Basket. Heleen Nauwelaers, nouvelle guerrière de l’USO Mondeville

26 août 2017 Ecrit par 

L’USO Mondeville disputera ce soir à domicile son premier match de préparation contre La Glacerie. L’absence de Kim Gaucher, Romana Hejdova et Stéphanie Talbot permettra aux jeunes de s’exprimer. L’une d’elles n’aura pas tout à fait le même profil que les autres. La Belge Heleen Nauwelaers, 21 ans, jouera son premier avec Mondeville.

 

 

L’accent flamand commençait à nous manquer. Julie Vanloo était partie depuis quelques années et la petite communauté sportive des Flandres belges avait migré sous d’autres cieux. Sytske D’haeseleir et Vadim Gyesbreghs étaient partis en même temps que leur compatriote de l’USOM, à l’été 2015. Deux ans plus tard, Mondeville retrouve un petit air du plat pays avec Heleen Nauwelaers. Native de Duffel, à quelques kilomètres d’Anvers, l’ailière avait pris quelques renseignements avant d’arriver en Normandie. « Julie m’a parlé de Mondeville et m’en a dit beaucoup de bien. Elle a beaucoup appris ici. »

 

Apprendre, c’est le credo d’Heleen Nauwelaers. À 21 ans, la jeune femme va découvrir la Ligue féminine avec la volonté farouche de poursuivre sa formation personnelle. « Mon premier objectif est de progresser et de devenir plus physique dans mon jeu, explique-t-elle dans un français parfois hésitant mais souvent correct. J’espère grandir avec l’équipe et avoir de bons résultats ici. » Heleen Nauwelaers savait que le moment était venu de tenter sa chance dans un championnat majeur après s’être fait les armes à Wavre Sainte-Catherine, arrivé quatrième de première division belge la saison passée.

 

Récente médaillée de bronze à l’Euro

 

« En Belgique, il y a cinq-six bonnes équipes, mais le niveau est vraiment plus bas pour les autres. C’est assez hétérogène. En France, il n’y a que des bonnes équipes, que des clubs professionnels. Cela va être plus dur. » L’ailière sera confrontée à une concurrence plus rude y compris au sein de son équipe, à des postes de jeu (2-3) où Kim Gaucher et Romana Hejdova seront difficiles à déloger. Mais sa jeunesse n’en fait pas une joueuse dépourvue d’expérience. Arrivée tôt en élite belge, passée par les Young Cats (sélection de jeunes belge) en Eurocup, elle reste sur un championnat d’Europe avec l’équipe nationale. Mieux, elle a décroché le bronze en République Tchèque, même si sa participation est restée modeste (trois points et trois rebonds sur l’ensemble de la compétition, mais dix minutes de temps de jeu en moyenne).

 

L’Euro ? Incontestablement la plus belle expérience du début de carrière de la Belge. « C’était magnifique ! Déjà, je ne m’attendais pas à faire partie de l’équipe. Non seulement j’ai été sélectionnée, mais j’ai en plus eu la chance de jouer et on a gagné cette médaille de bronze. C’était un superbe moment à vivre. Le niveau belge progresse d’année en année. » Heleen Nauwelaers est un bel exemple de cette formation belge de qualité, elle dont la première participation internationale remonte à 2012, avec un championnat d’Europe U16, et qui s’est frottée à l’Eurocup dès 2013. Deux ans plus tard, elle cumulait sélections U19 (9,4 points et 6 rebonds de moyenne au championnat du monde) et U20 (7,1 points, 3,7 rebonds et 2 passes décisives au championnat d’Europe).

 

Recommandée par Ann Wauters

 

Celle qui lui a fait passer le cap de la France en 2017 s’appelle tout simplement Ann Wauters, quasi-légende du basket belge et ancienne assistante-coach de la jeune joueuse. « Elle m’a aidé à trouver un club », évoque l’intéressée. Romain L’Hermitte confiait, à la signature de sa recrue, que l’intérieure l’avait directement appelé en vantant les mérites de sa protégée. La réputation de Mondeville et de son entraîneur n’étant plus à faire en matière de formation, le duo belge a vite saisi l’opportunité que pouvait représenter un passage par la Normandie. Romain L’Hermitte y a également vu l’intérêt de son club. « C’est une fille qui met énormément d‘intensité sur le terrain, et beaucoup d’envie. Physiquement, elle dégage beaucoup de puissance. Elle a un shoot extérieur et joue de façon intelligente. »

 

La première qualité d’Heleen Nauwelaers selon elle-même ? « Je me bats sur tous les ballons. On dit que je suis une guerrière. » Celle qui mène des études d’ingénieur en biologie, qu’elle poursuivra par correspondance après avoir fraîchement décroché son bachelor, pourra commencer à le démontrer dès ce soir (19h00) en match amical contre La Glacerie, où elle sera tout simplement la doyenne des mondevillaises du haut de ses 21 ans. L’internationale a pu commencer à prendre ses marques à la Halle Bérégocoy, qu’elle a rejointe lundi dès le début de la préparation collective. « C’est chouette ici, assure-t-elle Les entraînements sont très durs mais les joueuses sont très sympas. » Plutôt timide, Heleen Nauwelaers n’était pas la plus bavarde à la reprise. C’est sur le terrain qu’elle entend s’exprimer le plus. « Je vais tout donner et on verra ce que cela donnera. Je pense que ce sera positif. »

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