Lise Goubert : « On avait l’équipe pour monter »

23 mai 2017 Ecrit par 

Le Douvres BCN est resté aux portes de la Nationale 2 malgré une saison régulière quasi-parfaite. Les Douvraises ont perdu leurs quatre matchs de playoffs, elles qui ne s’étaient inclinées qu’une fois en 22 journées de championnat. Lise Goubert, capitaine de l’équipe, dresse un bilan lucide sur la saison écoulée. Teinté de regrets mais aussi d’optimisme.

 

Lise, on imagine que ces playoffs sans victoire vous laissent un goût d’inachevé, même si on a vu les limites du groupe aussi…

On a pris un petit coup sur la tête dès le premier match à Gravelines. C’est un match un peu épique, où on repart avec deux joueuses de moins, un malaise sur le parking… Les conditions étaient un peu particulières. Ça a mis un coup au moral. On a grillé notre joker. Par contre, avec le groupe qu’on a, je pense qu’on aurait pu mettre Gravelines (avant-dernier, ndlr) derrière. Mais c’est comme ça, c’est le basket. En revanche, Escaudain est plus fort que nous. C’est un groupe beaucoup plus homogène sur tous les postes. Il faut retenir la saison réalisée, c’est le principal. On a complètement déjoué sur les quatre matchs de playoffs.

 

Cela vous laisse-t-il des regrets ?

Oui, bien sûr. C’est dommage de terminer la saison régulière avec une seule défaite, et d’en subir ensuite quatre en playoffs. Je pense vraiment qu’on avait l’équipe pour monter. Plusieurs circonstances ont fait que cela n’a pas marché. On n’a pas su répondre. Les deux équipes qui montent ont cette expérience que nous n’avons pas eue. Elles avaient joué toutes les deux les playoffs l’année dernière. Il nous manquait cette expérience des grands matchs. On n’a pas su surélever notre niveau de jeu. 

 

L’écart était-il grand entre ce que vous avez connu en saison régulière puis en playoffs ?

Sur l’intensité, oui, et sur les gabarits, surtout dans le secteur intérieur. Sandra (Dijon) et Mina (Bernard) étaient assez dominantes pendant le championnat. On a été un petit peu plus gênées. Et par rapport au championnat, on a été encore plus visionnées sur nos systèmes de jeu, un jeu très basé sur le secteur intérieur. On n’a pas su répondre.

 

Vous avez inscrit 60 points contre Gravelines ce dimanche, une barre que vous n’aviez pas réussi à dépasser lors des trois matchs précédents. C’est en attaque que le bât a blessé ?

Complètement. On a un gros souci sur notre collectif. On n’a pas su répondre présentes offensivement. On n’a pas réussi à mettre en place ce qu’on avait vu à l’entraînement. Par contre, défensivement, on a tenu ces équipes-là. Il nous manquait de la fraîcheur sur la fin de saison.

 

Sandra Dijon parlait d’une année d’expérience enrichissante pour le futur. Néanmoins, on ne peut s’empêcher de penser que c’était la bonne année pour monter…

Tout à fait. Il y a forcément des regrets par rapport à ça. On joue les playoffs pour monter. Mais je trouve que le club grandit. On arrive à attirer des joueuses qui ont encore plus d’expérience. J’y crois, sinon je ne serais pas dans ce projet-là. C’est la première fois qu’on fait les playoffs. Il faut prendre ça positivement. Il faut vite avancer, reconstruire, et commencer par digérer.

 

La suite sera avec la même ambition ?

Oui. Le club a l’ossature pour garder cette ambition. Avec la jeunesse, il y a moyen de monter un beau projet. À chaque fois, ça a échoué, mais on avance, on progresse. Il faut rester positif. 

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