Sandra Dijon : « La motivation est intacte »

26 mai 2017 Ecrit par 

A 41 ans, Sandra Dijon n'en a pas fini avec le basket, loin de là ! Alors que la Martiniquaise vient d'achever sa première saison en Nationale 3, les championnats du monde et d'Europe de trois contre trois se profilent à l'horizon. Et l'insatiable compétitrice a encore très faim.

 

La compétitrice que tu es reste probablement sur sa faim. Ces playoffs, c'est une énorme déception ?

De la déception ? Non, parce que le projet du club était de terminer premier de la poule et de jouer les playoffs. C'est ce que nous avons fait. Il faut prendre ça pour du travail. Nous n'avons pas travaillé pour rien. On sait ce que c'est désormais de jouer les playoffs, puisque le club n'avait pas encore connu ça. Ça annonce ce qui se passera la saison prochaine.

 

On vous attendait quand même pour la montée, qui semblait être l'objectif final...

Oui, c'était l'objectif final, mais sur les playoffs il nous est arrivé tellement de mésaventures que je pense que ce n'est pas plus mal qu'on reparte une année supplémentaire en N3 et qu'on reconstruise.

 

Que s'est-il passé en playoffs ?

Comment vous expliquer, tellement de choses se sont passées... Déjà, on ne s'attendait pas forcément à ce niveau-là. On était dans une poule relativement... (elle ne termine pas sa phrase). Je pense qu'on ne s'attendait pas à ce niveau-là en playoffs, alors que c'est vraiment le niveau des playoffs. On est tombé sur des équipes bien structurées. Les deux équipes qui montent, Escaudain et Ruaudin, ont déjà joué les playoffs. Escaudain, cela fait quatre ans qu'elles essaient de monter et qu'elles jouent les playoffs. Pour Ruaudin, cela fait deux ans.

 

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Comment s'est passée ton année en Nationale 3 à titre personnel ?

Très, très, très compliqué ! Mais bon, cela m'a permis de m'entretenir pour le 3x3, puisque je pars en stage avec l'équipe de France pendant tout le mois de juin et que je fais les championnats du monde du 17 au 21 juin. Après, je verrai comment je serai à la sortie de cela, parce qu'il y a aucun le championnat d'Europe. Pour le moment, rien n'est décidé quant à mon avenir, même si j'ai vu "Sandra Dijon à Douvres". Si physiquement je suis cassée, je préfère être honnête et ne pas faire une année supplémentaire.

 

Physiquement, tu te sens comment ?

Bien ! J'ai perdu du poids, ça va très bien (rire).

 

Année difficile, mais tes stats ont souvent dépassé les 20 points et 20 rebonds par match !

J'ai l'expérience pour ça. C'est un niveau que je ne connaissais pas du tout. Plus qu'en Ligue, il faut jouer aussi avec les arbitres. Après, il y a beaucoup de respect, les arbitres savent qui je suis. J'essaie d'être correcte... Bon, des fois, quand ça m'énerve je le suis un peu moins (rire).

 

On voit en effet que le côté compétiteur ne s'estompe pas avec le temps...

Ah, il est toujours là ! Tu l'as dans le sang. J'ai toujours été une compétitrice redoutable et je le resterai jusqu'à la fin !

 

Est-ce que tu as eu un traitement de faveur de la part de tes adversaires ?

Je ne crois pas. Tout le monde avait à cœur de défier Sandra Dijon. C'est malheureux à dire, mais j'aime bien ! Ça me permet de développer d'autres qualités que je n'avais pas forcément quand j'étais plus jeune.

 

La motivation reste intacte ?

Oui, la motivation est intacte, mais on verra après les championnats du monde et d'Europe. J'habite quand même à une heure et demie de Douvres et à une heure et quart de Caen, où je travaille. Je fais la route tous les jours. Sur la fin, c'était un peu crevant. Quand on s'entraîne à 20h00, l'entraînement se termine quasiment à 22h00. Tu rentres chez toi, il est une heure du matin et tu te dis qu'il reste cinq heures pour dormir...

 

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Heureusement que tu ne dors pas beaucoup !

C'est ce qui me sauve. J'ai aussi plein de projets qui m'animent. Je travaille au comité du Calvados et je passe mon DEJEPS en même temps. J'essaie de séquencer pas mal de choses. Pour le moment, je suis calée sur le DE et le championnat du monde.

 

Cette carrière internationale qui se poursuit, c'est un peu inespéré ?

Oui ! J'ai découvert le 3x3 il y a trois ans, sur une manifestation anodine à Angers. Je suis allée voir et je me suis éclatée, parce que tu n'as pas de poste, tu es libre de faire ce que tu veux et, franchement, c'est génial.

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