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Bercy, fil rouge du basket selon Julie Legoupil

19 avril 2017 Ecrit par 

Julie Legoupil disputera vendredi soir (18h00) sa sixième finale de Coupe de France. Vainqueur avec les cadettes de Mondeville en 2001, puis avec Ouistreham et Lyon quelques années plus tard, l’Ifoise vit une belle histoire avec cette compétition. Ses plus belles expériences sportives ont été couronnées d’un titre à Bercy.

 

 

Elle ne se souvient plus des dates, ignore tout des scores, n’a qu’une vague idée de ses propres performances et hésite même sur le nombre de finales jouées. Mais à l’évocation des cinq lettres de Bercy, les yeux pétillent et le sourire se fait plus franc encore. Il y a un peu tout de Julie Legoupil dans ses nombreuses épopées de Coupe de France. Même sa mémoire de poisson rouge en dit long sur le personnage. La basketteuse oublie les contours, la femme retient l’essentiel. L’aventure humaine vaut tout le reste. « Bercy, c’est le petit truc en plus. J’y ai gagné avec mes trois clubs de cœur. De toute façon, dans toutes les équipes avec lesquelles j’ai gagné, il s’est passé quelque chose. C’est la clé des victoires. » Le Palais Omnisport de Paris-Bercy est le fil rouge de la carrière de Julie Legoupil. Il a été de toutes les belles histoires, celles des copines du centre de formation de Mondeville, de ce club de Ouistreham qui l’a vue naître à la balle orange, du bond vers l’inconnu et de la vie nouvelle que fut Lyon. « Bercy, c’est toujours particulier, parce que chaque groupe a son histoire. Mais même quand je ne joue pas, j’y vais régulièrement pour les finales de Coupe de France. C’est un moyen de réunir mes amis et de passer de vrais bons week-ends. C’est toujours un super événement. »

 

Des victoires entre copines

 

Bercy, Julie Legoupil l’a découvert à 15 ans. La native de Caen était l’un des meilleurs espoirs du centre de formation de Mondeville. En 2000, elle disputait sa première finale de Coupe de France avec les cadettes. C’était contre Bourges. Un tir au buzzer a crucifié ses rêves de titre. 17 ans après, Julie Legoupil n’a pas oublié cette fois le nom du bourreau, Fatou Dieng. « C’était atroce. Ça reste l’une des grosses déceptions de ma carrière. » La belle génération mondevillaise n’a attendu qu’un an pour prendre sa revanche. En 2001, Julie Legoupil ouvrait son palmarès Coupe de France, cette fois contre Lyon. « Les années cadettes, ce sont les années copines. On vivait les unes sur les autres H24 ! C’est un super souvenir. On était vraiment impressionnées par cette immense salle qui se remplissait petit à petit. On avait croisé des gars de Pro A et des filles de Ligue féminine, pour nous c’était des stars ! Il y avait cet émerveillement que les jeunes auront sûrement vendredi. Maintenant, ce n’est plus pareil. Mais la première fois, ça fait un choc. » La troisième fois que Julie Legoupil est allée à Bercy, c’était avec l’équipe professionnelle de l’USOM en 2004. La défaite était au bout. « J’avais dû jouer quelques minutes, mais je ne m’en rappelle plus beaucoup… »

 

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Avec Ouistreham. On reconnaît la jeune Julie en bas.

 

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Avec Lyon. Il faut de meilleurs yeux ! 

 

Le deuxième titre, Julie Legoupil a pris son temps pour le conquérir. Lui aussi est lourd de sens. En 2006, malgré une progression constante en Ligue féminine sous le maillot mondevillais, la jeune femme avait décidé de quitter le monde professionnel pour retourner au club de ses débuts, Ouistreham. Pour retrouver, aussi, l’envie de ses débuts. « C’était une équipe de copines. » La moyenne d’âge du collectif coaché par Anne-Laure Coudray avoisinait les 20 ans. Il y avait là Julie Masson, Charlotte Ducos, Noémie Lemaire, Rachel Goutière, Marie Drouault ou encore Céline Poullain. Strasbourg en a fait les frais. Julie Legoupil, elle, est partie sur un nouveau titre dans un palmarès déjà bien fourni à l’époque. Cap sur Lyon. « C’est la première fois que je partais de la région, que je quittais mon cocon. Lyon m’a très bien accueillie dès le début. Je m’y suis sentie très bien. » Et que fait Julie Legoupil quand elle se sent bien dans un club ? Elle gagne la Coupe de France. Deux ans après son arrivée dans le Rhône, en parallèle d’une montée en Nationale 1, la Normande remportait de nouveau le Trophée. N’allez pas croire toutefois que c’est pour cette médaille de plus qu’elle qualifie ses longues années à Lyon d’« inoubliables ». « Encore une fois, j’étais avec des copines. Je fais du basket pour ça. »

 

« Je lâcherai deux-trois petites larmes »

 

Vendredi, Julie Legoupil foulera le parquet de Bercy pour la sixième fois de sa carrière. Le moment préservera encore une part de magie. « Ce sera d’autant plus particulier que ma carrière touche à sa fin. Et ce groupe avec lequel je vais retrouver Bercy, il est spécial pour moi. Je l’aime beaucoup et j’aurai beaucoup de mal à le quitter. » Ifs, l’invité surprise de 25 ans et des brouettes de basket, fera partie de ces aventures marquantes à l’heure des bilans. Julie Legoupil le sait si bien qu’elle profite de chaque instant. Cette finale qui approche ne sera peut-être pas le jubilé rêvé, puisque la saison presque écoulée « m’a redonné le goût au basket » et laisse planer l’indécision, mais elle aura quelque chose de plus que les précédentes. Huit ans après sa dernière finale, 17 ans après la première, Julie Legoupil sait qu’elle vivra probablement son ultime sortie à Bercy comme joueuse. « Je lâcherai deux-trois petites larmes à la fin ! » Le bonheur sera total si la victoire est au bout, une tâche qui n’aura rien de simple contre Monaco (N2). « Ce n’est pas du tout une équipe de Nationale 2. Elle aurait sa place dans le haut de tableau de Nationale 1, voire en Ligue 2. Il y a de grosses joueuses à tous les postes, mais c’est une équipe très axée sur la défense et le jeu collectif, comme nous. Ce n’est pas le talent qui fera la différence, mais l’envie et la réussite. » Julie Legoupil le promet : « on se donnera du début à la fin. » Une affirmation qui va de pair avec un conseil plein de sagacité : « il faut prendre du plaisir ». En fin de compte, c’est bien ce que retiendra la trentenaire de sa longue carrière et de ses nombreuses aventures en Coupe de France. Les médailles disséminées un peu partout, il sera toujours temps de les retrouver…

 

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