Basket. Après le coup de massue, Mondeville doit se réorganiser

07 septembre 2017 Ecrit par 
Kim Gaucher, arrivée aujourd'hui à Mondeville, pourrait être une rotation de Lisa Berkani au poste de meneuse.

Privée de Loreen Kerboeuf, contrainte de mettre un terme à sa carrière en raison d’un problème cardiaque, l’USO Mondeville va devoir s’adapter. Si le recrutement d’une jeune meneuse reste envisageable, sans contrat professionnel, Romain L’Hermitte semble plutôt s’orienter vers un réajustement interne.

 

 

L’onde de choc est passée, mais le sujet reste sensible à Mondeville. La retraite sportive extrêmement prématurée de Loreen Kerboeuf, 19 ans, semble encore irréelle pour celles et ceux qui avaient accompagné sa très prometteuse ascension. « Il y a eu des entraînements compliquées et des nuits où il était difficile de trouver le sommeil », commente un Romain L’Hermitte manifestement très marqué par la nouvelle tombée dès la première semaine de préparation. L’électrocardiogramme de la jeune femme avait laissé craindre le pire, et les examens suivants ont confirmé la nécessité d’abandonner le sport. Terrible pour la joueuse, mais pas simple à vivre non plus pour ses anciennes coéquipières. « Cela a été un gros coup dur, confirme Katia Mosengo Masa. J’étais avec elle au club depuis quatre ans et je l’avais rencontrée au pôle Île-de-France avant notre arrivée ici. J’ai toujours pensé qu’elle avait beaucoup d’avenir dans le basket. À chaque fois que je viens à la salle, j’ai une pensée pour elle. »

 

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Loreen Kerboeuf a dû renoncer au basket quelques jours après la reprise collective à Mondeville.

 

Mondeville commence à digérer, quelque peu consolé par les nouvelles perspectives professionnelles qui s’ouvrent à Loreen Kerboeuf. « Le plus important est qu’elle soit en forme et en très bonne santé, n’oublie pas Romain L’Hermitte. C’est une jeune fille très intelligente, qui vient de faire sa rentrée en école d’ingénieur. » En double cursus la saison dernière, la championne d’Europe U18 en 2016 a logiquement abandonné son DUT à Caen pour se réorienter vers son premier choix d’études dans sa région parisienne natale. Une inquiétude en moins pour son ancien club, qui peine toutefois à envisager l’avenir sans elle. « On se pose pas mal de questions, reconnaît Katia Mosengo Masa. Cela va être dur de gérer son départ. »

 

Romana Hejdova et Kim Gaucher comme recours

 

En dépit d’un centre de formation parmi les plus performants de France – et qui pourrait bien se mettre en évidence cette saison au regard de ses premières sorties – Mondeville manque de ressources internes pour pallier à ce coup de massue. Kelly Chassé (née en 2000), « une joueuse hors norme physiquement, qui fait mal à l’adversaire », semble encore trop juste pour se confronter à la Ligue féminine. Elle participe toutefois aux matchs de préparation et s’entraîne avec l’effectif professionnel. « Elle doit progresser techniquement et dans la lecture du jeu », précise Romain L’Hermitte. Quant à Ewl Guennoc, très prometteuse cadette présélectionnée en équipe de France U16 cet été, elle est encore extrêmement jeune.

 

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Kelly Chassé, entre Élise Devulder et Katia Mosengo Masa, porte ici le numéro 4.

 

La solution la plus crédible, au sein du club, reste de décaler Romana Hejdova ou Kim Gaucher au poste 1 pour y faire souffler Lisa Berkani. « Elles peuvent dépanner », estime Romain L’Hermitte, bien conscient qu’il ne s’agit pas de leur véritable poste. Et donc, par ricochet, que ce n’est pas la meilleure manière de tirer leur quintessence. Une autre option subsiste, celle de recruter une jeune meneuse encore espoir issue d’un autre centre de formation. Pas simple… Une chose est sûre, Mondeville n’a pas les moyens de recruter une meneuse professionnelle, statut dont devait bénéficier Loreen Kerboeuf la saison prochaine. Et en Ligue féminine, il est impossible d’évoluer sans statut pro au-delà d’un certain âge. L’option Julie Plouhinec (CB Ifs), par exemple, n’est donc pas envisageable.   

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