Basket. Le CBC s’est offert un bon galop d’essai

08 novembre 2017 Ecrit par 

La hiérarchie a été respectée hier au Palais des Sports, et la victoire de Cholet Basket sur Caen (68-79) ne souffre d’aucune contestation. Les Caennais ont pourtant mené à bien la mission qu’ils s’étaient fixée : préparer le prochain déplacement à Charleville-Mézières.  

 

Le Caen Basket Calvados avait fixé ses priorités en recevant Cholet, au début de saison certes compliqué, mais toutefois pensionnaire de l’étage supérieur. Dans les éléments ciblés par Hervé Coudray, le résultat final passait au second plan. « Sans vouloir faire injure à la Coupe de France, on n’en faisait pas un objectif. » Comme l’appétit vient en mangeant, Caen a pourtant cru l’espace d’un instant que la grosse perf’ était à sa portée. Quand les Caennais sont passés de -16 à -5 alors qu’il restait six minutes de jeu aux panneaux d’affichage, tout semblait de nouveau possible. Sur ce chemin du retour, Hervé Coudray sentait bien « que cette équipe de Cholet n’était pas sereine ». Une sensation pas forcément surprenante si on se fie à la petite forme choletaise du moment, plus inattendue au regard du cinq caennais alors aligné. L’entraîneur local avait fait tourner – aucun joueur n’a passé plus de 25 minutes sur le parquet – et pensait « prendre la foudre ». Bien encadrés par un Gregg Thondique performant en deuxième mi-temps, les joueurs sortis du banc ont mis l’énergie nécessaire pour « rendre [les Choletais] fébriles et jouer là-dessus ».

 

Pourtant, Cholet n’a jamais véritablement tremblé dans cette rencontre. Les visiteurs ont réagi au retour des Caennais par un éclat brutal qui n’a plus laissé l’ombre d’un espoir. Qu’importe. « D'abord, on n'a pas été ridicule, retient Hervé Coudray. On a été capable d'obtenir ce qu'on voulait, de tenir notre plan de match. On avait mis l'accent sur le début de la rencontre. C'était important pour ne pas laisser l’adversaire mettre une trop grosse pression et nous obliger à subir. On n'a pas subi en début de match. » Le CBC a même dominé une partie du premier quart-temps avant que les dix minutes suivantes ne soient totalement à l’avantage de son adversaire (14-25 dans le deuxième quart). Plus tard, en seconde mi-temps, les Caennais ont donc su relever la tête. « J'ai bien aimé la réaction à -15 », précise encore le coach caennais.  

 

Deux petits nouveaux sur le parquet

 

Bref, « même si on ne se satisfait jamais de la défaite », Caen est sorti de la Coupe de France presque avec le sourire. Une victoire aurait pu l’inciter à s’enflammer mal à propos avant Charleville, une lourde défaite aurait peut-être laissé quelques traces. La situation intermédiaire convient à Hervé Coudray. « Le fait d’avoir réalisé un bon match tout en le perdant nous permet d’avoir juste ce qu’il faut pour être concentré et se dire en même temps "ce n'est pas si mal que ça, il faut que ça continue". » Bien mieux qu’une séance d’entraînement, pour les joueurs comme pour leur staff. « Ça nous permet d'avoir une plus grosse intensité en face de nous, une défense plus physique, plus rapide, expose Bryson Pope. C'est bien d'être confronté à ça pour nous préparer à un match qu'il faudra aller chercher à l'extérieur. »

 

 

Autre point positif, le banc a donné satisfaction, qu’il s’agisse d’Ibrahima Sidibé à la mène (8 points) – ses qualités athlétiques ont été précieuses, d’un Sébastien Cape entreprenant (7 points) ou d’un Gregg Thondique, qui alterne le bon et le moins bon depuis le début de la saison, adroit en deuxième mi-temps (11 points, mais aussi 6 rebonds). Enfin, les Caennais ont aussi vu à l’œuvre deux petits nouveaux : Johan Clet, qui s’est engagé en fin de semaine dernière, et le pigiste médical Anthony Odunsi. Les deux sont restés plutôt discret. Le jeune meneur n’a passé que sept minutes sur le terrain. L’ailier est resté dix minutes de plus sur le parquet, pour trois points sur lancers-francs. « Il faut qu'il se lâche un peu », estime Hervé Coudray. La vie sans BJ Monteiro est toutefois un peu moins belle pour Caen… L’Américain, opéré lundi du genou, sera absent pendant trois à quatre semaines. Si son remplaçant avait été rapidement trouvé, c’est tout l’inverse au poste 5, celui de Marc-Eddy Norelia. Le CBC n’a encore rien finalisé. « J'aimerais bien qu'on trouve un joueur intérieur, c'est surtout là qu’on peut souffrir. On s'en sort bien pour le moment mais je ne sais pas combien de temps ça va durer… »

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