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Thomas Cornely est passé en taille patron

12 avril 2017 Ecrit par 

La courbe des résultats du Caen Basket Calvados épouse à merveille sa propre courbe de performance. Thomas Cornely est pour beaucoup dans l’incroyable deuxième partie de saison réalisée par son équipe. Le meneur de jeu caennais s’est ainsi offert un deuxième titre de Nationale 1 en deux saisons.

 

C’est une phrase lâchée de manière anodine, mais elle est lourde de sens. « Thomas est devenu le patron de l’équipe sur le terrain », déclarait Hervé Coudray dimanche après-midi avant de ré-embrayer sur la solidité dont a fait preuve sa formation en fin de saison. Si l’entraîneur caennais évoquait son meneur de jeu numéro 1, c’était pour évoquer l’impact qu’avait eu sa blessure dans la défaite concédée au GET Vosges le mois dernier. Par ricochet, Hervé Coudray soulignait du même coup toute l’importance de Thomas Cornely dans son groupe. Quelques semaines plus tôt, il avait aussi expliqué le renouveau de son équipe par trois facteurs. L’ancien orléanais en était un de par le nouveau rôle joué au CBC.

 

Thomas Cornely est le meilleur symbole du spectaculaire contraste caennais cette saison. Mi-novembre, ses performances couplées à celles de Sébastien Cape à la mène avaient fini de convaincre Hervé Coudray de procéder à un changement radical. Contre Gries, Thomas Cornely débutait sur le banc. Le nouveau dépositaire du jeu caennais s’appelait Ludovic Chelle, arrière de son état. Presque un affront. Ce soir-là, Thomas Cornely allait passer quatorze minutes sur le terrain pour un rendement transparent : zéro point, une passe décisive (deux ballons perdus) et trois rebonds. De nouveau mis sur la touche la semaine suivante, le champion de France de Nationale 1 2015-2016 passait aussi peu de temps sur le parquet mais se révoltait balle en main avec 13 points, alors son meilleur total de la saison. La petite pique envoyée par son entraîneur avait-elle fonctionné ? Thomas Cornely, adepte de la défense plus que des statistiques, a en tout cas terminé l’année 2016 correctement. Mais c’est bien en 2017 qu’il a explosé.

 

Les statistiques ont la vie dure

 

À un poste où, malgré tout, les chiffres en disent souvent long, ceux qui relatent la saison de Thomas Cornely ne peuvent pas mentir. Entre septembre et décembre, le meneur de jeu tournait à 3 passes décisives et 5,6 points par match, pour 22 minutes passées sur le terrain en moyenne. Depuis janvier, il en est à 5 passes et 10,1 points, avec six minutes de plus au compteur chaque week-end. Contre Rueil vendredi dernier, le Loirétain s’est même fendu de 14 points et 9 passes décisives. « Je m’étais mis la pression en début de saison, relate-t-il. Contrairement aux années précédentes, je n’étais pas derrière un américain, donc je devais faire mes preuves. Seb (Cape) et moi, on s’est bien aidé. » Ceux qui devaient initialement se disputer le poste de meneur n’ont finalement jamais été meilleurs qu’ensemble sur le terrain, Thomas Cornely à la mène, Sébastien Cape comme arrière. Pour le premier nommé, le titre prend une saveur particulière. Il y a un an, il le décrochait déjà avec Blois. Comme Richie Gordon, Thomas Cornely signe un beau doublé. « C’est magique ! Je le vis un peu différemment de l’année dernière. Déjà, je suis premier meneur, contrairement à la saison dernière. Ensuite, ça n’a pas été un long fleuve tranquille. Il y a eu des mauvaises passes. »

 

La carrière de Thomas Cornely, 25 ans, n’a pas non plus été un long fleuve tranquille (lire le portrait). « Il y a trois ans, je jouais en Nationale 2 chez une équipe qui venait de monter (Coulomiers). Il fallait se battre pour avoir une salle de muscu. » Une finale de Nationale 1 et deux titres plus tard, Thomas Cornely semble avoir bouclé la boucle au troisième niveau français. « Mon objectif était d’y passer trois ans et d’aller ensuite en Pro B. C’est peut-être ce qui va arriver et ça serait top. Mais il faut déjà voir si Caen veut me garder. De mon côté, je ne vais pas aller en Pro B pour aller en Pro B. Jouer cinq minutes ne m’intéresse pas. Je veux y avoir un rôle. » Thomas Cornely en est persuadé : « je n’ai pas atteint mes limites ». À Caen, il a pourtant franchi un cap supplémentaire en démontrant qu’on pouvait lui laisser les clés du camion sans crainte. De quoi vivre une fin de saison heureuse. « Monter deux journées avant la fin, c’est beau. Il y avait de grosses attentes autour de nous mais pas un n’en a pas pris pour son grade en première partie de saison. Ce titre, l’équipe le mérite. »  

Parrain Rubrique - CBC

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