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Ifs échoue tout près mais ne pense qu'à Bercy

18 avril 2017 Ecrit par 

Le Club Basket d’Ifs a bouclé sa saison régulière par une courte victoire sur Le Havre, samedi dernier (60-56). Comme souvent, les armes maison ont fait la différence, à commencer par la profondeur de banc et la grinta propre aux Ifoises. Mais ce succès avive aussi certains regrets, vite compensés par la projection vers Bercy.

 

La Coupe de France et son système de bonification était au cœur de bien des discussions, samedi soir. Les deux clubs bas-normands engagés en Nationale 1 ont subi à leur manière le règlement spécifique à ce mélange des genres. Les trois points supplémentaires obtenus par le CB Ifs n’ont pas suffi à accrocher une des deux premières places de la poule. Ifs a pourtant terminé à égalité avec Charnay et La Tronche Meylan, sur qui il a le goal average. Seulement, c’est au nombre de victoires obtenues en championnat que l’égalité a été tranchée, pas au goal average. « Ce petit point de règlement gâche la fête », estime Julie Legoupil en relativisant toutefois dans la foulée. Une démarche beaucoup plus dure à accomplir pour La Glacerie. Les Manchoises ont obtenu quinze victoires cette saison, comme Charnay et La Tronche, et ont surtout battu à l’aller comme au retour les deux équipes qualifiées pour les playoffs. Leur effondrement face aux "petits", à l’image du non-match disputé samedi dernier à Sainte-Savine (78-56), a eu raison d’elles. L’absence de parcours en Coupe de France aussi. La Glacerie s’est fait éliminer par Ifs dès l’entame de la compétition.

 

Ifs s’est au moins employé à terminer de belle manière devant son public. À domicile, où elles n’ont concédé qu’une seule de leurs huit défaites, les Vertes ont dominé Le Havre avec une certaine maîtrise (60-56). Elles ont pourtant couru après le score pendant une partie de la deuxième mi-temps, revenant aux affaires au moment le plus opportun. Le money time n’a pas souffert de contestation, hormis à l’adresse du duo arbitral. « Je regrette seulement les deux coups de sifflet à la fin qui font basculer le match », souligne Laurent Chamu, entraîneur havrais. Ifs a su mettre les ingrédients nécessaires, même si la rencontre a parfois manqué d’intensité. « Le début de match était étrange, avance Pauline Bétis. Il n’y avait pas beaucoup de rythme. En deuxième mi-temps, on a joué le tout pour le tout. On avait une petite revanche à prendre suite à notre défaite du match aller, même s’il n’y avait pas beaucoup d’enjeu. » Les Ifoises ne se sont pas laissées endormir. À -6 dans le dernier quart, elles n’étaient pourtant pas en position de force. « Il y a eu un gros combat à la fin, on a répondu présent, apprécie Julie Legoupil, en civil sur le banc suite au retour de Kirsten Jeter. On a montré qu’on était au-dessus d’elles. Notre défaite là-bas fait partie des défaites qui font mal au classement final. »

 

« Dans l’euphorie de Bercy »

 

Le classement final, c’est donc une troisième place synonyme de non-participation aux playoffs. Ce championnat passionnant, indécis jusqu’au bout, sacre donc les deux équipes qui auront passé le plus de temps aux deux premières places. Ifs s’était pris au jeu de sa grosse dynamique des derniers mois, mais refuse de voir les choses en noir. « Le club est fier de notre parcours, précise Pauline Bétis. Autour de nous, on ne nous voyait pas aller aussi loin. On a prouvé qu’on était capables de le faire, malgré les départs de plusieurs filles à l’intersaison. On a fait une grosse saison. » Julie Legoupil, qui aura disputé la quasi-totalité de la saison comme joueuse, partage l’avis de la co-capitaine. « Les playoffs n’étaient pas l’objectif, ça n’aurait été que du plus. On a réussi à créer quelque chose. Troisième, c’est une belle performance. L’équipe n’était pas construite pour les playoffs. » En bonne compétitrice qui se respecte, Julie Legoupil ne peut toutefois pas cacher un léger goût d’inachevé. « On a beaucoup de regrets mais on est dans l’euphorie de Bercy, donc on relativise. On s’en mord quand même les doigts. » Les défaites évitables, à Sainte-Savine, Geispolsheim, Le Havre ou Voiron, sont encore dans les mémoires.

 

Le plus important est néanmoins à venir ! Vendredi soir (18h00), Ifs disputera la finale du Trophée Coupe de France face à Monaco. Même si les redoutables monégasques partiront avec sept points d’avance, conséquence de la division qui sépare les deux équipes, les Ifoises ne visent évidemment rien d’autre que la victoire. « Une finale ne se joue pas, elle se gagne », rappelle Pauline Bétis. « Si on perd en finale, on pourra parler de déception, ajoute Julie Legoupil. La non-qualification en playoffs est rageante, mais ce n’est pas une déception en soi. Contre Le Havre, on s’est surtout préparées. On avait déjà la tête tournée vers Bercy. » Trois fois vainqueur de la Coupe de France, avec les cadettes de Mondeville, Ouistreham et Lyon, Julie Legoupil ne peut pas rêver boucler la boucle de plus belle manière. Pour Ifs, l’occasion est rêvée d’offrir à cette belle saison une superbe conclusion.

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