Bryson Pope : « Deux montées, c’est vraiment un truc spécial »

20 avril 2017 Ecrit par 

Le Caen Basket Calvados disputera dimanche son dernier match de la saison, sans enjeu, devant Angers. Bryson Pope, capitaine de l’équipe caennaise, pourra ensuite soulever le trophée de champion de France de Nationale 1 2016-2017. Le Franco-Américain de 27 ans savoure sa deuxième montée en trois ans à Caen.

 

Bryson, comment vivez-vous cette dernière semaine un peu spéciale ?

C’est vrai que c’est différent. On ressent un gros soulagement dans l’équipe. Tout le monde se lâche un peu, tout le monde rigole. C’est un bon feeling. On s’entraîne beaucoup moins et les séances sont plus relaxes. On a fait des petites parties de foot, etc. C’est sympa.

 

Vous vous sentez un peu en vacances ?

Un peu, oui, surtout qu’il fait beau dehors ! On a atteint le but et tout le monde a fait en sorte d’aider l’équipe. Ça fait plaisir.

 

On vous a vus à Festyland mercredi. Est-ce que le CBC promu en Pro B a d’autant plus de fans quand il se déplace ainsi ?

On a passé un bon moment là-bas, c’était drôle. Après, il y a peut-être plus de fans, oui. Quand je me balade en ville, les gens me reconnaissent un peu (aussi parce que je suis grand !) et me félicitent. Ça fait plaisir.

 

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« C’est une ville qui respire le sport »

 

Cela fait trois ans que tu es à Caen, sens-tu un statut différent autour de vous, joueurs ?

Je ne sais pas. Je suis à Caen depuis trois ans, et je sens bien depuis mon arrivée que les gens aiment le basket à Caen. C’est une ville qui respire le sport, que ce soit le basket, le hand ou le foot. Depuis que je suis là, les gens m’arrêtent facilement, me demandent comment se passent la saison ou me félicitent pour la dernière victoire. C’est encore plus le cas cette année.

 

L’objectif de ces derniers jours de la saison, c’est de profiter un maximum ?

Oui, ce n’est pas souvent qu’on est assuré de monter à deux journées de la fin. On essaie de profiter au maximum avec les onze mecs qui ont fait la saison ensemble. On ne sera plus tous ensemble l’année prochaine. On profite sur le parquet et hors du terrain avant les vacances.

 

Les vacances arrivent très tôt, ça doit être une sensation étrange…

L’année dernière, on était allé jusqu’au Final Four, ce qui nous avait fait finir fin-mai. Terminer la saison fin-avril, ça change, mais je ne me plains pas (rire). Un mois de vacances en plus, c’est pas mal, surtout avec un titre en poche !

 

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Avez-vous prévu de marquer le coup pour fêter ce titre ?

On va déjà fêter avec les supporters, les bénévoles et les partenaires dimanche. La semaine prochaine, on a prévu un resto ensemble et peut-être une activité commune. On avisera.

 

« Juste du bonheur et du plaisir »

 

Comment abordez-vous ce match contre Angers dimanche ?

On va essayer d’aller chercher une victoire symbolique, surtout pour le public qui a été présent toute la saison. Il mérite de nous voir partir sur une victoire. Il n’y a pas forcément d’enjeu mais on joue pour la fierté, pour s’amuser aussi et prendre du plaisir à jouer tous ensemble.

 

On peut imaginer un peu plus de show dans votre jeu ?

Il ne faut pas trop faire le show, il faut rester sérieux. Angers est une bonne équipe, c’est surprenant de les voir relégués. Mais si on peut tenter un moulin sur une contre-attaque comme Moustapha Diarra il y a deux semaines, il faudra le faire.

 

Il vaudra mieux le mettre par contre (sourire)…

Oui (rire) ! En tout cas, on va prendre du plaisir et se relâcher un peu. Il y a eu beaucoup de pression cette saison, on sent qu’on en a moins. On tente plus de choses. Je pense que ça va nous permettre de bien nous amuser sur le terrain.

 

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Réalisez-vous la portée de ce que vous avez fait ?

Les joueurs ne se rendent pas forcément compte. Pour les gars qui sont à Caen depuis longtemps, qui ont grandi avec l’équipe – je pense notamment à Boris Renaux avec qui j’ai joué ma première année – c’est significatif. Nous aussi, on sait que c’est super pour la ville et pour le club. C’est juste du bonheur et du plaisir, qu’on a pu partager.

 

« Des gars très pros et très expérimentés »

 

Tu es capitaine de cette équipe, c’est une fierté supplémentaire ?

Oui, c’est sûr que c’est une petite fierté personnelle. Je ne m’y attendais pas du tout en début de saison. Les blessures ont fait qu’Hervé m’a confié ce rôle de capitaine. À la base, Étienne Plateau était capitaine. C’est venu à moi quand on a su qu’il allait être absent un petit moment. Je suis très fier de porter le nom de capitaine. L’équipe et le coach ont rendu mon rôle très facile. Je n’ai pas dû faire grand-chose de plus.

 

Ce n’était peut-être pas le même rôle en début de saison qu’en deuxième partie, quand tout roulait…

On a une équipe de gars très pros et très expérimentés à ce niveau. Pour la plupart, c’est très facile à gérer. Tous les gars sont à l’écoute. Ce sont des mecs sympas. Quand la mayonnaise a pris, on a bien su jouer ensemble, et les choses se sont faites facilement. On a pu dérouler les victoires.

 

Éric Fleury disait encore tout à l’heure en réceptionnant la plaque de champion de France de Nationale 1 : "qui aurait imaginé ça en décembre ?" Est-ce que tu l’aurais imaginé, toi ?

Je l’espérais. Je pense que toute l’équipe l’espérait, on n’avait pas perdu espoir. On savait que, soit en finissant premier, soit par les playoffs, on allait monter. C’était le seul objectif dans la tête de tout le monde. On a eu des hauts et des bas en première partie de saison, mais je suis très fier des gars et de tout le club parce qu’on n’a pas baissé les bras. On a su prendre nos responsabilités pour enclencher la série de victoires. Ça a supposé de faire des sacrifices pour que l’équipe soit mieux.

 

« Quand j’aurai fini le basket, je me souviendrai de ces jours-là »

 

Deux montées en trois ans avec Caen, ce sera nécessairement une belle page dans ta carrière !

C’est sûr. Ce n’est que ma quatrième saison professionnelle et j’ai déjà deux montées avec Caen. Je profite. Je vis dans l’instant, je sais que ça n’arrive pas à tout le monde. Une montée dans une carrière, c’est déjà bien. Deux, c’est vraiment un truc spécial. Je pense que je ne m’en rends pas trop compte sur le moment, mais quand j’aurai fini le basket, je me souviendrai de ces jours-là.

 

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L’autre actualité pour vous, joueurs, c’est la saison prochaine. Comment cela se prépare-t-il ?

On en parle un peu mais on est toujours dans l’euphorie de la montée. Ça va se préparer la semaine prochaine, après le dernier match. La saison n’est pas finie, même si le but est atteint.

 

Le souhait naturel est probablement de continuer l’aventure ici…

Personnellement, j’aimerais bien rester et continuer avec Caen. On verra ce qui se passera, les souhaits du club et mes propres souhaits.

 

Quel bilan personnel tires-tu de cette saison ?

Je suis content. Une montée, c’est toujours bien. Des fois, il faut mettre l’aspect personnel un peu de côté. Si tu te sacrifies pour le bien de l’équipe, c’est le plus important quand ça aide à atteindre le but commun. Je suis content de ma saison. Hervé m’a fait confiance sur beaucoup de choses. J’ai eu beaucoup de responsabilités pour l’équipe, preuve en est avec mon rôle de capitaine. L’équipe a bien tourné, donc globalement je suis content. 

Parrain Rubrique - CBC

case septembre15    

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