Saison frustrante pour l'ASPTT Caen Volley

L'ASPTT Caen n'est pas passée loin de réaliser une grosse performance, dimanche après-midi. Opposée à Saint-Jean d'Illac, cinquième de Nationale 2, elle a remporté les deux premiers sets avant de s'incliner en cinq manches. Les volleyeuses caennaises glanent néanmoins un point et confortent le sentiment de leur coach. Leur avant-dernière place n'est pas en phase avec leur réel potentiel.


Pendant deux sets, le classement s'est brouillé. Ou plutôt, embrouillé. À l'observation, le cinquième aux huit victoires pour cinq défaites n'était pas celui qu'on pensait être. Saint-Jean d'Illac était copieusement dominé par une équipe dénombrant six petits points à son compteur, et dont l'avant-dernière place tenait plus de la faiblesse de Saint-Cyr (aucune victoire, cinq sets empochés en tout et pour tout) que de ses propres performances. 25-18, 25-22, Caen et son effectif réduit semblait bien parti pour réaliser le gros coup de la dix-septième journée et faire un bond définitif vers le maintien. Seulement, l'ASI Volley-Ball n'a pas désarmé. Les visiteuses ont enlevé le troisième set sans forcer (14-25). Caen gardait la main, d'autant que son entame de la quatrième manche le positionnait sur des bases idéales. Les Caennaises faisaient la course en tête jusqu'à leur vingtième point (20-16)... et un inversement radical de la tendance (21-25). « Les regrets sont dans ce quatrième set, reconnaît Morgan Poutrain. On avait de nouveau repris l'ascendant, mais on n'a pas réussi à conclure. Le cinquième set a été dans la continuité de la fin du précédent... » 6-15, emballez, c'est pesé ! Le match s'est terminé sur un 25-7 cinglant. « On n'y était plus physiquement et mentalement », constate l'entraîneur caennais. Pour ce dernier, le résultat laisse un goût mitigé. La satisfaction d'avoir pris un point et tenu la dragée haute à une des bonnes équipes de la poule s'accompagne d'un réel sentiment de frustration. « Il y a du positif, et au vu de nos dernières prestations je ne pensais pas qu'on ferait un résultat contre elles. Néanmoins, on aurait pu aller chercher les trois points et se mettre définitivement à l'abri. »

« Pour que ce groupe progresse, il doit s'entraîner plus. »


Finalement, cette défaite résume plutôt bien les symptômes caennais, ceux d'une équipe capable de jolies choses, mais incapable ou presque de les concrétiser. « Les deux premiers sets révèlent le niveau qu'on devrait avoir plus régulièrement. On ne l'a pas parce qu'on ne s'entraîne pas assez. » Caen en pâtit dans les moments charnières, durant lesquels sa formation « ne répond pas présent », et où les matchs tournent bien souvent en faveur de son adversaire. Pourtant, dans ce championnat plutôt homogène, l'ASPTT Caen aurait pu avoir une petite carte à jouer en milieu de tableau. « On aurait pu avoir une saison plus simple. Là, c'est compliqué... En-dehors des blessures, plein de fautes nous sont imputables. Le niveau auquel on évolue requiert plus d'exigence que ça. Saint-Jean d'Illac s'entraîne quatre fois par semaine. Nous, deux fois. Et encore, il y a beaucoup d'absences. On a peut-être plus de potentiel que Saint-Jean d'Illac, mais on ne le bonifie pas. À l'arrivée, la logique est respectée. Celles qui bossent le plus gagnent. Deux entraînements par semaine, c'était suffisant en Nationale 3 parce qu'on avait du talent. Ça ne l'est pas à l'échelon du dessus. Pour que ce groupe progresse, il doit s'entraîner plus. » Contraint de s'adapter aux indisponibilités des unes et des autres, Morgan Poutrain a utilisé... douze six de départ différents cette saison. En quatorze matchs, la statistique est pour le moins étonnante. Ce manque de stabilité n'est pas sans se faire ressentir sur le collectif local. « Les filles doutent, elles se cherchent. » Avec un entraîneur adjoint, un médecin et des kinés présents chaque mercredi, le club a pourtant « tout fait dans une optique de performance ». Seulement, il manque peut-être l'essentiel. « Notre niveau impose d'être compétiteur », assène Morgan Poutrain.

Une finale contre Saint-Cyr ?


Malgré son avant-dernière place, Caen a de fortes chances de sauver sa peau en Nationale 2. Le championnat ayant perdu une équipe avant même le cou d'envoi, un seul club sera relégué à l'issue de la saison en cours. Le voyage semble promis à Saint-Cyr, même si les jeux ne sont pas encore faits... À cinq journées de la fin, soit quatre matchs pour Caen et son adversaire direct (les deux équipes seront dispensées une fois), les cinq points d'écart ne constituent pas une garantie totale. D'autant que les Caennaises finiront leur saison contre Saint-Cyr. « Ce serait bien d'éviter un match couperet. On n'a pas un bon calendrier. Notre prochain match sera contre Rennes, une équipe pas facile à jouer avec des filles en formation qui bossent bien. On recevra ensuite Nantes, un centre de formation qui nous avait mis une fessée à l'aller. Ensuite, on ira au Plessis-Robinson, deuxième. Si ce match contre Saint-Jean d'Illac sert de déclic, on peut espérer quelque chose. Sinon, tout pourrait se jouer sur notre dernier match. Il faudra gagner 3-0 ou 3-1 pour assurer notre place. Saint-Cyr aura encore un match après notre confrontation. Et son calendrier est plus favorable. » Si la prudence est de mise, l'essentiel devrait néanmoins être acquis. Restera ensuite à passer un cap en vue de la saison prochaine...

Qui sommes-nous ?

Lancé en novembre 2009 par Aline Chatel, Sport à Caen est animé par une équipe de passionnés.

Rejoindre l'équipe

Vous êtes passionné(e) de sport et souhaitez rejoindre l'équipe rédactionnelle de Sport à Caen ?

Contactez-nous : recrutement@sportacaen.fr

Nous contacter

Une demande de renseignement, une question, un commentaire, des idées à partager ? N'hésitez pas à prendre contact avec nous !

contact@sportacaen.fr