danois était finalement à la halle d’Ornano en simple spectatrice, samedi dernier. Fatiguée physiquement et psychologiquement, elle avait préféré renoncer à la compétition. Sa saison hivernale déjà terminée, la spécialiste du 3000 mètres steeple se projette déjà vers un été des plus prometteurs.

 

Maëva, pourquoi avoir finalement décliné l’invitation du meeting de Mondeville sur 3000 mètres ?

Tout simplement parce que je n’avais pas les armes pour batailler. Il y a eu un petit surmenage psychologique avec ma période de partiels qui m’a mise vraiment dedans. Le problème, c’est que je ne peux pas me contenter d’avoir 10 de moyenne. Tout ce que j’entreprends, j’ai envie de le réussir. Ça a été compliqué. La chose positive, c’est que j’ai tout validé. Je pensais que le stage en équipe de France allait me permettre de me relancer, mais la forme n’est pas remontée. Au lieu de tirer sur la sonnette d’alarme, il valait mieux mettre le pied sur le frein et renoncer à une saison hivernale.

 

À quoi s’est résumé ton hiver en termes de compétitions alors ?

J’ai fait quelques cross. J’ai fait les régionaux de cross courts, que j’ai remportés, un 3000 et un 1500 en salle. Les chronos étaient bons pour le début de saison, mais je me rends compte à l’entraînement qu’il me manque quelque chose. Mon corps me freine. Je préfère l’écouter. Peut-être que j’ai tort, peut-être que j’ai raison, je ne sais pas. On fera le check-point cet été. J’en apprends tous les ans, et là j’apprends à écouter mon corps. C’est le sport.

 

Et te voilà donc en simple observatrice de ce meeting de Mondeville !

Je déteste regarder le sport (sourire). Le sport, je suis là pour le faire vivre. Le regarder en tant que spectatrice, c’est nul. Enfin, c’est différent… Il faut entretenir cette frustration et la transformer en force pour la suite.

 

La suite, quelle est-elle ?

La priorité est de remonter physiquement. On en profite pour faire la coupure hivernale dès à présent. Cet été, il faudra être une guerrière, parce qu’il y a encore de belles échéances à venir : les championnats de France, les championnats du monde à Londres… C’est une belle année sportive qui se profile. J’ai vraiment envie de pouvoir batailler avec les meilleures armes possibles. Pour cela, il faut que je sois en béton psychologiquement et que mon corps suive. Il faut que je retrouve mes bonnes sensations d’avant. Je ne les avais plus et je me suis un peu perdue.

 

Tu n’es pas inquiète pour autant ?

Non, parce que j’ai pu programmer un peu plus facilement mes cours pour la suite. J’avance plus dans la sérénité que vers des choses contraignantes.

 

L’objectif de 2017 est de participer aux championnats du monde ?

Participer et briller un peu plus qu’aux Europe l’année dernière*. Il y a encore la petite frustration de la blessure. Espérons que ce soit différent cette année. Mais de toute façon, les choses ne se passent jamais comme on aimerait qu’elles se passent. C’est ce qui fait la beauté de ce sport. Tu ne sais pas ce qui va se passer demain.

* Maëva Danois avait été éliminée dès les séries en 9’58"73, voyant du même coup ses rêves de Jeux Olympiques s’envoler. Elle souffrait d’un genou. Un mois et demi plus tôt, elle avait établi un nouveau recors personnel en 9’40. La finale s’était jouée en 9’47. 

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