Pauline Bétis (CB Ifs) : « Le papier, ça ne veut rien dire »

14 septembre 2017 Ecrit par 

Le Club Basket d'Ifs attaquera la compétition samedi soir par un long déplacement à Geispolsheim (Bas-Rhin). Les Ifoises abordent ce nouvel exercice avec la même ambition de jouer des coudes dans le haut de tableau. Pauline Bétis, co-capitaine cette année encore, ne cache pas que les playoffs sont de nouveau « dans un coin de la tête ».

 

Pauline, comment abordez-vous cette nouvelle saison ?

On ne peut pas savoir comment cela se passera, mais c'est vrai qu'on a toujours l'objectif de gagner un maximum de matchs possible, et de progresser individuellement comme collectivement. On a chaque saison une équipe assez jeune, c'est important d'être dans l'optique de progresser. Et pour tout joueur de basket est compétiteur, cette soif de gagner est fondamentale. 

 

Vous sortez d'une superbe saison toutefois conclue par une défaite en finale de la Coupe de France et une non-qualification pour les playoffs. Quel sentiment cela te laisse-t-il ?

Personnellement, quand on a perdu à Bercy, je n'ai pas été dévastée. J'ai été déçue, forcément, mais on a fait un tellement beau parcours, avec tout ce qui nous est arrivé, que ce n'était que du kiff. Je ne regrette rien. C'est quand même beau ce qu'on a réussi à faire.

 

Le championnat semble assez ouvert cette année encore...

Il y a des équipes qui sortent du lot, clairement. Compte tenu du recrutement, on sait qu'il y a des équipes qui seront fortes sur le papier. Mais on sait aussi très bien que le papier ne veut rien dire, on en est la preuve. On ne nous voit jamais aller loin, et finalement on est toujours dans le top 3. Beaucoup d'équipes peuvent prétendre aux playoffs et à la montée.

 

En interne, c'est l'objectif que vous vous fixez ?

Oui, chacune a cette petite idée dans un coin de la tête. Comme je le disais tout à l'heure, on veut toujours gagner tous nos matchs. Mais nous ne sommes pas pressées de monter dès cette année. On va continuer de prendre match après match.

 

On s'attendait à une certaine stabilité en fin de saison dernière, elle n'a finalement pas été présente. Comment avez-vous vécu cette intersaison ?

C'est vrai que l'été a été mouvement. On a eu plusieurs coachs en l'espace de peu de temps. On m'a toujours dit que, dans une équipe, personne n'était indispensable. On a recréé un nouveau groupe avec un nouveau coach. Je ne vois pas pourquoi on n'y arriverait pas.

 

Est-ce difficile de se renouveler chaque année et de rester au top de la N1 ?

Cela se fait naturellement. Toutes les filles qui restent ici ou qui arrivent ici ont cette envie d'aller le plus loin possible. Personne n'arrive en disant : « on va jouer le maintien cette année ». Même si ça a été difficile cet été, personne ne s'est dit ça.

 

La montée en Ligue 2, à moyen terme, reste possible ?

Oui, je pense. Cela fait trois ans qu'on est à deux doigts de pouvoir y prétendre. Pour moi, c'est réalisable. Je ne sais pas si j'en ferai partie, mais c'est un bel objectif. Depuis que je suis ici, on rêve de ces playoffs et de cette montée. Si j'y participais, ce serait beau. 

 

Tu fais partie des taulières de cette équipe. Ton rôle évolue-t-il d'année en année ?

Quand je suis arrivée, je n'avais pas beaucoup de responsabilités. Cela fait deux ans de suite que je suis co-capitaine, cela implique forcément d'autres responsabilités. C'est notre rôle, aux vieilles, de pousser les filles vers le haut, de leur montrer le chemin à suivre et la démarche à avoir. 

 

En terme de leadership, tu t'affirmes plus facilement ?

Cela ne me pose plus vraiment de problème, mais je n'ai pas un leadership de base (sourire). C'est quelque chose que je travaille un peu plus tous les ans. 

 

Quelles sont tes attentes personnelles en ce début de saison ? Tu es encore une jeune joueuse, mais avec beaucoup d'expérience de ce niveau-là...

Je suis encore une jeune joueuse, mais j'ai un double projet. J'ai fini mes études mais je travaille à côté et j'ai toujours l'idée de devenir professeur d'EPS. Dans le basket, ma priorité est de prendre du plaisir et que l'équipe prenne du plaisir. Je n'ai pas d'objectif personnel du style jouer en Ligue 2, jouer dans telle ou telle équipe. Mon idée est de prendre du plaisir et de me défoncer sur le terrain.

 

C'est une réflexion que tu as nourrie après ton départ de Mondeville ?

Pour moi, Ifs était une bonne passerelle. J'y ai progressé. J'ai goûté une année au basket professionnel à Mondeville. Je n'ai pas apprécié plus que cela. Je me sens bien dans ce niveau-là et je sais que cela va me permettre de devenir enseignante après. C'est tout ce que j'attends. Si un jour on arrive à monter en Ligue 2 avec Ifs, pourquoi pas goûter à ce niveau, mais je sais que c'est moins simple d'y allier un projet professionnel. 

 

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