Basket. Caen « ne tire pas dans la même catégorie »

30 septembre 2017 Ecrit par 

Le Caen Basket Calvados s'est fait corriger comme rarement cela était arrivé à domicile ces dernières années. La large victoire d'Orléans (64-93) demande à être relativisée mais n'est pas dénuée d'enseignements. Le premier d'entre eux est clair : le relégué de Pro A est très, très fort.

 

Voilà bien longtemps que le Caen Basket Calvados n'avait plus eu cette désagréable sensation d'impuissance. Vendredi soir, devant un public venu extrêmement nombreux, les Caennais n'ont rien pu faire face à Orléans. Une classe d'écart, et même un peu plus parfois, séparait les deux formations. Mené de dix points au bout de cinq minutes, Caen n'a cessé de courir après le score sans être en capacité un seul moment de prétendre le rattraper. Orléans, terrible d'adresse extérieure en première mi-temps (10/18 à trois points), a compté jusqu'à 35 longueurs d'avance dans le dernier quart (86-51).

 

 

Privé de BJ Monteiro, son « créateur » (H. Coudray), le CBC a observé les supériorités adverses sans pouvoir y répondre. « On ne tire pas dans la même catégorie, on le savait d'avance », rappelle Hervé Coudray. Relégué de Pro A, Orléans ambitionne d'y retourner sous deux ans et ne manque pas de moyens pour parvenir à ses fins. L'effectif du plus gros budget de Pro B est surdimensionné, notamment au regard de ce que peut proposer le promu qu'était son adversaire du soir. « Dès qu'on faisait une erreur, elle était aussitôt sanctionnée. » Mais Orléans n'a pas toujours attendu le faux-pas normand.

 

45 points contre 9 à trois points

 

D'une adresse insolente, les visiteurs ont inscrit 45 points derrière les 6,75 mètres. Caen a dû se contenter d'un 3/16, dont un dernier shoot pour du beurre de Thomas Cornely quand les deux équipes avaient arrêté de jouer. « Ils ont été adroits parce qu'ils se passaient bien la balle et qu'ils ont su trouver des joueurs ouverts, souligne Hervé Coudray. Nous, on a eu du mal à trouver les décalages. Les tirs étaient des tirs compliqués. » Le zéro pointé de Ludovic Chelle témoigne du gouffre qui a dissocié les deux formations en terme d'adresse extérieure. « On a des shooteurs, on sait que c'est une arme, précise pour sa part l'entraîneur orléanais. Néanmoins, marquer 45 points à trois points, c'est au-dessus de nos espérances. Ça n'arrivera pas toutes les semaines ! »

 

 

Orléans n'a pourtant pas construit sa victoire sur ce seul registre, même si les 36 points de plus que Caen dans ce secteur de jeu en disent long sur son importance. « J'ai aussi aimé notre alternance », retient Germain Castano. « Ils nous ont martelé à l'intérieur, ne conteste pas Hervé Coudray. Ils ont appuyé là où ça faisait mal. » Bien plus légers physiquement que leurs adversaires, les grands caennais ont souffert. Seul Marc-Eddy Norelia (le plus costaud physiquement) a réellement tiré son épingle du jeu, avec 20 points – ce qui fait de lui le meilleur scoreur de la rencontre – et 7 rebonds. Repositionné au poste 3 suite au forfait de BJ Monteiro, Gregg Thondique s'est également montré à son avantage (12 points et 10 rebonds, soit le seul double double du match). « J'ai bien aimé l'état d'esprit de Gregg et de Marc. Ils n'ont pas lâché et ont travaillé jusqu'au bout. Ce seront des leaders cette saison. »

 

« Pas le droit de baisser la tête comme on l'a fait »

 

Si l'entraîneur caennais apporte la précision, c'est parce que d'autres l'ont moins convaincu. « La façon dont on a été résignés en deuxième partie de match m'énerve. À domicile on n'a pas le droit de baisser la tête comme on l'a fait. Si on ne met pas plus d'énergie et d'intensité, à l'image du dernier quart-temps, c'est difficile d'avancer. J'ai trouvé certains joueurs fébriles. Ils ont refusé quelques responsabilités, notamment sur le tir. » Supérieur à son adversaire au rebond (38 prises à 30) mais en délicatesse avec son tir (42% de réussite au tir, contre 53% pour Orléans), Caen a surtout peiné à mettre son basket en place. La fluidité n'était pas au rendez-vous, et les 21 ballons perdus en sont une illustration. C'est plus du double de ce qu'a concédé Orléans (10). « On va chercher à être plus justes et plus malins. On a fait preuve de naïveté. Mais on va apprendre ce que c'est que la Pro B. Je ne suis pas vraiment surpris, je savais où on allait sur ce match. »

 

 

De fait, la Leaders Cup a d'abord cet intérêt de proposer des matchs de haut niveau avant le début des vraies hostilités. Et c'est ce qui retient toute l'attention d'Hervé Coudray. « Les matchs n'ont rien à voir avec des matchs amicaux. On voit la justesse et l'intensité qu'il faut mettre. » Quasiment certain de ne plus pouvoir se qualifier pour les quarts de finale, Caen va s'appliquer à mettre en pratique les leçons tirées de ses deux récentes défaites. Les Cébécistes retrouveront Orléans pour la revanche dès vendredi prochain. « Il faut profiter de ces matchs pour élever notre niveau. »

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