Hervé Coudray prolonge pour une saison

13 mai 2017 Ecrit par 

Après quelques semaines de suspense, où quelques rumeurs se faisaient entendre sans qu’aucune information ne filtre, le Caen Basket Calvados a annoncé la prolongation de contrat d’Hervé Coudray. Le coach de la double montée, en Nationale 1 puis Pro B, n’a resigné que pour un an. Il nous livre son sentiment.

 

C’était le premier épisode du feuilleton estival consécutif à la montée du CBC. Quel coach en Pro B ? Le réflexe naturel était d’évoquer en premier lieu le nom d’Hervé Coudray, l’homme aux deux montées en quatre ans. Seulement, la signature du technicien breton a pris plusieurs semaines, quand la promotion était acquise depuis quasiment un mois. « Les dirigeants avaient des rendez-vous importants avec la Fédération et la Ligue Nationale de Basket, qu’ils reverront dans quelques jours, pour faire valider l’accession en Pro B. C’est pour cela que [le dossier] a pris un peu de temps. Il fallait qu’on arrive à se mettre d’accord, sachant que je me mettais en disponibilité, avec les risques inhérents à ce métier que cela comporte. » Fonctionnaire au ministère de la Jeunesse et des Sports, Hervé Coudray est Conseiller technique sportif (CTS) de la Ligue de Basse-Normandie. Il devra renoncer à ce poste, qu’il doublait avec celui de coach au CBC, en Pro B. Cela suggère d’entamer encore un peu plus le quota de disponibilité de dix ans au terme duquel il ne pourra plus prétendre à son statut d’agent de l’État.

 

Ce contexte permet aussi de relativiser l’impact de la durée du nouveau contrat signé avec Caen. Hervé Coudray, qui s’était engagé pour deux ans à son arrivée au club, puis deux ans de plus lors de sa première prolongation, n’est lié contractuellement que pour une année. « Il va falloir mettre pas mal de choses en place maintenant que nous avons intégré la LNB. J’ai fini par accepter cette proposition, même si c’est précaire. Tout le monde a la volonté d’avoir des contrats un peu plus longs, mais j’ai compris l’intérêt du club et la logique du club, même si ça m’a surpris au début. Je comprends qu’il faille être vigilant sur le montage financier. » Sa réponse, Hervé Coudray a pris le temps de la mûrir. Mais l’ancien entraîneur de l’USO Mondeville a fait le choix du cœur. « C’est plus choix de la passion que de la raison. J’aime le basket, j’aime coacher. On m’a fait confiance depuis quatre ans et on m’a donné les moyens d’atteindre les objectifs fixés. J’avais envie de continuer l’aventure. » Prolonger était la priorité de celui qui a été élu meilleur entraîneur de Nationale 1 cette saison. L’homme était toutefois « prêt à partir » si les discussions n’avaient pas été concluantes avec ses dirigeants. « On fait un métier où on est amené à se déplacer, même si j’ai eu un peu de chance dans ma carrière puisque je vais entamer ma quinzième saison dans la région. »

 

Été très chargé

 

La question de l’avenir étant réglée, pour un an, la suite peut s’enclencher. Pour Hervé Coudray, à l’échelle du Caen Basket Calvados, elle s’articule essentiellement autour de la construction du nouvel effectif. « Je n’ai pas pu avancer sur ce plan, compte tenu du fait que je n’avais pas encore resigné. Le club était dans l’attente. Je reçois des mails tous les jours, mais il faut mettre un budget en face de chaque joueur. La priorité est de conserver l’ossature actuelle. On a vu l’année dernière que le fait de tout changer avait provoqué une première partie de saison compliquée. Si on peut gagner du temps, c’est important. Il y a des joueurs qui sont encore sous contrat (Ludovic Chelle, Moustapha Diarra et Sébastien Chelle), d’autres qui ne le sont pas mais qu’on aimerait conserver. » Ensuite, Caen s’attellera au recrutement des quatre français de moins de 23 ans dont il devra disposer la saison prochaine sous peine de lourde amende, faute de centre de formation. Ce n’est qu’en dernier lieu, après les français de plus de 23 ans, que se concluront les dossiers étrangers. « Cela peut durer jusqu’à fin juillet voire début août. » Quid enfin de l’assistant-coach Éric Béchaud ? « Nous n’avons pas encore disputé avec les dirigeants et Éric. On va en parler assez rapidement. »

 

Pour Hervé Coudray, le recrutement lance un été extrêmement chargé. Le sélectionneur de l’équipe de France U19 va presque devoir se démultiplier. Avant de rassembler son collectif début juin en vue du championnat du monde, il aura un premier stage à Biarritz la semaine prochaine avec la FFBB, il ira coacher aux interpôles à Lyon la semaine d’après, puis s’envolera aux États-Unis toujours en compagnie du Pôle Espoir. Le championnat du monde aura lieu pour sa part du 1er au 10 juillet au Caire. Hervé Coudray reprend une équipe championne d’Europe en titre mais privée de ses deux éléments majeurs. Le recrutement du CBC constituera une sorte de fil rouge à distance. « Le recrutement, ce n’est pas la période que je préfère. J’aime bien contrôler les choses, or je ne peux pas contrôler la réponse des joueurs ! C’est une période délicate que je vais gérer par téléphone et par mail, en plus de la charge de travail que j’aurai en parallèle. » Gros travailleur, ancien sélectionneur du Mali, Hervé Coudray a l’expérience pour mener de front ces différents dossiers.

Parrain Rubrique - CBC

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